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dimanche 31 décembre 2017

Veronica Roth - "Divergente"


La ville où vit Béatrice est divisée en cinq factions basées sur les caractères des habitants : les Altruistes dont elle fait partie, les Audacieux, les Erudits, les Fraternels et les Sincères. Chacune occupe une fonction permettant l'équilibre de la société. Ayant atteint l'âge de 16 ans, Béatrice doit choisir la faction où elle passera le restant de sa vie, mais le test de capacités révèle un étrange résultat qu'elle devra taire pour préserver sa vie...

Un roman qui m'a complètement rappelé "Hunger Games" : une société divisée en plusieurs groupes sous prétexte de préserver la paix, une ville à l'ambiance obscure, des dirigeants qui se servent de la population comme de pions les maintenant dans l'ignorance, des jeunes devant suivre le mouvement, des leaders qui s'affirment, puis un début de révolution pour renverser le système. 
Ces similitudes ne m'ont pas gênée puisque j'aime ce genre de saga et le reste du monde décrit est différent. En revanche, le côté romance prend pas mal de place, un peu trop à mon goût.

L'histoire est centrée sur Béatrice qui deviendra Tris, puis sur le couple Tris/Quatre, ou Tobias son instructeur. On suit son évolution avec une force qui va crescendo au fur et à mesure de son apprentissage, qui est d'autant plus jouissive qu'au départ elle apparaît comme une perdante, une gamine de petit gabarit. 
Il est vrai que l'héroïne fait un peu cliché avec des facultés cachées qui feront sa force, mais bon, qu'attendre de plus de ce genre de roman? Il se laisse facilement lire, il est addictif dès les premières pages et on ne peut plus le lâcher.
Là où j'ai du mal, c'est sur la quantité de personnages qui sont tous parents ou qui passent d'une faction à l'autre. Je schématise un peu, mais réellement je suis perdue, ne sachant plus qui est frère ou sœur de qui. Heureusement, ça ne gêne pas la compréhension générale de l'intrigue.
L'idée des simulations, du train pris en cours de route, des règles des factions basées sur leur rôle dans la société sont de très bonnes. 

Actuellement, je lis le second tome qui commence tout aussi bien que le premier! ^^

samedi 3 décembre 2016

Anne Rice - "Prince Lestat"


Les vampires sont tourmentés par une voix qui s'immisce dans leurs pensées et les poussent à s'entretuer. Les "anciens" décident de réagir pour conserver leur monde. Beaucoup espèrent que Lestat trouve une solution. Mais où se cache-t-il? 

Je remercie les éditions Michel LAFON et Livraddict pour ce partenariat qui me tenait à cœur, étant une grande fan de la saga des Chroniques des Vampires écrite par Anne Rice. En effet, j'ai lu quasiment tous les volumes il y a 10 ans et j'en ai gardé un très bon souvenir. Aussi, j'ai sauté sur cette occasion pour me replonger dedans!

Tout d'abord la couverture m'a interloquée. Je ne suis pas habituée à la simplicité à ce point-là. Si Anne Rice et les Chroniques des Vampires n'étaient pas si connus, je ne crois pas que ce livre attirerait le regard des lecteurs. Mais peut-être que je me trompe.

Le contenu... En fait j'ai été déçue. Je ne pense pas que ce soit dû à mes dix ans de plus ou au fait que je ne sois plus étudiante. Non. A mon avis, ma déception vient du fait que ce roman n'est pas construit de la même manière que les autres. Il fait "catalogue". On retrouve tous les vampires anciens, ceux qui ont été les personnages principaux des autres tomes, et Anne Rice explique la vie de la plupart d'entre eux. D'ailleurs ils sont tellement nombreux qu'on s'y perd un peu. De plus, certains n'apportent rien au récit, sont simplement présents, témoins des évènements. A la fin du livre - et je ne l'ai vu qu'après coup - les vampires sont listés avec un petit résumé. Je pense qu'il aurait été judicieux de noter également le titre des romans où ils apparaissent en personnages principaux ou secondaires.

Par contre, j'aime toujours autant la plume d'Anne Rice et suivre Lestat avec son caractère bien trempé. Et puis ce roman, s'il reste le dernier de la saga, achève très bien cette série : les retrouvailles de tous les vampires "principaux" et un rappel de toutes les Chroniques des Vampires. Il n'appelle pas de suite bien que découvrir la future vie de Rose et Viktor pourrait être intéressant.
Les vampires qui m'ont le plus accrochée (après Lestat) sont le duo formé par Seth et Fareed. Je ne crois pas qu'ils aient leur propre livre, et j'aurais aimé que leur histoire soit encore plus développée.
Enfin, chose importante, on en apprend plus sur l'organisation du Talamasca et on retrouve des esprits surprenants! ;o)

mercredi 20 janvier 2016

Mike Resnick - "Kirinyaga"


Dans les années 2120, Koriba se bat pour créer et défendre une utopie sur un planétoïde, Kirinyaga, ressemblant à la terre africaine de ses ancêtres kikuyus. Il devient le sorcier du peuple qui l'accompagne, c'est-à-dire le gardien des lois et de sa mémoire. Mais conserver un mode de vie archaïque est-ce durable dans le temps?

Ce livre a eu beaucoup d'éloges lors d'une réunion du club des Mauvais Genres de ma médiathèque qui avait pour thématique l'éthno-fiction . Aussi, j'ai tenu à le lire et je ne le regrette pas!

Ce roman est en fait un regroupement de nouvelles mais qui se suivent de manière chronologique et cohérente. On retrouve les us et coutumes des anciens kényans.
Le côté SF se remarque surtout dans le prologue et l'épilogue qui se déroulent sur Terre : les animaux typiques des savanes ont disparu, les petits villages ont été remplacés par des grandes villes de type européen, la technologie est omniprésente. Tous ces points sont absents sur Kirinyaga où le dépaysement est total, avec une Afrique telle qu'on se la figure actuellement.

Le récit rappelle le "style biblique" puisque le sorcier utilise constamment des paraboles pour expliquer ses décisions ou pour faire réfléchir ses concitoyens ou tout simplement pour raconter l'histoire de leurs ancêtres aux enfants. C'est atypique et j'ai aimé!

Là où j'ai été gênée c'est lorsque des coutumes allaient à l'encontre de mes valeurs. Or, elles sont présentées du point de vue de Koriba, le "héro", comme si elles étaient normales et défendables. Pour le coup, je me suis retrouvée dans la peau d'une "méchante européenne" ennemie de la culture des kikuyus. Les coutumes concernées sont l'excision, la mort des nouveaux-nés souffrant d'un handicap, la polygamie, etc.

De façon générale on est emporté dans ce combat mené par Koriba pour défendre coûte que coûte cette utopie. Les coutumes vont parfois à l'encontre du bien-être de certains et pourtant il ne lâche rien. J'ai été touchée lorsqu'il perdait du pouvoir ou se sentait trahi.

Cet œuvre a reçu de très nombreux prix reflétant sa qualité.