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dimanche 29 juillet 2018

Raphaëlle Giordano - "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une"


Camille est une mère débordée, stressée, qui perd de vue l'essentiel de la vie. Sa conscience se réveillera petit à petit au hasard d'une panne de voiture...

Un roman à 200% "feel good"!!! Donc une lecture qui fait du bien au moral, qui donne envie de se reprendre en mains et d'aller de l'avant. 
Très utile pour le développement personnel et ça passe très bien sous cette forme de fiction. 
Je me suis retrouvée dans cette femme au quotidien bien rempli, vite stressée pour pas grand chose finalement. 
Et puis on retrouve des petites astuces à appliquer dans notre vie bien réelle : la fiction rejoint la réalité. Par exemple, j'applique l'idée du carnet du positif, pour se rappeler les bons moments lorsque je broie du noir. Ca fonctionne quand j'y mets de la bonne volonté. ;o)

A mon avis, un petit livre à emmener en vacances...

dimanche 29 avril 2018

Daniel Glattauer - "Quand souffle le vent du Nord" et "La septième vague"


Les vies d'Emmi et de Léo se croisent par hasard au détour d'un mail envoyé à une mauvaise adresse. S'en suit un échange épistolaire qui va durer des mois et même des années. Leurs sentiments feront les montagnes russes.

Ces romans sont exclusivement composés de mails, placés dans le temps. Le fond est très simple : Emmi et Léo se tournent autour, en rond, se répètent, se cherchent. C'est très "gnangnan" mais je suis certaine que c'est la réalité. Or, à part être concerné directement, de l'extérieur ce ne peut être qu'ennuyeux. En effet, c'est mon ressenti. Ces romans souffrent de longueur. Tout aurait pu être bouclé en un seul livre.
En revanche, cette histoire se lit vite, les protagonistes ont certaines pensées intéressantes et les jeux de mots sont bons. Donc, une très bonne lecture pour s'évader.

dimanche 12 novembre 2017

William Golding - "Sa majesté des mouches"


Suite à un accident d'avion, des jeunes garçons échouent sur une île déserte. Ils s'adaptent alors à cette nouvelle vie bon gré mal gré.

Je n'ai pas aimé ce roman. Je l'ai lu parce qu'il avait été cité par un lecteur de "Battle Royale". La ressemblance s'arrête au fait que des enfants se retrouvent isolés sur une île.
Il est classé en roman jeunesse, la couverture semble d'ailleurs ciblé ce public et pourtant... je l'ai trouvé très dur.

On ne sait rien de la raison de l'accident d'avion et pas grand chose de leur passé. Tout est centré sur leur évolution sur l'île, sur leurs comportements. Et j'ai du mal à imaginer que ce qu'à décrit l'auteur puisse réellement arriver. Les moqueries dirigées vers un enfant, le fait qu'un autre veuille devenir chef, qu'il s'installe de la jalousie, je veux bien le croire. Mais le tour extrême que prennent les évènements, c'est "trop".
Et puis je crois que je n'ai pas apprécié ma lecture parce que je me suis souvent ennuyée et que le style de l'auteur n'est pas accrocheur.


samedi 6 août 2016

Jostein Gaarder - "Le monde de Sophie"



Sophie aura bientôt 15 ans. Peu de temps avant son anniversaire, elle reçoit des lettres d'un inconnu mystérieux la poussant à réfléchir sur la vie et le monde qui l'entoure. Il s'avère qu'on lui offre de suivre une sorte de cours de philosophie.

J'avais déjà lu ce roman au moment de mon bac de philo en 1995. Vingt ans après (pfiou, la claque!) je pense mieux l'apprécier, mieux en comprendre les chapitres, grâce à la maturité. Ça peut paraître cliché, mais je le ressens ainsi. J'ai adoré redécouvrir ce livre!
L'auteur explique l'histoire et les différents courants philosophiques d'une façon très originale, à travers les yeux d'une jeune fille adolescente. Il n'oublie pas de présenter les contextes historiques. Des exemples imagés, simples, sont parfois donnés pour éclaircir certaines pensées relativement complexes.

Par contre, j'ai trouvé les dialogues assez mauvais, alors que le contenu du "cours" est très bien formulé. Des répliques identiques reviennent trop souvent et le ton de Sophie est par moments carrément irrespectueux! Une vraie peste! 

mercredi 13 juillet 2016

Danièle Gerkens - "Zéro sucre"


Danièle Gerkens est journaliste pour le magasine Elle, une rubrique où l'alimentation est au cœur de ses chroniques. Elle a décidé de se passer de sucre durant 1 an.

Cette autobiographie documentaire est vraiment intéressante. Je suis déjà sensibilisée sur ce sujet et ai même trouvé des références de collègues! Du coup je n'ai rien appris concernant la nutrition pure et dure et je me doutais de l'arrière du décor côté industrie.
Là où j'ai été surprise et choquée, c'est l'ampleur du lobby sucrier! Le site "lesucre.com" en est un bon reflet. Ils préfèrent démonter les arguments qui pointent du doigt la nocivité du sucre, plutôt que proposer des solutions. Egalement, l'industrie sucrière a réussi à s'insérer dans les écoles avec notamment "la semaine du goût". Pourquoi l'Education Nationale ne contre pas ce problème? Et aussi, pourquoi les produits les plus nocifs pour la santé sont les moins chers?

Ce livre est une histoire vécue. Et chaque lecteur qui se lance dans cette aventure pourra s'y retrouver. Je tente cette expérience et franchement, c'est tout à fait ça : les questions de l'entourage et leurs réactions, la dépense d'énergie pour trouver des produits sans sucres cachés (le pire à éviter par rapport au sucre poudre où c'est évident), les premiers bénéfices, les alternatives, etc.
On peut y arriver, sans trop de frustration, même si on est "bec sucré" (je le suis!!!).

Le sucre est partout, caché, addictif, nocif si mangé en grandes quantités, apparaît sous un tas de noms différents (sucre, saccharose, glucose, fructose, dextrose, maltose), dans des produits salés (lentilles, sardines, jambon, etc.). La courbe de sa consommation suit celle de l'obésité...

En tant que consommateur nous avons le pouvoir de faire plier les industriels pour des produits plus naturels. En fait, j'en ai juste marre d'être prise en otage, au détriment de ma santé, par l'industrie agroalimentaire. Heureusement, j'ai l'impression que des petites entreprises tentent de proposer des produits moins transformés.

mercredi 2 mars 2016

Raphaël Albert, Jeanne-A Debats, Raphaël Granier de Cassagnac, Johan Heliot, Nicolas Fructus - "Un an dans les airs"



Voyage extraordinaire dans la cité volante, Un an dans les airs, d'après l’œuvre de Jules Verne

Cet album retrace l'aventure vécue par Nadar, Julie Servadac, Philippe Daryl et Jules Verne, à bord de Célesterre, une cité volante. On y retrouve notamment de brillants savants, une population vivant en harmonie et autosuffisance, à la recherche d'un idéal de paix, vivant cachés du reste du Monde. 

Chaque auteur incarne un personnage qui rapporte sa vie quotidienne par le biais d'un journal de bord, comme tout habitant de Célesterre se doit d'en tenir un. On découvre un monde scientifique, artistique, politique, ainsi que des pensées philosophiques et religieuses. Finalement, le personnage principal est Célesterre, vu de quatre regards différents.

C'est la première fois que je lis un ouvrage de ce genre et j'ai été surprise par la densité du contenu! Il ne fait aucun doute qu'il ait demandé de grosses recherches documentaires. Quel boulot! Et quel résultat!!! Merveilleux! 
Je me suis baladée avec délectation au sein de cette ville aérienne, composée de ballons, ponts, câbles et même d'engins modernes en avance sur leur temps. La fée électricité est au cœur de son fonctionnement, comme j'en avais fait également le constat dans Vingt-mille lieues sous les mers.
Bien sûr les références aux romans de Jules Verne et à ses personnages sont partout. Comme je les ai lus il y a bien longtemps (à part celui du sous-marin), elles ne me disaient pas grand chose. Mais cela ne m'a pas gênée. Au contraire, elles me poussent à (re)découvrir ses écrits. Seulement la quantité m'effraie...

Les illustrations de Nicolas Fructus sont magnifiques et ont participé directement à mon sentiment d'accompagner les aventuriers à travers ce voyage extraordinaire. Ses dessins sont riches en détails. J'aurais aimé marcher réellement sur ces passerelles de bois, toucher aux parois, me plonger dans les livres de la bibliothèque, admirer les papillons de Lady Madelina Corgay.
Et puis les photographies apportent une autre dimension au récit, comme s'il s'agissait de faits historiques.

A noter que la mise en page est très soignée. Il est facile de suivre les étapes du chemin suivi par Célesterre. Un signet permet même de marquer sa page!

Je recommande cet album pour vous-même, mais aussi comme cadeau à offrir. Ce qui est mon cas. "Un an dans les airs" est une vraie pépite phénomène culte. ;o)


vendredi 4 septembre 2015

Hubert et Gatignol - "Les Ogres-Dieux : Petit"



"Petit" naît dans une famille d'ogres dégénérés, où les humains sont leurs serviteurs et... mets préférés! Son père veut le tuer à cause de sa petite taille, mais sa mère réussit à le cacher et faire élever par sa tante, amoureuse des humains.

Cette BD est hallucinante! On est plongé dans un monde glauque, gothique, où la folie côtoie l'aventure et l'amour. Les pages retracent la généalogie de cette famille d'ogres dont certains membres se démarquent.
J'ai adoré! Elle coupe l'appétit, mais je n'ai pas pu décrocher. Les images sont très bien faites, on comprend parfaitement les liens unissant les différentes membres.

J'attends le tome 2 avec impatience!


mardi 26 mai 2015

Laurent Genefort - "La muraille Sainte d'Omale"


Sur Omale, au cœur de l'aire humaine, un exode s'est mis en branle il y a plusieurs décennies et a des répercussions néfastes sur les bordures où cohabitent d'autres espèces intelligentes, les hodgqins et les chiles. Une expédition de scientifiques et d'aventuriers est mise en place pour comprendre ce qui provoque cet évènement dont la source semble provenir de la muraille Sainte.

"La muraille Sainte d'Omale" est le troisième opus de la saga d'Omale. Il fait suite à "Omale" et "les conquérants d'Omale". J'ai particulièrement accroché à ce roman de science-fiction. L'intrigue m'a beaucoup plu. Aucune histoire annexe ne la ralentit. Les personnages sont accrocheurs. L'esprit d'aventure m'a séduite.

Les points intéressants sont les villages humains qui n'ont jamais côtoyés les autres espèces, remonter dans l'histoire d'Omale au temps de la colonisation, l'étude de la nature du carb qui constitue le socle de la planète, ainsi que l'aventure exploratrice en général. Et puis l'opposition entre le chef militaire Umdenker et le chef ecclésiastique Bessarion qu'il traîne partout est captivante : l'un s'ouvre aux autres espèces et évolue, tandis que l'autre ne veut pas en entendre parler et reste hermétique à tout point de vue différent de celui du dogme religieux.
Avec ce roman, on en apprend toujours plus sur le monde d'Omale et les êtres qui y vivent. Ici, on creuse le caractère particulier des chiles. Les hodgqins ne font qu'une brève apparition. Ce qui m'a interpellée, c'est que l'on croise des peuples humains plus ou moins évolués, plus ou moins hostiles.
Les courants religieux sont particulièrement présents. La politique, quasi absente.

Comme j'ai déjà lu "Les vaisseaux d'Omale" qui suit ce roman, à ce jour, j'ai terminé la saga d'Omale qui semble pousser à une suite.


Le site d'Omale : ICI.

lundi 11 mai 2015

Laurent Genefort - "Les conquérants d'Omale"


Sur Omale, les Chiles et les Humains sont en guerre. Quelques personnes de cette espèce partent pour une mission secrète dont eux-mêmes n'en connaissent pas tous les détails. Ils savent seulement que les enjeux du front dépendent de leur succès. Simultanément, les Chiles, Humains et Hodgqins de l'aire tripartite où la paix règne, s'apprêtent à recevoir la visite de la quatrième espèce d'Omale, les Aezirs, cruciale pour le commerce des métaux si rares sur cette planète. Les relations sont tendues et un complot se met en branle. D'autre part, un phénomène météorologique inexplicable transforme en glace le paysage et touche une mission humaine visant à cartographier la région.

"Les conquérants d'Omale" est le deuxième roman de la saga d'Omale imaginée et écrite par Laurent Genefort. Sauf erreur de ma part, il précède "Omale" dans la chronologie des évènements (j'avoue ne pas avoir clairement compris ce point). Cette fois-ci, on garde les pieds sur Omale.

Trois intrigues se déroulent en parallèle : la guerre humains/chiles, l'arrivée des Aezirs à Termina, le phénomène de glaciation. J'ai eu du mal à passer d'une intrigue à l'autre. Surtout avec la seconde, qui m'a fait le même effet que dans le roman "Les vaisseaux d'Omale" avec le fil politique. Elle n'est pas directement reliée aux deux autres.

La mission secrète au cœur de la guerre humano-chile met en jeu des personnages faciles à suivre et comprendre. Jeremiah est très crédible : un militaire particulièrement compétent, obsédé par le succès de la mission, parfois un peu bourrin. De même, j'ai accroché avec le recteur qui n'est pas si antipathique que sa fonction le suppose. Et j'ai été soulagée d'échapper à une amourette avec la seule femme du groupe. Pas de fin guimauve comme je les déteste.

L'histoire autour du phénomène météorologique m'a captivée. Pourtant, ce n'est pas elle qui prend le plus de place et peut-être aurait-elle mérité d'être plus développée, au moins autant que la mission militaire. Je n'y peux rien, j'ai aimé! Alors j'en demande plus! :op La découverte d'une sous-espèce a été une réelle surprise et finalement, je me pose beaucoup de questions sur son existence et son mode de fonctionnement.

J'aime toujours autant la plume et l'imagination de Laurent Genefort. Cette fois-ci, j'ai beaucoup mieux imaginé la physionomie des individus et il est agréable d'apprendre de nouveaux détails sur leur biologie. Je pense notamment aux micro-organismes internes qui se transforment en poudre rouge à la mort d'un chile.

Il ne me reste plus qu'un roman à découvrir concernant le monde d'Omale : "La muraille Sainte d'Omale". ^^


mercredi 29 avril 2015

Laurent Genefort - "Omale"

 

Le monde d'Omale est peuplé de trois grandes espèces intelligentes très différentes : les Humains, les Chiles et les Hodgqins. La paix règne plus ou moins bien selon les régions. Six personnages "élus", particuliers à leur manière, embarquent à bord du Yyalter, une nef voyageuse qui doit les emmener à Stadtville. Tous ont reçu un message mystérieux accompagné d'un billet acheté vingt-deux ans plus tôt et d'un bris d’œuf où figure une inscription. Ils vont se retrouver et apprendre à se connaître au cours de leur périple loin d'être tranquille...

"Omale" est le premier opus de la saga d'Omale qui en compte quatre pour le moment. En janvier, j'en avais lu le dernier ("Les vaisseaux d'Omale"). Bien sûr, je pense ne pas avoir le même ressenti qu'un lecteur découvrant complètement ce monde très particulier, mais je ne crois pas que le plaisir de l'intrigue ait été gâché pour autant. Mais bizarrement, j'ai trouvé que les caractéristiques des espèces étaient moins bien décrites. J'ai eu plus de difficultés à me représenter les physionomies des Chiles et Hodgqins.
 
L'action est quasi omniprésente et prenante ce qui est l'essentiel, seulement coupée par la narration du passé des personnages, indispensable à la compréhension de leurs présence et destin. On y trouve de bonnes batailles, un voyage au-dessus des mers bien mouvementé et stressant, des réponses aux questions apportées au fur et à mesure et des surprises excellentes. Et puis point très intéressant, le jeu du fejij, qui ne s'arrête pas à un simple divertissement, qui fait partie intégrante de la vie des Chiles. Il est très bien expliqué et on comprend son essence.

Les membres de cette quête ont pour la majorité des caractères bien trempés et dès le début on cerne l'ampleur des secrets qu'ils cachent. Même les plus "calmes" en ont.
De mon point de vue, Kasul manque de crédibilité. Je l'imaginais mal traverser les contrées à la recherche de moines ou sauter d'un bateau à l'autre pour embarquer à bord du Yyalter, en accord avec son physique et son âge, qui ne le montrent pas sportif.
 
Bien que ce roman fourmille de détails, d'étrangetés liées à la SF, Laurent Genefort ne m'a pas du tout perdue (sauf peut-être pour les courants religieux, assez nombreux). Les 400 pages sont vite passées. J'aime vraiment sa manière d'écrire et de raconter.

Bientôt "Les conquérants d'Omale"! ;o)


Le site d'Omale : ICI.

mercredi 1 avril 2015

Terry Pratchett et Neil Gaiman - "De bons présages"


L'Apocalypse est programmée avec la venue au monde de l'Antéchrist. Seulement, la sœur sataniste se trompe dans l'échange de bébés, ce qui change quelque peu le déroulement du Plan... Rampa, démon, et Aziraphale, ange, ne sont pas pour la fin de l'humanité. Pour le second ça se comprend, pour le premier... en fait, il ne voit que la fin prochaine de sa grande récréation! La Terre deviendra beaucoup moins drôle! 11 ans plus tard, lorsqu'ils se rendent compte de l'erreur, il ne leur reste que quelques jours pour retrouver l'Antéchrist.

Ce roman a tenu ses promesses : du divertissement en barre!!! Quelle imagination, quel humour!
Les anges et démons sont tournés en dérision, sans parler de l'inquisition moderne qui recherche toujours des sorcières. On y retrouve les vieux clichés qui nous font rire dans ce contexte.
Le démon fait le bien malgré lui et à l'inverse l'ange est parfois obligé de commettre des actes répréhensibles pour se rapprocher de leur objectif.
La bande d'enfants, les Eux, est rafraîchissante. Leurs idées, les dialogues collent parfaitement à leur âge. Et Toutou? Un chien attachant.
Tous les personnages sont bien décrits, leurs pensées, leurs dialogues sont en parfaite osmose avec leur rôle, leurs caractéristiques. Ça paraît couler de source. Le livre regorge de détails très intéressants.
J'aime ce point de vue du Bien et du Mal. Je me suis dit "pourquoi pas"? C'est d'une logique finalement!

Au début, j'ai eu du mal à suivre : certaines scènes annexes n'apportent pas grand chose à l'intrigue principale, mais illustre l'histoire de scènes très drôles. Une fois compris, ça se lit tout seul. J'ai eu aussi des difficultés avec les noms de tous les personnages, mais au final, les plus importants restent en tête.

S'il pouvait être adapté au cinéma, ça serait génial! A mourir de rire!

samedi 21 mars 2015

Raphaël Granier de Cassagnac - "Eternity Incorporated"


L'humanité a été anéantie par un virus, il y a 600 ans. Toutefois, une population survit au sein de la Bulle, créée par l'entreprise Eternity, qui la protège de l'extérieur. Le Processeur, une intelligence artificielle de très haute technologie, en est l'administrateur. En apparence, la société vit sereinement, dans la paix et la prospérité. Jusqu'au jour où le Processeur tombe en panne! 
Sean Factory, musicien, Gina Courage, spécialiste en connectique, et Ange Barnett, haute-gradée de la brigade externe, cherchent à comprendre ce qui a pu se passer et à trouver des solutions pour affronter le futur devenu subitement incertain.

Eternity Incorporated est la suite chronologique de Thinking Eternity, mais dans les faits, il a été publié en premier.
Ces deux livres font donc partie d'une même histoire et pourtant ils sont bien différents contrairement aux suites que j'ai l'habitude de lire et qui souffrent donc de répétitions. Ici ça n'est pas du tout le cas. L'intrigue est toujours aussi captivante, si ce n'est plus!

Thinking Eternity est beaucoup plus tourné vers la sphère virtuelle liée aux intelligences artificielles. Eternity Incorporated reste dans la bulle et son extérieur, dans la vie bien réelle, au travers de trois personnages principaux, Sean, Gina et Ange. 
L'homme est plus "doux" que les deux femmes, qui ont un côté très autoritaire, stratégique, de part leurs fonctions (respectivement militaire chef de brigade et informaticienne haut-placée). Sean est un artiste à l'âme sensible, qui aime philosopher avec son ami Picasso. Avec lui et les "déconnectés" on réfléchit à la vie, à l'avenir de l'humanité, aux choix qui s'offrent ou non à nous, au plaisir et au bonheur à en tirer.
En parallèle, le jeu politique de la Bulle est intéressant. Il me rappelle un peu notre actualité, en espérant que ça reste au stade "un peu". Raphaël Granier de Cassagnac a un don visionnaire de notre monde assez effrayant qui se remarque franchement dans Thinking Eternity!

J'ai aimé la façon dont le secret de la Panne a été amené petit bout par petit bout, de trois côtés indépendants mais qui finissent par se rejoindre.  Un bon thriller futuriste!
Et puis les dernières pages... je ne m'y attendais pas du tout. Elles m'ont catapultée dans mes souvenirs de Thinking Eternity, dont j'avais oublié de gros éléments (ce qui n'est pas plus mal finalement! Bonne surprise!).

A ce qu'il semblerait, un troisième tome serait en cours d'écriture. Je ne mets pas la pression à Raphaël Granier de Cassagnac, mais... j'ai hâte!!! ;o)


Je vous invite à écouter la playlist de Sean Factory disponible ICI. Evasion assurée! Plongeon dans une Borderground! ;o)

Site Thinking Eternity Incorporated : ICI. 

samedi 31 janvier 2015

Laurent Genefort - "Les vaisseaux d'Omale"

 
Omale est un monde qui a été créé il y a plusieurs milliers d'années par les Vangks, dont seule l'Histoire rapporte leur existence. Plusieurs espèces intelligentes se côtoient enfin en paix : les Hodgqins, les Chiles et les Humains. L'heure de la conquête spatiale est arrivée, suite au mystérieux message des Aezirs, une population peu connue, inaccessible puisqu'elle vit dans l'espace. Une étrange collaboration inter-espèces se met en place. Son objectif est d'étendre leurs connaissances scientifiques, mais surtout de démasquer l'endroit où se trouve la porte des Vangks par où leurs peuples seraient arrivés sur Omale.
 
Laurent Genefort a écrit plusieurs romans autour d'Omale. Je ne les ai pas (encore) lus, mais cela ne m'a pas gênée dans la compréhension du roman. On plonge sans souci dans un monde complètement différent du nôtre, où la surface habitée se retrouve à l'intérieur d'une sphère avec le "soleil" au centre. Il faut juste un peu de temps pour apprivoiser le vocabulaire de la faune et flore locales.
 
Le récit nous fait voyager au pays des Hodgqins qui possèdent une structure familiale particulière et une technologie originale. Tout tient la route (d'un point de vue SF bien sûr). Quelle imagination!
J'ai aimé la façon dont la collaboration s'est mise en place, notamment l'arrivée des Chiles. Les caractères spécifiques à chaque ethnie sont bien dépeints et justifient leurs actes. Ajouté à cela, les personnalités individuelles qui apportent une dimension supplémentaire.
 
Je ne me suis pas ennuyée, je n'ai pas été déçue par le déroulement de l'intrigue parce qu'on ne peut pas vraiment s'attendre à ce qui suit derrière et ceci est valable jusqu'à la fin. Les dialogues donnent une bonne dynamique à la lecture.
Mon seul bémol est l'intrigue politico-religieuse. Elle coupe un peu bien qu'elle soit nécessaire, et je ne suis pas sûre d'avoir tout compris.
 
Un joli voyage qui me donne envie de découvrir les précédents romans. Et hop! Ils rejoignent ma PAL! ;o) 



Livre sélectionné pour le prix de la Fiction Scientifique 2015, à l'occasion du salon du livre de Palaiseau "A plein volume" les 11 et 12 avril : ICI.

Le site d'Omale : ICI.

samedi 1 novembre 2014

Raphaël Granier de Cassagnac - "Thinking Eternity"


Adrian Eckard est victime d'un attentat chimique dans le métro parisien. Il en ressort vivant mais aveugle. La cybernétique lui rend la vue grâce à des prothèses de haute technologie qui lui confèrent des capacités supplémentaires. Cet accident l'a beaucoup affecté et il décide de voyager en Afrique en compagnie d'un homme ayant traversé les mêmes épreuves que lui. Son ancien métier de chercheur en biotechnologies le pousse à enseigner à la population locale les fondamentaux de la science qui ne leur sont pas accessibles. S'en suit la création d'un mouvement mondial, le Thinking, qui prend son essor grâce au réseau informatique.
Sa sœur, Diane Eckard, vient de soutenir sa thèse en neuro-informatique, dont le sujet traite de l'intelligence artificielle. Elle est rapidement recrutée par une entreprise philanthropique dont le but est la sauvegarde de l'espèce humaine. Grâce à des moyens financiers colossaux, elle met au point des prototypes de consciences artificielles.
Les événements amèneront leurs destins à se croiser.

Dès la première page on est capturé par l'histoire, en entrant dans le vif du sujet de l'attentat. L'intrigue m'a emballée et ne m'a pas lâchée. J'ai adoré l'idée d'un mouvement mondial où tous les peuples auraient accès aux fondamentaux de la science, ainsi que celle de la création d'intelligences artificielles "supérieures" (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler). 
Le passage de la description au dialogue est parfois atypique. Cela m'a un peu déroutée la première fois et finalement je me suis vite adaptée en appréciant cette touche d’originalité. Le récit est entrecoupé par des interviews qui permettent de mettre en avant des personnages secondaires tout en apportant des éclaircissements subtils.
J'ai tiqué sur le terme "paradoxe" qui correspond davantage à une "impossibilité" de mon point de vue. Mais il est vrai que ce mot est plus percutant.
D'une manière générale j'ai aimé ce monde technico-scientifique : philosophique avec Adrian, plus pratique avec Diane. On surfe entre le monde réel et virtuel et on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec son vécu sur la toile.
Mais qui a commis les attentats chimiques? Il n'y a pas de réponse claire, même si on peut deviner qui se cache derrière.

J'ai dévoré ce livre qui m'a fait évader du quotidien et j'espère pouvoir lire prochainement "Eternity Incorporated"!



Emprunté à la médiathèque suite au club SFFF. "Nouveauté".

Site Thinking Eternity Incorporated : ICI. 

dimanche 21 septembre 2014

Emmanuel Grand - "Terminus Belz"



Des Ukrainiens décident de quitter leur pays pour tenter leur chance en France. Mais le voyage tourne mal et le groupe se retrouve à fuir et se cacher, chacun de leur côté.
Marko trouve du travail en tant que marin sur l'île de Belz, en Bretagne. Il est vite repéré par la population locale et tout le monde n'a pas de bons sentiments à son encontre. Les soupçons sont attisés lorsque l'Ankou, l'esprit du Mal, est éveillé...

"Terminus Belz" est le premier roman publié d'Emmanuel Grand. Ce thriller est prenant, captivant. On ne s'ennuie pas avec cette lecture! Le suspens est conservé jusqu'au bout.
J'ai adoré le mélange des sujets, pas commun : les sans-papiers, l'ambiance d'un petit village, la problématique de la pêche, l'histoire policière, la note de fantastique.
Tout de même un bémol sur la fin. Je regrette que le dénouement ne soit pas plus développé. Les explications tombent les unes derrière les autres. Ou bien peut-être que j'étais trop fatiguée à ce moment-là. Il fait dire que j'étais pressée de "savoir". :op

Image de couverture très bien trouvée!


Page Facebook d'Emmanuel Grand : ICI.

vendredi 12 septembre 2014

David Gemmell - "Druss la Légende"


Ce récit précède "Légende" du même auteur. Il raconte comment Druss est entré en possession de Snaga sa hache, comment il est devenu le guerrier sanguinaire après avoir perdu sa femme, enlevée par des vendeurs d'esclaves. A la recherche de Rowena, sa femme dont il est éperdument amoureux, Druss fait la rencontre de grands hommes, tel que Sieben le poète. Sa quête le pousse à participer à des batailles qui ne sont pas forcément les siennes.

Ce que j'aime dans cette saga, c'est que les ennemis ne sont pas complètement détestables. La façon dont est menée l'intrigue pousse à les comprendre dans un certain sens, ce qui étonne le lecteur je pense. Et puis la part de magie ajoute une autre dimension.
Ce livre est riche en émotions. Toutefois, certaines péripéties semblent bâclées : l'auteur s'attarde sur certains évènements, tandis que d'autres sont trop vite passés à mon sens.


Livre offert par mon mari.

mardi 2 septembre 2014

David Gemmell - "Légende"


Mon conjoint m'a offert du même auteur "Druss la Légende" (lecture en cours). Or sur le web, j'ai pu lire qu'il valait mieux commencer par "Légende". Ni une ni deux, petite virée à la médiathèque pour l'emprunter.

La cité fortifiée Dros Delnoch est menacée par le peuple sanguinaire nadir. Ces guerriers veulent la faire tomber pour entrer dans l'empire drenaï qu'ils convoitent. Leur nombre est largement supérieur à celui des défenseurs qui doivent absolument résister sur les six remparts qui entourent la ville. Druss, surnommé Marche-Mort ou le Capitaine-à-la-Hache, dont la légende provoque la peur et l'admiration, est appelé à la rescousse. Son âge avancé prête à sourire. Pourtant...

Je suis fan!!! Je ne m'attendais pas à ce style d'écriture. Beaucoup de dialogues. Habituellement ça me gêne, mais là pas du tout, ça coule tout seul. On se croirait dans un film. Le rythme du récit est soutenu, je n'ai pas pu décrocher une fois commencé. J'en redemande! Tout est équilibre entre les passages sanguinolents, l'argot, le sérieux, les amours. Du SFFF contemporain.


Livre emprunté à la médiathèque.

vendredi 30 mai 2014

Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard - "La femme parfaite est une connasse!"

Un mot me vient de suite en tête : HILARANT!!!
Je me suis vraiment éclatée à cette lecture. Je la conseille vivement à toutes les femmes, mais aussi aux hommes en fait. Je m'y suis reconnue et en toute logique, chacune de nous doit se rappeler des anecdotes personnelles au fil des pages.
Il ne s'agit pas d'un roman, mais d'une suite de règles, de conseils à suivre selon les situations, d'analyses de personnalités (comme la "chagasse").

Petit détail perso : je pensais que la signification de G.O arriverait en fin de livre. Eh bien non. Alors pour toutes les copines, qui comme moi ne connaissent pas... Il s'agit d'un animateur de clubs de vacances. ;o)

Merci à Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard de nous faire sentir "normale", de nous faire déculpabiliser et de nous permettre de rire de nos travers. ^^

Un livre que je pense offrir à une bonne copine!