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mardi 24 juillet 2018

Bret Easton Ellis - "American psycho"


Patrick est un golden boy aimant les femmes, les vêtements de marque, les restaurants et bars huppés, ses cheveux. Mais aussi, son côté sombre le pousse vers la cocaïne et la violence.

Je pense qu'American psycho est le genre de livre qu'on adore ou qu'on déteste. Pour ma part, je l'ai lu parce qu'il a fait beaucoup parler de lui. Eh bien j'ai trouvé que c'était un navet! C'est creux! Ce pavé de 500 pages aurait pu être écrit en 100 pages. Énormément de redondance, des passages qui ne servent à rien, des dialogues décousus, aucun personnage accrocheur, pas même les victimes. Et je n'ai pas compris le pourquoi du comment des critiques musicales, qui elles, en revanche, étaient bien développées, très bien argumentées et écrites.
Les passages violents ne font pas dans la dentelle. Âme sensible s'abstenir. Mais au moins, l'auteur sait très bien les décrire! Sans parler des scènes dignes d'un film X.
Là où j'ai pu trouver un intérêt, c'est dans le psychisme du personnage principal. La façon dont il voit ses collègues, les femmes, ses futures victimes. La construction de ses pensées. Mais encore une fois, beaucoup de redondance, on s'ennuie rapidement.

Bref, un roman qui ne mérite pas tout le battage médiatique dont il a bénéficié.

mercredi 2 novembre 2016

Koushun Takami - "Battle Royale"


La République du Japon envoie chaque année des classes de 3ième, chacune isolée dans un endroit tenu secret, où les élèves doivent s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Au début du jeu, on leur distribue un sac contenant de l'eau, un peu de nourriture et une arme au hasard.

De suite j'ai fait le parallèle avec la saga d'Hunger Games, que j'ai lue il n'y a pas si longtemps. Parce que le principe est le même : dans un monde futuriste, des jeunes sont forcés à s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Et en effet, par la suite j'ai découvert les avis d'autres lecteurs et beaucoup font ce parallèle.
Cependant la comparaison s'arrête là. Ici, les combattants se connaissent tous puisqu'ils appartiennent à la même classe, et ce depuis plus ou moins longtemps. Les relations sont donc bien différentes. Tuer un être humain est déjà très difficile, mais tuer quelqu'un que l'on connaît un minimum, c'est encore pire!

Là est le point fort de ce roman : le développement des relations, l'étude psychologique de chacun en accord avec sa personnalité. Et il y a de tout! De l'élève timide au psychopathe, en passant par le naïf ou le calculateur. Il en découle des stratégies diverses, certaines surprenantes.
J'ai juste parfois trouvé que certains comportements ou dialogues étaient trop caricaturaux, ne collaient pas avec cette hypothétique réalité. 

En tout cas, on ne s'ennuie pas, l'action et le suspens sont partout. Et puis, bien vu le décompte des élèves restants en fin de chapitre! Mais du coup, parfois je trichais en regardant le nombre à venir. ;o)

Une chose est sûre, le roman est tellement violent que je ne regarderai pas le film! De mon point de vue, la violence par écrit est plus tenable que la violence par images.

samedi 4 juin 2016

Frédéric Czilinder - "Wake the dead"



Le soir d'Halloween, Deep Harbor est envahi par les zombies.

Je m'étonne moi-même de pouvoir résumer ce roman en une phrase! :op Pour en dire un peu plus, on suit des personnages-clé, comme les employés de la police, quelques étudiants, les parents de ces étudiants et quelques "anciens". Le fil conducteur est la bataille des vivants contre les zombies. Comment vont-ils s'en sortir? Qui va survivre?

Mon impression est mitigée. Globalement j'ai aimé, mais je n'ai pas été transportée. Je ne suis pas une experte des zombies, mais pour comparer, j'ai carrément préféré "Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amour". Et donc je réalise qu'en augmentant mon rythme de lecture, je deviens plus difficile.
MAIS, cela ne m'a pas empêchée de passer un bon moment de lecture. Je me suis laissée porter. Ne pas le lire en mangeant... Je pense à un certain passage où une certaine zombie a mangé son œil. Beurk!
Le style de l'auteur est très agréable. Son humour est appréciable et tempère l'horreur du roman.

Là où ça coince, c'est l'intrigue finalement. Beaucoup d'invraisemblances même si le sujet en lui-même est irréaliste. Attention je vais spoiler : pourquoi aller s'enfermer dans un endroit plutôt que se barrer de là??? Et puis d'habitude les fins négatives me plaisent mais là, non. Trop d'horreur, tue l'horreur? Et puis, pas mal de coquilles dans le livre et des répétitions dans certains termes.

A noter que je trouve l'illustration de la couverture très réussie.

Je remercie les éditions Armada et Livraddict pour ce partenariat.