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lundi 29 janvier 2018

Lauren Beukes - "Moxyland"


En Afrique du Sud, des jeunes se rebellent contre l'hypertechnologie imposée par la société. On ne peut plus vivre sans son téléphone portable, la répression policière est particulièrement brutale, la drogue est prohibée mais généralisée.

Le monde décrit par Lauren Beukes m'a beaucoup plu, mais je n'ai pas réussi à bien entrer dans l'histoire. L'intrigue part un peu dans tous les sens et ce n'est qu'à la seconde moitié que tous les fils se rassemblent et forment un tout plus facile à cerner.
Les personnages ne sont pas attachants même si leurs "attributs" les rendent intéressants. Ils ont tous un rapport à la technologie différent, apportant des facettes multiples de cette société. Il y a l'artiste, le junkie, la taupe, le révolutionnaire aux grands idéaux, chacun lié à un entourage particulier.
Certaines scènes sont violentes, reflétant un monde futuriste dur, insensible aux sentiments individuels. Et les dialogues bruts, sans chichi, sont très appréciables.

mercredi 4 octobre 2017

Paolo Bacigalupi - "La fille automate"


Dans une Thaïlande futuriste, Bangkok est protégée de la montée des eaux par de hauts remparts munis de pompes. Les denrées alimentaires sont surveillées de très près pouvant être contaminés par des micro-organismes transmissibles à l'Homme. Anderson Lake travaille sous la couverture d'un riche industriel pour retrouver l'origine des fruits ancestraux qui refont mystérieusement surface. Son chemin va croiser celui d'une automate, une femme clonée dont le génôme a été modifié pour satisfaire les besoins de riches japonais.

"La fille automate" est un roman très dense. Plusieurs facettes le composent : politique, espionnage, enquête, sentiments, écologie, argent, religion. 
Au début, j'ai eu du mal à suivre, étant un peu perdue à cause des ficelles politiques (comme d'habitude!). De plus les personnages sont nombreux et la majorité sont assez détestables, franchement égoïstes. Cependant leur côté antipathique colle avec leur rôle dans cette société et l'auteur ne peut pas nous les faire aimer : dirigeant d'une industrie où les employés sont maltraités, douaniers corrompus, patron d'un bar malfamé qui ne respecte pas "ses" femmes. La fille automate paraît la plus humaine, alors que son génome et son comportement son différents des humains. On s'attache à elle parce qu'elle est une victime impuissante.

Et puis vers la moitié on découvre le double jeu d'une personne qui change beaucoup de choses et donc notre point de vue sur certains évènements. L'intrigue prend un tournant imprévu et tout s'accélère. C'est ça que j'ai aimé.
Ce que j'ai moins aimé, c'est le côté fantôme. Pourquoi ce côté mystique alors que le reste représente une dure réalité?

Il faut donc s'accrocher au départ, mais ensuite le livre se dévore, d'autant plus que tout le contexte est bien ancré dans notre esprit. C'est peut-être pour cela que le début est lent : l'auteur prend le temps nécessaire pour bien planter le décor et l'ambiance. Paradoxalement, il ne donne que les informations nécessaires, un détail après l'autre on découvre le passé, souvent sans les détails. On ne connaît pas grand chose du bouleversement écologique qui a mené à cette Bangkok.

jeudi 20 octobre 2016

René Barjavel - "L'Enchanteur"


Merlin tente de "former" un chevalier exemplaire pour mener la quête du Graal. C'est ainsi que naît le groupe des Chevaliers de la Table Ronde dirigé par Arthur. 

J'ai découvert ce roman alors que j'étais ado, il y a donc au moins vingt ans et je me souvenais juste d'avoir énormément aimé cette lecture. Je l'ai relu à l'occasion du prochain bookclub proposé par Livraddict. Et globalement, j'ai été déçue bien qu'ayant apprécié la redécouverte de cette histoire.

Ce que je n'ai pas aimé, c'est la place tenue par les femmes. Ce ne sont que des personnages déviant les hommes de leur objectif. René Barjavel pousse aussi la part érotique un peu trop loin, sans réelle nécessité liée au récit. Notamment dans les premières pages, Merlin louche sur Viviane nue alors que ce n'est qu'une enfant! Et puis si la femme n'a plus de rôle après avoir enfanté, elle se retrouve dans un couvent.

En revanche, j'ai franchement aimé la richesse des aventures très nombreuses. On y retrouve des personnages de légende très connus : Arthur, Guenièvre, Morgane, Perceval, Lancelot, etc. Et également des objets aux pouvoirs mystérieux : Excalibur, le cercle de Stonehenge, le Graal, etc.
René Barjavel a une imagination et une plume exquises. Les royaumes qu'il décrit sont féériques et on aimerait qu'ils existent. Et puis il m'a étonnée en rapportant des objets de notre époque dans les pages de son roman comme par exemple les boîtes de conserve.
D'autre part, le jeu entre Merlin et le Diable est bien pensé. Il se retrouve en arrière plan et pourtant c'est lui qui dirige le destin des hommes, sans qu'ils en aient conscience.

Je ne sais pas si ce roman a été adapté au cinéma, mais sa lecture m'a beaucoup rappelé le film "Merlin".

dimanche 13 mars 2016

Ray Bradbury - "fahrenheit 451"


Montag est un pompier et dans cette société du futur, ce ne sont plus les incendies qui sont éteints, mais les livres interdits qui sont brûlés et leurs propriétaires arrêtés. Les gens n'ont plus le droit de lire des volumes entiers. On leur dit qu'ils ne servent à rien puisque ce qu'ils contiennent est faux, et même crée des problèmes en déviant leurs pensées.

J'ai acheté ce livre il y a très longtemps dans une brocante. Je l'ai enfin lu grâce au bookclub de Livraddict prévu le 30 mars. Je suis ravie puisque j'ai proposé le thème dystopie ainsi que ce titre! :o)

Le thème m'a rappelé "1984" ou "Nous autres" que j'ai découverts assez récemment. Logique puisque tous les trois sont des dystopies. 
L'ambiance est sombre, assez glauque, le comportement des gens est triste et énervant puisqu'ils se conduisent comme des moutons, obéissant au gouvernement sans aucune réflexion. 
Mais comme à chaque fois, quelques individus prennent conscience de la réalité et cherchent à se défaire de ces chaines invisibles. Ici le personnage principal est Montag, pompier, qui croise le chemin d'une jeune fille particulière. Elle admire son environnement, s'émerveille de choses futiles, auxquels il ne prêtait pas attention... avant. Et puis on découvre qu'il avait une prédisposition à s'intéresser aux choses interdites.

Les personnages sont bien décrits. La femme de Montag m'a paru insipide, la jeune fille un vrai rayon de Soleil et le chef des pompiers carrément effrayant!
Les technologies sont intéressantes, mais j'ai eu du mal à me les imaginer complètement, comme le système des murs avec la famille en discussion. D'ailleurs, Ray Bradbury n'est pas toujours clair et certains passages sont un peu fastidieux à lire.
Pour finir, je n'ai pas trop accroché avec la chute.


vendredi 22 janvier 2016

Pascal Bléval - "Le Chant de l'Arbre-Mère"


Les passagers du Markus ont débarqué sur Altar pour une mission. Les premiers colons ont mystérieusement disparu après avoir envoyé à l'Empire un message signalant la présence de vie non identifiée. Le commandant doit les retrouver et les sauver s'ils sont vivants et en danger. De même, la biologie d'Altar doit être analysée. 

Je remercie Pascal Bléval et Livraddict pour ce second partenariat. En effet, j'aime le style de cet auteur ainsi que son imagination.

Le roman "Le Chant de l'Arbre-Mère" m'a plu mais ne m'a pas transportée. J'ai passé un moment agréable de lecture, me suis laissée porter par l'intrigue dont l'idée est bonne.
Ce qui m'a gênée c'est le passage qui traite des relations amoureuses entre les différents protagonistes. Il versait trop dans le "je t'aime moi non plus". Et Vince m'a donné l'impression de vouloir sauter sur toutes les femmes. ;o)
D'ailleurs Vince m'a paru être un personnage incohérent : au début il m'a semblé discret, obéissant, puis ses sentiments belliqueux ont explosé d'un coup, trop dans l'autre extrême. Sans parler du fait qu'il ait vu en Hank Turner un mentor au bout de seulement 2 jours!

En revanche, les idées technologiques m'ont captivée : la communication se réalise directement de cerveau à cerveau(x) même la transmission des données, un IA qui dirige le vaisseau Markus, des robots dédiés à différentes tâches, un planétoïde artificiel qui m'a rappelé Star Wars, etc. L'IA est particulièrement bien pensée grâce à son "esprit" qui suit de curieux changements. Et là je n'en dis pas plus, à vous de le découvrir. ;o)

La découverte des autochtones est progressive ce qui pousse le lecteur à s'interroger en même temps que les passagers du Markus.
L'histoire est loin d'être toute rose et là pour le coup, elle est crédible. J'ai trouvé que le bien et le mal s'entremêlaient. En vrai il est difficile de prendre partie pour l'un des deux camps... 

Et puis, jolie couverture signée Cyrille Théry!



Site de l'auteur : ICI.
Sa page facebook : ICI.

dimanche 20 décembre 2015

Lydie Blaizot - "Le facteur 119"


Ellyard McComb, brillant ingénieur à la Sygentel, est l'inventeur des premières formes d'I.A. ("Intelligence Artificielle"). Seulement, sa première commande rencontre déjà un problème : il apprend que les I.A. possèdent des instructions qui n'étaient pas prévues au départ, ayant pour but de nuire au peuple qu'elles sont censées servir. Le scientifique réussit à déjouer ce plan sur les quatre I.A. qui n'ont pas encore été livrées...

J'ai pu découvrir ce roman grâce au partenariat avec Livraddict et les éditions voy'[el], que je remercie chaleureusement. 

Je préfère parler de suite du gros point négatif de ce livre : il lui manque une bonne relecture pour chasser les erreurs (mots en trop ou en moins, fautes de frappe, etc.). Elles sont vraiment trop nombreuses, ce qui manque de sérieux  à mon avis.

L'histoire à proprement parler... Elle est rythmée à souhait, les scènes s'alternent de façon fluide sans que le lecteur n'en perde le fil. Même lorsque les personnages deviennent nombreux, on suit très bien les localisation et présence de chacun.
Lydie Blaizot a beaucoup d'imagination et une plume très agréable à lire. Je n'ai pas décroché un seul instant et j'ai passé un chouette moment de lecture!

Le thème des I.A. est bien fouillé. Les problèmes de la conscience, des sentiments, de l'humanité, de la vieillesse, de la mort, de la relation aux humains, sont développés de façon intéressante. De plus, toutes les I.A. n'ont pas les mêmes réflexes de relation sociale. Ces interactions sont écrites des deux côtés, I.A. et/ou humains.
La politique interplanétaire est au cœur de l'intrigue. En temps normal, j'y suis hermétique mais cette fois-ci, j'ai tout compris! :op
Et puis quand on y pense, l'histoire se transforme un peu en "guerre des étoiles"! ;o)

Le qualificatif "d'enfants" pour désigner les I.A. du point de vue d'Ellyard McComb m'a un peu gênée. Je l'ai trouvé infantilisant, bien que dans les faits il les a en effet créées. Cependant, elles sont "nées" directement assez âgées aussi le terme "enfant" est un peu décalé.
Chaque I.A. a son propre caractère, ce qui permet de bien les démarquer les unes des autres et les rendent attachantes de manière différente. Le majordome Karl m'a aussi beaucoup plu grâce à sa fidélité sincère envers l'ingénieur.

En somme, "Le facteur 119" est un très bon roman de SF qui emmène le lecteur dans un monde captivant.

lundi 23 novembre 2015

Pascal Bléval - "Chroniques d'une humanité augmentée"


Le virtuel envahit de plus en plus nos vies... Julien souffre de trous de mémoire de plus en plus inquiétants. Nicolas passe son temps sur les réseaux sociaux et les jeux multi-joueurs. Marc travaille depuis chez lui dans un bureau dématérialisé grâce à son avatar. Sébastien ne sait pas où il vit vraiment après avoir connu la fin de notre monde.

"Chroniques d'une humanité augmentée" est présenté comme étant un recueil de nouvelles et à ma grande (bonne) surprise il s'agit en fait d'une suite chronologique d'histoires qui forment un tout bien cohérent, impliquant plusieurs personnes d'une même famille au sein d'un thème commun. Les intrigues gravitent autour de la virtualité en plein développement au sein de la population.

Finalement, deux mondes parallèles se côtoient et les détails apparaissent petit à petit. Les chutes sont inattendues pour le plus grand plaisir du lecteur.
J'ai eu un peu peur au début de ma lecture, parce que la première chronique rapporte la vie d'un homme souffrant de trous de mémoire. Du coup, je me suis trouvée complètement perdue à l'image du personnage ce qui, au final, constitue un bon effet!

Au-delà de la science-fiction, ce livre traite d'un phénomène contemporain et forcément l'auteur nous pousse à réfléchir sur notre vie plus ou moins virtuelle. Quelle place prend-elle dans notre quotidien bien réel? Jusqu'où sommes-nous prêts à aller? J'ai aimé cette réflexion autour d'internet. Pascal Bléval montre même l'impact d'actions virtuelles dans la vie réelle, ce qui peut effectivement arriver déjà à notre échelle.

Finalement, j'aurais bien aimé que ces petites histoires soient plus développées pour former un bon gros roman! ;o)
Alors pour répondre à Pascal Bléval : Sincèrement oui, ce recueil de nouvelles d'anticipation a été une très agréable découverte. ^^

Je remercie Pascal Bléval et Livraddict pour ce partenariat qui m'aura fait réfléchir.

Site de l'auteur : ICI.
Sa page facebook : ICI.

samedi 24 octobre 2015

Emily Brontë - "Les Hauts de Hurle-Vent"


 
Les Hauts de Hurle-Vent abrite la famille Earnshaw. Leur quiétude est interrompue le jour où le père adopte un enfant d'origine inconnue, engendrant notamment la jalousie de son fils de sang. Les tourments sentimentaux (amour et haine) conduiront toute leur vie pour leur plus grand malheur... ou pas.

Ce roman est un classique de la littérature anglaise et il était temps que je le lise! Merci à ma binôme BouleDeGomme pour ce choix dans le cadre du challenge Livra'deux. Un chef d’œuvre! J'ai été très agréablement surprise. Je m'attendais à une lecture ennuyeuse, avec beaucoup de descriptions et peu d'action. En vrai, il n'y a pas trop d'action, mais un enchaînement des évènements bien rythmé.

Emily Brontë décrit une campagne isolée où se côtoient seulement deux familles. Les descriptions enrichissent la lecture. J'ai eu l'impression de traverser les Monts d'Arrée de notre Bretagne : splendides l'été avec la bruyère et la verdure, lugubres et rudes durant l'hiver.

Les personnages sont très bien dépeints. L'analyse psychologique est extrêmement développée et on a du mal à croire que tout ceci soit l’œuvre d'une jeune fille qui ne connaît pas "le monde". Elle amène le lecteur à accepter les défauts des protagonistes en le poussant à réfléchir sur leurs origines (éducation, environnement, interactions avec les autres, etc.).
La narration est conduite de manière ingénieuse. Hélène Dean, femme de charge ayant vécu dans la famille des Earnshaw depuis l'enfance, est la narratrice principale. Et lorsqu'elle n'a pas pu assister elle-même aux scènes, elle rapporte ce qu'a pu lui raconter une tierce personnage.

Par contre, j'ai été déçue par la quatrième de couverture qui raconte quasiment toute l'histoire. Je ne comprends pas pourquoi les éditeurs prennent ce parti.

vendredi 31 juillet 2015

Jim Butcher - "Les dossiers Dresden - 1 - Avis de Tempête"


Harry Dresden est un magicien des temps modernes, qui propose ses services pour résoudre des énigmes sortant de l'ordinaire. Parfois, la police demande son aide et c'est ce qu'il se passe pour l'enquête du double meurtre d'une prostituée et d'un mafieux, morts le cœur arraché.

Jim Butcher ne manque pas d'humour!!! J'adore le personnage d'Harry Dresden, ce magicien héroïque, qui subit les évènements s'acharnant sur lui, mais qui n'est pas du tout fataliste. Il réussit toujours à s'en sortir même dans les pires situations et heureusement, sinon ça sonnerait la fin de l'histoire! Le lecteur est obligé de sourire, voire même de rire, face aux images évoquées (Attention Spoiler) : se retrouver en jogging dans des bottes de cowboy sous un manteau, la journaliste qui boit le philtre d'amour au lieu de la potion de disparition, etc.
J'ai aimé les métaphores et références utilisées. Le ton est léger, la lecture très facile, on passe un très bon moment. Les actions s'enchaînent, le rythme est soutenu, il est donc difficile de lâcher sa lecture. Il s'agit d'un véritable thriller. Le concept, l'intrigue sont très accrocheurs!

J'ai lu ce roman dans le cadre du challenge Livra'2 proposé par Livraddict. Cette saga a été adaptée en série TV.
Merci à Gilwen, ma binôme dans ce défi, pour cette proposition tirée de ma PAL. Très bon choix, j'ai adoré découvrir le premier tome de cette série! Et je ne m'arrêterai pas là.

vendredi 17 juillet 2015

Serge Brussolo - "Le Roi Squelette" l'intégrale



Les orphelins Shagan le cul-de-jatte et Junia la géante obèse, travaillent comme esclaves dans la forge du magicien Massalian. Le roi Squelette couve dans le cratère du volcan qui fournit l'énergie et règne sur le monde depuis que les dieux se sont endormis. Des circonstances imprévues emportent Shagan et Junia dans une mission qui doit ramener la paix.

"Le roi Squelette" est une lecture sacrément divertissante! Que c'est bon cet humour au milieu des scènes d'horreur! J'ai adoré ces anti-héros qui ont leurs forces et faiblesses, un passé malheureux dont ils s’accommodent. Junia et Shagan, où lorsque 1+1 font 3. A deux, ils ne s'avouent jamais vaincus, foncent et surmontent leurs peurs. Leur amitié est très forte. Ils se soutiennent sans arrêt.

Quelles bonnes idées ces aventures! Ma préférée est celle des ponts. Mais alors que j'écris ça, d'autres me viennent également à l'esprit. Chaque épisode possède des détails qui démontrent une imagination débordante. De quoi offrir une lecture captivante. Je suis allée de surprise en surprise. Jusqu'au bout car...

Je pensais que la fin serait classique, un joli happy end, mais pas du tout. Elle est surprenante et savoureuse. ;o)

Serge Brussolo a un style qui m'a kidnappée, je pense bien le relire!


Site de Serge Brussolo : ICI.

jeudi 26 mars 2015

Paolo Bacigalupi - "L'Alchimiste de Khaim"


Un alchimiste vit avec sa fille et sa dernière servante, dans un pays où chaque utilisation de la magie provoque l'apparition de ronciers. Ces plantes sont venimeuses, très difficiles à détruire et envahissent de plus en plus les territoires. C'est pourquoi la magie est prohibée et tout manquement à cette loi est passible de mort par décapitation. Alors que sa fille frôle la mort, l'alchimiste trouve la formule pour éradiquer les ronciers.

"L'Alchimiste de Khaim" est un conte plein de poésie, à l'ambiance sombre. La morale, les états d'âme sont des pièces maîtresses de ce récit.
L'alchimiste est déchiré par la pauvreté qu'il fait subir à sa famille, mais aussi par l'utilisation de la magie nécessaire au maintien de la santé de sa fille, risquant de provoquer sa mise à mort. Les femmes sont des exemples de don de soi. Elles soutiennent l'alchimiste envers et contre tout, rendant plus poignant ses sentiments.
Ce conte pousse à réfléchir sur le rôle que joue chaque individu dans le bien-être collectif. Et c'est d'actualité avec la pollution atmosphérique parisienne : on nous recommande de rouler à 70km/h maxi ; pour l'avoir vécu je peux vous affirmer que j'étais seule à le faire, je me faisais doubler sans discontinuer. D'autre part, on retrouve un maire, accompagné de son magicien personnel, transpirant d'égoïsme, affamés de pouvoir. Des thèmes contemporains décrits avec art dans un monde et une époque si différents des nôtres.

Vraiment, une histoire magnifique!


samedi 14 mars 2015

S.G. Browne - "Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël"

  
Andy Warner, zombie héro du précédent tome "Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amour", a passé un an dans un laboratoire de recherches en tant que cobaye. Les expériences qu'il subit avec ses compagnons de chenil se rapprochent plus de la torture que de l'avancée scientifique. Mais ça reste toujours moins pire que la ferme de cadavres! Son avenir semble fixé jusqu'au jour où...

On retrouve l'ingrédient qui fait de cette histoire un petit bijou de divertissement : l'humour décalé autour des corps en décomposition. D'ailleurs, Andy nous propose de nouvelles recettes à base de viande de respirants. 
Toutefois, ici les descriptions sont plus mesurées, à moins qu'on ne s'habitue en fait aux membres arrachés, aux odeurs de pourriture. L'effet de surprise disparaît.

Les sentiments sont davantage présents avec l'attachement d'Andy pour Annie, mais aussi au travers du regard de Shannon fascinée par ce zombie particulier. Et puis, bien que les Morts-Vivants Anonymes n'existent plus, l'amitié est toujours là, avec de nouveaux personnages tout aussi attachants. Il manque quand même un peu de note féminine...

A noter que l'ambiance sociale a changé au cours de l'année d'enfermement d'Andy, ce qui change certaines choses!

Une petite remarque : la page facebook d'Andy Warner ne fonctionne pas.


Site de S.G. Browne : ICI.

mercredi 11 mars 2015

S.G. Browne - "Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amour"

 

Andy meurt avec sa femme dans un accident de voiture. Mais voilà qu'il ressuscite et doit réapprendre à vivre dans une société qui rejette les zombies. Ses parents le recueillent dans leur cave où il vit comme un prisonnier, le vin en plus! Il ne sort que pour assister aux réunions de MVA (Morts-Vivants Anonymes) où il se lie d'amitié avec ceux qui partagent sa nouvelle condition. Andy raconte sa nouvelle non-vie.

HILARANT!!! Un sujet bien crados, lugubre, mais tourné en dérision, avec un humour omniprésent, très fin. J'ai ri! C'est la première histoire de zombies que je lis et j'ai adoré. D'ailleurs, je suis en train de lire la suite.
Attention à la quatrième de couverture qui en dit beaucoup trop. Heureusement pour moi, je ne l'avais pas lue.

Le roman démarre d'une scène finale et remonte dans le temps pour en expliquer le contexte. Le ton est donné dès le commencement, dès le titre en fin de compte : l'humour!
L'auteur nous sert tous les détails sur la mort, la décomposition du corps, l'embaumement. Mais ça passe très bien grâce au ton loufoque. Mine de rien, on apprend pas mal de choses insoupçonnées.
Du côté plus sérieux, apparaît la séparation d'un père d'avec sa fille, celle-ci étant épargnée au travers de mensonges, le deuil d'Andy pour sa femme, les nouvelles relations qu'il doit vivre avec ses parents qui ont des réactions opposées, et enfin le rejet de la société d'un côté, la solidarité des morts-vivants de l'autre. 
On s'attache à ces personnages affreux, qui subissent leur sort, chacun ayant sa particularité l'identifiant. Mais au fur et à mesure de l'intrigue, ils prennent de l'assurance, s'adaptent à la population des respirants qui ne leur accordent aucun droit.

Je ne suis pas prête d'oublier ce roman!


Site de S.G. Browne : ICI.

lundi 9 février 2015

Samantha Bailly - "Les stagiaires"

 

Pyxis est une entreprise de mangas et jeux vidéos, à l'ambiance moderne et conviviale, où les jeunes se battent pour décrocher un travail. Ophélie et Arthur décrochent un stage, et rejoignent ainsi Hugues, Enissa et Alix. Leur statut les rassemble, les pousse à se soutenir. Chacun affronte à leur manière les difficultés liées au travail et à leur vie privée.
 
Grâce à l'opération de fin d'année 2014 de Bragelonne, j'ai gagné ce livre sur ma liseuse. Merci à eux!
 
"Les Stagiaires" est un roman divertissant, très facile à lire même de manière discontinue, ce qui a été mon cas. D'ailleurs, j'avais besoin de ce genre de littérature légère, sans prise de tête, à ce moment-là. Elle a atteint son objectif. ^^
Cette histoire relate très bien les obstacles que doivent affronter les jeunes d'aujourd'hui, en particulier sur Paris : salaire très bas, logement inaccessible, parents peu ou trop aidants, etc. Et puis, les relations amicales, amoureuses, sont au cœur de l'intrigue.
Samantha Bailly écrit très bien, les échanges entre les personnages sont vivants, mais ce livre est pauvre en surprises. Toutefois, je ne les attendais pas donc au final, pas de déception. Après, je pense que je n'étais pas le public visé. Un peu trop vieille probablement... :op


Le site de Samantha Bailly : ICI.

dimanche 12 octobre 2014

Paul Beorn - "Les Derniers Parfaits"


La France est le théâtre d'une guerre contre les catharis. Leurs légions sont aux portes de Maramante, devant lesquelles Cristo, prisonnier enchaîné à d'autres victimes, doit obéir aux assiégeants dans leur stratégie offensive. 
Par un coup de chance inespéré, il réussit à s'enfuir, lié par les fers à trois camarades qui partageront bon gré, mal gré, sa route. Leurs péripéties les amèneront à se connaître, à devoir se supporter alors que leurs personnalités ou leurs vies ne les auraient probablement pas rapprochés, à se dépasser pour survivre, à révéler des pouvoirs qu'ils ne soupçonnaient pas.

Paul Beorn nous emmène dans un monde plein de magie enivrante. Cette lecture m'a complètement emballée, encore plus que celle de "La Pucelle de Diable-Vert", ce qui est fort! 
Certains passages m'ont rappelé beaucoup d'autres œuvres : "Les Mystérieuses Cités d'Or", "Harry Potter", "Le Seigneur des Anneaux", "L'Histoire sans fin". 
Je me suis vraiment attachée aux personnages et j'ai une petite boule au ventre maintenant que je dois les laisser. Et puis la fin est très bien tournée...
Jolie couverture!


Emprunté à la médiathèque suite à la découverte de CoCyclics.

Site officiel de Paul Beorn : ICI.

vendredi 3 octobre 2014

Paul Beorn - "La Pucelle de Diable-Vert : Le Hussard Amoureux"


Il s'agit du livre II du dyptique "La Pucelle de Diable-Vert".
Jehanne est à la recherche de son baba, enlevée par une sylve démoniaque. Mais cette dernière a une bonne longueur d'avance et ne manque pas de stratégies machiavéliques pour lui mettre des bâtons dans les roues! Le Monde va de plus en plus mal et sa quête va la pousser à sauver les Hommes, toujours accompagnée de sa perle.

La lecture de cette suite m'a autant transportée que celle du livre I. Elle nous amène à découvrir le passé de Jehanne, à nous attacher encore plus à cette héroïne. Toutefois, je n'ai pas accroché sur la façon dont sont menés les flashbacks.
Aux environs de la page 200, j'ai eu peur de ne pas connaître toutes les réponses aux mystères soulevés depuis le commencement, mais finalement si, les cinquante dernières pages suffisent, sans que la fin ne soit bâclée. Tout est mené finement.
Cette histoire pourrait engendrer d'autres tomes... ;o)


Emprunté à la médiathèque suite à la découverte de CoCyclics.

Site officiel de Paul Beorn : ICI.

dimanche 28 septembre 2014

Paul Beorn - "La Pucelle de Diable-Vert : la Perle et l'Enfant"


La guerre fait rage dans le Royaume, la sorcellerie envahit la contrée. L'armée du Bailli chasse les ensorcelés et tâche de maintenir l'ordre. Jehanne réussit à devenir lieutenante malgré ses origines de famille pauvre. Elle semble être hermétique à la magie, aussi sa première mission est d'aller à Diable-Vert, une ville qui attire de manière anormale la population. Les évènements dépassent très vite la jeune fille. Elle se retrouve à discuter avec une perle et chargée d'un bébé, trouvés sur sa route.

Un roman excellent! On ne s'y ennuie pas!
Première fois que je lis une histoire de ce style, écrite en vieux français (ou une imitation, je ne suis pas connaisseuse). Et pourtant tout reste bien compréhensible. Les mots utilisés apportent beaucoup de charme, une ambiance moyenâgeuse dans laquelle on se trouve plongé sans effort.
J'ai beaucoup aimé découvrir les différents personnages et le bestiaire fantastique. 
Parfois, j'ai tout de même été un peu perdue par l'arrivée, sans explication, de détails dans le récit (elle arrive ensuite, mais mes neurones réfléchissaient aux pages précédentes, ce qui coupait ma lecture).

Il s'agit d'un diptyque. Ma prochaine lecture est le livre II. ;o)


Emprunté à la médiathèque suite à la découverte de CoCyclics.

Site officiel de Paul Beorn : ICI.