mercredi 2 décembre 2015

Ian Manook - "Yeruldelgger"



Yeruldelgger est un commissaire d'Oulan-Bator en Mongolie. Son passé le rattrape avec le triple meurtre de riches industriels chinois et la découverte d'une petite fille enterrée avec son vélo dans la steppe.

J'ai eu l'occasion de découvrir ce roman et son auteur grâce à l'annonce d'une rencontre-dédicace organisée par ma médiathèque. Ralala, un réel coup de cœur à tous les niveaux : au fil de ma lecture, mais aussi au moment de ce rendez-vous très instructif. Ian Manook est une personne captivante lorsqu'elle parle, qui nous a expliqué sa manière de travailler et donné envie de découvrir la Mongolie. 



"Yeruldelgger" est un polar absolument accrocheur! 630 pages (en poche) lues d'une traite. Il n'est pas étonnant qu'il ait été récompensé par trois prix (Lectrices ELLE, SNCF, Quais du Polar).

Ce livre est très riche et dense grâce aux deux enquêtes parallèles pleines de suspens, mais aussi grâce aux informations qui fourmillent à propos de la Mongolie.
Ce pays constitue un personnage à lui tout seul. On découvre ses paysages, sa capitale Oulan-Bator, la vie des nomades et des sédentaires, ses us et coutumes qui persistent malgré tout, mais sont vraisemblablement amenées à disparaître, le fonctionnement de son système policier.

Dès la première page, on entre directement dans le vif du sujet. Et j'ai adhéré de suite.
Yeruldelgger est un commissaire sombre, brisé par la dislocation de sa famille. Malgré tout il continue de vivre et s'investit à fond dans son travail. Oyun et Solongo sont deux femmes qui l'aident dans son travail et dans sa vie privée. L'une a un côté violent qui l'oppose à la douceur de l'autre, pourtant médecin légiste.
Et puis je me suis attachée à Gantulga, un véritable Gavroche comme l'a si bien qualifié Ian Manook. Ce gamin débrouillard ne manque pas d'imagination et de talents pour s'en sortir! Et dire qu'il n'était pas prévu au départ... Il constitue un duo de choc aux côtés d'Oyun.

J'ai aimé l'opposition des références historiques entre l'Asie et l'Europe. Je ne m'imaginais pas qu'Hitler puisse être considéré de cette façon en Mongolie!
En revanche, j'ai moyennement accroché aux passages sur l'explication des rêves bien que je puisse comprendre qu'ils fassent partie de la vie des Mongols. Ce bémol est juste un petit détail qui n'a pas du tout entaché mon impression générale.

Le tome suivant "Les temps sauvages" m'attend!!! ^^
Et puis je sais qu'un troisième volume verra le jour...


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