samedi 5 novembre 2016

Jeanne-A Debats - "Alouettes"


A l'étude notariale où travaille Agnès, sorcière, sous la direction de son oncle, ont lieu des évènements déroutants : des couples improbables d'êtres surnaturels, qualifiés de "Roméo et Juliette", affluent pour se marier officiellement, contre l'avis de leurs familles. Bientôt ce phénomène prend trop d'ampleur pour être normal.

Ce roman fait directement suite à "L'Héritière". On y retrouve donc tous les personnages principaux : Agnès la sorcière orpheline, son oncle Géraud, le vampire garde-du-corps Navarre, la sirène Zalia, etc. L'intrigue est très sexy, donc destinée à un public averti.

Une nouvelle fois j'ai adoré!!! J'ai passé des moments extras grâce à l'humour bien trempé de Jeanne-A Debats. Mine de rien, on a droit à un cours sur la neurotransmission des circuits du plaisir. ;o) Et puis j'ai appris de ces trucs! Des faux immeubles dans Paris qui servent de cheminée d'aération pour la RATP! Il faut que je voie ça!

De plus je suis complètement fan de ce gros mélange riche en personnages surnaturels (il y a de tout, dont certains m'étaient inconnus), avec des caractéristiques tournées en dérision, et un fil conducteur du genre thriller. Selon moi, le plus important n'est pas de résoudre l'énigme, mais le chemin qui mène à sa résolution.
Sous le ton léger, l'auteure pose également de réelles questions existentielles et sociales qui m'ont faite réfléchir et dans ma tête ça a donné "Ah mais oui, c'est exactement ça!". Ce sérieux intégré à l'histoire m'a agréablement surprise. Il ne dénote pas du tout.

Le seul point où je suis restée septique (attention mini spoiler) : dans le monde virtuel, comme les personnes sont représentées par des avatars, comment les reconnaître? Je n'ai pas compris la recherche amorcée par Navarre de cette façon-là.

Une lecture à déguster accompagnée d'un verre de Lagavulin (à consommer avec modération, sinon c'est plus difficile de lire!).

mercredi 2 novembre 2016

Koushun Takami - "Battle Royale"


La République du Japon envoie chaque année des classes de 3ième, chacune isolée dans un endroit tenu secret, où les élèves doivent s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Au début du jeu, on leur distribue un sac contenant de l'eau, un peu de nourriture et une arme au hasard.

De suite j'ai fait le parallèle avec la saga d'Hunger Games, que j'ai lue il n'y a pas si longtemps. Parce que le principe est le même : dans un monde futuriste, des jeunes sont forcés à s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Et en effet, par la suite j'ai découvert les avis d'autres lecteurs et beaucoup font ce parallèle.
Cependant la comparaison s'arrête là. Ici, les combattants se connaissent tous puisqu'ils appartiennent à la même classe, et ce depuis plus ou moins longtemps. Les relations sont donc bien différentes. Tuer un être humain est déjà très difficile, mais tuer quelqu'un que l'on connaît un minimum, c'est encore pire!

Là est le point fort de ce roman : le développement des relations, l'étude psychologique de chacun en accord avec sa personnalité. Et il y a de tout! De l'élève timide au psychopathe, en passant par le naïf ou le calculateur. Il en découle des stratégies diverses, certaines surprenantes.
J'ai juste parfois trouvé que certains comportements ou dialogues étaient trop caricaturaux, ne collaient pas avec cette hypothétique réalité. 

En tout cas, on ne s'ennuie pas, l'action et le suspens sont partout. Et puis, bien vu le décompte des élèves restants en fin de chapitre! Mais du coup, parfois je trichais en regardant le nombre à venir. ;o)

Une chose est sûre, le roman est tellement violent que je ne regarderai pas le film! De mon point de vue, la violence par écrit est plus tenable que la violence par images.

jeudi 20 octobre 2016

René Barjavel - "L'Enchanteur"


Merlin tente de "former" un chevalier exemplaire pour mener la quête du Graal. C'est ainsi que naît le groupe des Chevaliers de la Table Ronde dirigé par Arthur. 

J'ai découvert ce roman alors que j'étais ado, il y a donc au moins vingt ans et je me souvenais juste d'avoir énormément aimé cette lecture. Je l'ai relu à l'occasion du prochain bookclub proposé par Livraddict. Et globalement, j'ai été déçue bien qu'ayant apprécié la redécouverte de cette histoire.

Ce que je n'ai pas aimé, c'est la place tenue par les femmes. Ce ne sont que des personnages déviant les hommes de leur objectif. René Barjavel pousse aussi la part érotique un peu trop loin, sans réelle nécessité liée au récit. Notamment dans les premières pages, Merlin louche sur Viviane nue alors que ce n'est qu'une enfant! Et puis si la femme n'a plus de rôle après avoir enfanté, elle se retrouve dans un couvent.

En revanche, j'ai franchement aimé la richesse des aventures très nombreuses. On y retrouve des personnages de légende très connus : Arthur, Guenièvre, Morgane, Perceval, Lancelot, etc. Et également des objets aux pouvoirs mystérieux : Excalibur, le cercle de Stonehenge, le Graal, etc.
René Barjavel a une imagination et une plume exquises. Les royaumes qu'il décrit sont féériques et on aimerait qu'ils existent. Et puis il m'a étonnée en rapportant des objets de notre époque dans les pages de son roman comme par exemple les boîtes de conserve.
D'autre part, le jeu entre Merlin et le Diable est bien pensé. Il se retrouve en arrière plan et pourtant c'est lui qui dirige le destin des hommes, sans qu'ils en aient conscience.

Je ne sais pas si ce roman a été adapté au cinéma, mais sa lecture m'a beaucoup rappelé le film "Merlin".

dimanche 16 octobre 2016

Cabanes & Manchette - "Fatale"


Une très belle femme se sert de ses charmes pour attirer les riches et s'enrichir.

J'ai découvert cette BD grâce au club Mauvais Genres de ma médiathèque. Deux personnes assises derrière moi ont tout de suite répondu qu'elle était vraiment bonne, ce qui a attisé ma curiosité. Et... oui elle est vraiment bonne!

Les illustrations sont belles, bien dessinées. Un côté artistique avec le jeu de lumière et couleurs, très réaliste avec plein de détails. Le texte est bien tourné, le contexte réfléchi, totalement en accord avec ce qui peut se passer dans une petite ville de bord de mer.
Certaines scènes sont crues, destinées à un public adulte.
J'ai trouvé bizarre de développer les actions de l'héroïne, comme par exemple le fait de laver ses sous-vêtements au lavabo, mais en fait, cela renforce le réalisme et nous plonge d'autant plus dans le quotidien de cette femme. Une vie de nomade.

130 pages que je n'ai pas vu passer. Avalées en quelques heures hier après-midi.

jeudi 13 octobre 2016

Morgane Caussarieu - "Je suis ton ombre"


Dans un petit village proche de Bordeaux, un enfant de 12 ans aux cheveux roux, surnommé Poil-de-Carotte, est le souffre-douleur d'une bande de son école. Sa vie est d'autant plus difficile qu'il doit s'occuper seul de son père handicapé. De temps en temps il voit un chat qui semble le narguer et n'a de cesse de le chasser. Cette histoire l'amènera dans la cave d'une ferme incendiée où il aura la peur de sa vie!

"Je suis ton ombre" est lié au premier roman de Morgane Caussarieu "Dans les veines", ce à quoi je ne m'attendais pas. Il a rendu ce roman d'autant plus intéressant. On y retrouve notamment Gabriel et l'histoire de son enfance. J'ai également apprécié de découvrir le parallèle avec le Bayou, thème choisi par l'auteure dans le reccueil "Black Mambo".
Autant je n'avais pas aimé "Dans les veines", autant j'ai adoré "Je suis ton ombre"! Le livre était sur la table des nouveautés de ma médiathèque et je l'ai pris sur un coup de tête.

Dans ce roman, on découvre deux histoires parallèles : le présent avec Poil-de-Carotte et le passé avec Gabriel à la Nouvelle-Orléans. Ce dernier est dévoilé grâce à son journal. Les détails sont donnés petit à petit ce qui accentue le suspens. J'ai accroché du début à la fin et même eu du mal à lâcher la dernière page qui appelle une suite. 

Une nouvelle fois, le récit est dur et cruel. Même carrément dérangeant parce qu'il met en scène des enfants de primaire. Ainsi, les vampires ne sont pas les êtres gentils décrits par la plupart des auteurs de ce genre, et les enfants peuvent ne pas être si innocents.
Bon par contre un rat sauvage écrabouillé par la chaussure d'un gosse de 12 ans, je n'y crois pas du tout, et cette scène m'a semblé présente juste pour ajouter du crado.
En fait, les scènes les plus choquantes sont les moins sanglantes. Toute l'horreur se situe dans les actions des enfants, que l'on a du mal à considérer comme tels. D'ailleurs ça allait tellement loin, que je ne me sentais pas dans un village bordelais.
J'ai eu beaucoup d'empathie pour David. Mon ressenti : "c'est pas juste !" J'ai espéré un peu moins de cruauté, en vain. Mes espoirs déçus n'en rendent que plus fort le talent de Morgane Caussarieu. Elle ne va pas dans le sens que souhaiterait sûrement le lecteur (qu'on peut penser moins sadique). :op

J'appréhendais cette lecture, ayant été déçue par "Dans les veines". Mais non : Ze claque!!!


mercredi 5 octobre 2016

Jeanne-A Debats - "La vieille Anglaise et le continent"

 
Ce livre est composé de neuf nouvelles :
  • La vieille Anglaise et le continent --> une vieille femme mourante accepte de transférer son esprit dans celui d'un cachalot.
  • Aria Furiosa --> un haut fonctionnaire nazi oblige un castra à retourner sur scène.
  • Saint-Valentin --> un elfe de maison change la vie carnivore d'une femme en vie normale.
  • Paso doble --> des jumeaux travaillent au sein d'une équipe de tauromachie, où ils sont mal considérés.
  • Stratégies du réenchantement  --> alors que la société connaît une liberté sexuelle à son paroxysme, le sida4 fait son apparition. 
  • Privilège insupportable --> l'air est rare. Seuls les personnes "utiles" vivent à la surface, tandis que les autres vivent en sous-sol, souffrant d'asphyxie.
  • Gilles au bûcher --> la Terre a été dévastée. Seule une petite population subsiste sous le contrôle d'un être mystérieux, qui l'a engendrée.
  • Fugues et fragrances aux temps du Dépotoir --> le Dépotoir est une sorte de station spatiale, où vivent des humains clandestins, SDF. Il est en fin de vie et les "Réguliers" opèrent son évacuation, pour le détruire.
  • Nettoyage de printemps --> des citoyens voyagent dans le temps. La Time Corps opère le nettoyage derrière les touristes temporels. 
Les nouvelles m'ont plus ou moins plu. Mes préférées sont "La vieille Anglaise et le continent" et "Fugues et fragrances aux temps du Dépotoir". Cette dernière offre un environnement captivant!
Je n'ai pas aimé "Saint-Valentin" que j'ai trouvé un peu trop déjanté, ni "Paso doble" parce que je déteste le milieu de la tauromachie.
J'ai accroché à "Privilège insupportable" sauf pour la chute qui m'a dérangée.

Tous les récits offrent des surprises, même les plus courts. On plonge vraiment dans de la science-fiction, et ça faisait longtemps que je n'avais pas eu ce plaisir!

Plusieurs prix ont récompensé ce livre.

mardi 27 septembre 2016

Narendra Jadhav - "Intouchable, une famille de parias dans l'Inde contemporaine"


Dans ce livre, Narendra Jadhav raconte surtout l'histoire de ses parents, puis un peu la sienne. J'ai trouvé formidable que le récit soit formulé à la première personne, représentant alternativement son père ou sa mère.

Ils ont connu le système des castes et malheureusement sa famille est issue de la plus basse, les Intouchables, encore moins bien considérés que des animaux. J'ai découvert à quel point la population pouvait être cruelle contre elle-même. La religion hindoue divise encore plus le peuple.
Le père était un travailleur acharné, touché plusieurs fois par la malchance et malgré tout, il n'a pas baissé les bras, même si parfois il était à deux doigts de craquer. Sa femme, qui ne l'a pas choisi comme c'est la coutume, mariée avant la puberté, l'a soutenu du mieux qu'elle a pu. Elle est également extraordinaire à sa façon, n'a reçu aucune éducation scolaire.

Grâce à cette histoire, on apprend comment s'est déroulée la mutation profonde de l'Inde, le soulèvement des Intouchables grâce au mouvement de Babasahed Ambedkar, qui a dû faire face à Gandhi. Et puis, même si ce système a été aboli depuis plus d'un demi siècle, l'idée d'origines différentes, plus ou moins nobles, perdure. Dans l'esprit de certaines personnes, un Intouchable ayant fait des études, occupant un poste honorable, reste un Intouchable...

Au-delà du côté documentaire, cette (auto)biographie est un témoignage d'amour : celui qui est né entre des parents au départ complètement étrangers (heureusement, ils se sont bien trouvés!) et celui d'un fils pour ses parents.
Faire "parler" ses parents pour rapporter leur histoire est un coup de maître! Merveilleusement bien écrit. Très accrocheur!

lundi 26 septembre 2016

Challenge ABC 2016

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEi02PwRELHL1T3OpneIvY7ZwALvLfzvuXwZRX7LQEOTjbDBJkBr9A9r6CUNx047Zu_voQxZjm_IC_BriLtj9OZTGvNfveDn2TJhFkgrVX_-1UkcTb8PgaiznvgUe6F4Kl7i9S8HYboTl6gb/s320/abc2016.jpg
Proposé par Nanet sur Livraddict.

Résumé de ce challenge :
- un auteur par lettre, un minimum de 5000 pages
pour l'ensemble des livres
- un minimum de 5 catégories différentes est demandé pour valider l'inscription (un classique, une nouvelle, un auteur étranger, un livre en fantasy, un en SF, un roman, un thriller...)

J'ai choisi l'option A.
A comme Aléatoire : Vous avez la possibilité de ne pas fixer votre liste.

Voici ma liste :

Abrams J.J. et Dorst Doug, S. - 473 pages - livre-objet 
Bléval Pascal, Le chant de l'arbre-mère - 259 pages - SF 
Collins Suzanne, Hunger Games tome 3 - 416 pages - SF
Debats Jeanne-A, La vieille anglaise et le continent - 384 pages - nouvelles
Easterman Daniel, K - 500 pages - SF
Fitzek Sebastian, Le briseur d'âmes -266 pages - thriller
Gerkens Danièle, Zéro sucre - 402 pages - autobiographie
Huyghues Caroline, Cupidon, tête de con - 219 pages - autobiographie
Indridason Arnaldur, Betty - 236 pages - thriller
Jadhav Narendra, Intouchable, une famille de parias dans l'Inde contemporaine - 380 pages - autobiographie
Khadra Yasmina - 327 pages - contemporain
Ligny Jean-Marc, Aqua TM - 728 pages - SF
Malzieu Mathias, Journal d'un vampire en pyjama - 240 pages - autobiographie
Nodet-Gayral Fanny, Le début des haricots - 162 pages - contemporain
Ólafsdóttir, Audur Ava, Rosa candida - 333 pages - contemporain
Pavloff Franck, Matin brun - 12 pages - nouvelle
Qiu Xiaolong, La bonne fortune de monsieur Ma - 60 pages - nouvelle
Resnick Mike, Kirinyaga - 325 pages - SF
Simon Chris, Memorial Tour - 149 pages - contemporain
Teulé Jean, Héloïse, ouille! - 309 pages - roman historique
Upfield Arthur, Un écrivain mord la poussière - 286 pages -polar
de Vaujany Didier, Le korrigan ferrailleur - 70 pages - fantasy
Wargnier Corinne, C’est ainsi que la vie s’est arrêtée - 212 pages - contemporain
X - Anonyme, Le livre sans nom - 509 pages - thriller
Yousafzai Malala, Moi, Malala - 424 pages - autobiographie
Zamiatine Eugène, Nous autres - 229 pages - SF

Nombre total de pages lues : 7912 / 5000
Nombre de catégories lues : 5 / 5 (thriller, SF, nouvelle, contemporain, autobiographie)

Drive : ICI

mercredi 21 septembre 2016

Malala Yousafzaï - "Moi, Malala"


Dans cette autobiographie, Malala raconte le quotidien des habitants du Swat, une région du Pakistan, bien loin de la réalité occidentale. Aux côtés de son père, elle lutte depuis son plus jeune âge pour l'accès à l'éducation pour tous, notamment pour les filles.

J'ai découvert l'histoire du Pakistan, l'apparition des talibans, le ressenti de la population face aux incursions des américains qui ont chassé Ben Laden, la survie dans une contrée victime des attentats.
Ce livre est vraiment très riche en enseignements. Je me suis rendue compte que nos journaux parlaient très peu de ce qui s'y passait, alors que cette actualité mériterait d'être médiatisée.
Le fanatisme des talibans fait froid dans le dos. Pourquoi déformer le Coran en une vie sans aucune liberté? Pourquoi vouloir interdire le bonheur?
Cette jeune fille dérangeait, aussi elle a été victime d'un attentat, touchée d'une balle en pleine tête.

Depuis ce livre, Malala a reçu le prix Nobel de la Paix.

vendredi 2 septembre 2016

Daniel Easterman - "K"


Alors que l'Allemagne nazie cherche à faire capituler le Royaume-Uni, les Etats-Unis sont dirigés par le Klu Klux Klan. Certains politiciens souhaitent établir une alliance entre ces deux organisations. L'Angleterre envoie alors un espion de l'autre côté de l'Atlantique pour faire échouer ce plan.

"K" est la première uchronie que je découvre. L'auteur dépeint très bien une société américaine sous le joug du Ku Kux Klan, calquée sur le nazisme, avec des idées originales notamment le parquage des noirs et catholiques dans des camps. J'ai été plongée dans cette ambiance noire, où la peur est omniprésente, les familles déchirées, etc.

Vu le contexte, la brutalité est souvent narrée. Certaines scènes de cruauté sont difficiles à encaisser, mais permettent un plus grand réalisme. Et au moins, tout n'est pas prévisible.
Parfois, la naïveté des personnages m'a énervée et je pense qu'elle ne colle pas avec la suspicion générale que doivent suivre les membres du gouvernement ou les résistants. En fait, il existe pas mal de points qui manquent de crédibilité, ce qui est selon moi la grande faiblesse de ce roman.

Enfin, j'ai trouvé le récit percutant, mais moyennement aimé le style d'écriture de Daniel Easterman. Je ne saurais dire précisément pourquoi. Peut-être un peu trop brut, pas assez bien tourné?