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mercredi 29 novembre 2023

Khaled Hosseini - "Mille soleils splendides"

Couverture Mille soleils splendides

Mariam est une jeune fille née d'une union hors mariage. Elle vit avec sa mère dans une petite maison isolée, entretenues par le père biologique, très riches qui leur rend visite de temps en temps. Jusqu'au jour où elle est mariée de force, à peine pubère, à un homme violent. Pendant la guerre, la très jeune orpheline Laila deviendra la seconde épouse. La cohabitation sera difficile...

J'ai lu ce roman pour suivre la liste des 100 livres à lire de la BBC. Quelle merveille! Il nous fait découvrir l’Afghanistan et ses mœurs de l'intérieur. L'intrigue semble très réaliste. J'ai pensé que l'auteur allait épargner le lecteur, eh bien non. Il nous met face à la terrible horreur de ce que peuvent subir les jeunes filles et femmes là-bas, l'avant et l'après l'arrivée des talibans. Khaled Hosseini a un style tout en finesse, teinté de poésie. Il m'a provoqué quelques larmes. Touchée!

 

lundi 5 juin 2017

Homère - "Iliade"


Le troyen Alexandre a enlevé Hélène, la femme de l'achéen Ménélas. Cet acte a engendré la célèbre guerre de Troie. Du côté des achéens, Agamemmon qui mène les troupes, provoque la colère du très grand guerrier Achille, qui décide de se retirer de la guerre. Son absence du champ de bataille sera décisive sur le cours des évènements.

Depuis la fin du lycée, je n'ai plus l'habitude de lire ce genre de classique. Ce retour vers le passé m'a fait un bien fou! J'ai adoré même si vers la moitié j'ai trouvé que le récit tirait en longueur. Parce que finalement, les batailles s'enchaînent les unes après les autres et l'auteur fait souvent une liste de personnages accompagnés de leur généalogie, qui ralentissent le rythme. Mais ces passages sont mieux "acceptés" grâce à la préface très utile pour comprendre le contexte. En effet, l'Iliade était une œuvre chantée devant glorifier certains guerriers.

Ce qui m'a étonnée, ce sont les détails sanguinolents donnés par Homère : cervelle écrabouillée, le bronze qui traverse la bouche, les entrailles qui tombent au sol, etc. Finalement les romans d'aujourd'hui sont soft! ;o)
Et puis certains passages m'ont faite sourire et je ne m'y attendais pas! Les dieux se querellent de manière puérile, certains guerriers se moquent et d'autres ont un ego mal placé.
Le récit est tout en poésie et très riche en métaphores. Certaines expressions sont souvent reprises et sont restés gravés dans mon esprit. J'aime beaucoup! "Propos ailés", "Achille aux pieds agiles", "l'ingénieux Ulysse", etc.
Avec l'Iliade on plonge dans la mythologie grecque et j'ai (re)découvert certaines divinités avec délectation, leurs relations plus ou moins conflictuelles, leurs personnalités bien trempées. 
Également, j'ai retrouvé certains personnages aux noms très célèbres comme Agamemmon, Ajax, Ulysse, Achille, et d'autres que j'ai découverts comme Hector, Patrocle, Nestor, etc.
Par contre - attention spoiler - où est le cheval de Troie? Achille ne meurt pas? o_O

Même si je l'ai trouvée par moments un peu longue, je ne regrette pas du tout cette lecture.

mardi 5 avril 2016

Caroline Huyghues - "Cupidon, tête de con"



Caroline Huyghues décrit sa quête de l'amouuuuuuuuuur depuis ses vingt ans, jusqu'à aujourd'hui, aux portes de la cinquantaine. Il s'agit donc d'une autobiographie. 

Alors que Caroline se dépoilait, je me suis bien poilée!!! En long, en large et en travers! Pas un paragraphe où je n'ai pas souri! 
On découvre notamment le fonctionnement des sites de rencontres, le système des rendez-vous, les échanges de SMS (ou autres), le comportement complètement dingue de certains Messieurs, etc. Les phrases foisonnent de jeux de mots et métaphores très bien trouvés. Oh, une autre fan de Grey's Anatomy! Et puis la référence à Marc Darcy m'a fait penser à Bridget Jones, une héroïne "Madame tout le monde" que j'affectionne particulièrement.

Ce qui fait peur, c'est que derrière toutes ces scènes dignes d'un "one woman show" se révèle une réalité ahurissante mais vraie.  
Et puis on se rend compte que derrière toute cette autodérision se cache un coeur sensible, qui y croit encore et toujours malgré les mauvaises rencontres. En même temps, si une femme comme Caroline poursuit cette recherche, il doit bien exister un homme dans la même situation, qui soit tout aussi honnête. Parce que franchement ce qui m'a le plus gonflée, c'est le manque d'honnêteté de la plupart, alors que c'est le minimum syndical à offrir!

Au final, Caroline croque la vie à pleines dents et savoure les moments présents. ^^

Sur ce, je vais m'offrir une petite bouteille de Chardonnay! (honte à moi, je ne connais pas)

mercredi 2 mars 2016

Raphaël Albert, Jeanne-A Debats, Raphaël Granier de Cassagnac, Johan Heliot, Nicolas Fructus - "Un an dans les airs"



Voyage extraordinaire dans la cité volante, Un an dans les airs, d'après l’œuvre de Jules Verne

Cet album retrace l'aventure vécue par Nadar, Julie Servadac, Philippe Daryl et Jules Verne, à bord de Célesterre, une cité volante. On y retrouve notamment de brillants savants, une population vivant en harmonie et autosuffisance, à la recherche d'un idéal de paix, vivant cachés du reste du Monde. 

Chaque auteur incarne un personnage qui rapporte sa vie quotidienne par le biais d'un journal de bord, comme tout habitant de Célesterre se doit d'en tenir un. On découvre un monde scientifique, artistique, politique, ainsi que des pensées philosophiques et religieuses. Finalement, le personnage principal est Célesterre, vu de quatre regards différents.

C'est la première fois que je lis un ouvrage de ce genre et j'ai été surprise par la densité du contenu! Il ne fait aucun doute qu'il ait demandé de grosses recherches documentaires. Quel boulot! Et quel résultat!!! Merveilleux! 
Je me suis baladée avec délectation au sein de cette ville aérienne, composée de ballons, ponts, câbles et même d'engins modernes en avance sur leur temps. La fée électricité est au cœur de son fonctionnement, comme j'en avais fait également le constat dans Vingt-mille lieues sous les mers.
Bien sûr les références aux romans de Jules Verne et à ses personnages sont partout. Comme je les ai lus il y a bien longtemps (à part celui du sous-marin), elles ne me disaient pas grand chose. Mais cela ne m'a pas gênée. Au contraire, elles me poussent à (re)découvrir ses écrits. Seulement la quantité m'effraie...

Les illustrations de Nicolas Fructus sont magnifiques et ont participé directement à mon sentiment d'accompagner les aventuriers à travers ce voyage extraordinaire. Ses dessins sont riches en détails. J'aurais aimé marcher réellement sur ces passerelles de bois, toucher aux parois, me plonger dans les livres de la bibliothèque, admirer les papillons de Lady Madelina Corgay.
Et puis les photographies apportent une autre dimension au récit, comme s'il s'agissait de faits historiques.

A noter que la mise en page est très soignée. Il est facile de suivre les étapes du chemin suivi par Célesterre. Un signet permet même de marquer sa page!

Je recommande cet album pour vous-même, mais aussi comme cadeau à offrir. Ce qui est mon cas. "Un an dans les airs" est une vraie pépite phénomène culte. ;o)


vendredi 4 septembre 2015

Hubert et Gatignol - "Les Ogres-Dieux : Petit"



"Petit" naît dans une famille d'ogres dégénérés, où les humains sont leurs serviteurs et... mets préférés! Son père veut le tuer à cause de sa petite taille, mais sa mère réussit à le cacher et faire élever par sa tante, amoureuse des humains.

Cette BD est hallucinante! On est plongé dans un monde glauque, gothique, où la folie côtoie l'aventure et l'amour. Les pages retracent la généalogie de cette famille d'ogres dont certains membres se démarquent.
J'ai adoré! Elle coupe l'appétit, mais je n'ai pas pu décrocher. Les images sont très bien faites, on comprend parfaitement les liens unissant les différentes membres.

J'attends le tome 2 avec impatience!


mardi 13 janvier 2015

Bernard Henninger - "Impulsion"

 

Bénédicte, brillante ingénieure en astrophysique à la retraite, raconte l'histoire de sa vie à partir de la fin de ses études. Son destin va changer le soir où son petit ami lui posera un lapin. L'attente lui fera lever les yeux sur une annonce d'appel à projets auquel elle va répondre même si personne ne croit en ses chances de le remporter. Or, son acharnement au travail, son esprit créatif la feront réussir. C'est ainsi qu'elle entame la création de la sonde Clyder, aux côtés de Rudra, qui deviendra son mari. L'objectif de cette sonde est Pluton!


Le ton de ce roman est triste, mélancolique. J'ai trouvé qu'il manquait de rythme, que les passages tiraient en longueur, d'autant plus que les redondances sont nombreuses. Mais cela contribue à générer une ambiance particulière, faite de patience notamment, à la vitesse de croisière de Clyde. D'autres relectures auraient été nécessaires, ne serait-ce que pour corriger les absences de certains mots, et la suppression des détails répétitifs. Du coup, l'écriture m'a paru un peu chaotique.

Bénédicte est un personnage intéressant grâce à la panoplie de sentiments décrits, liés aux événements qui bouleversent sa vie, le rapport aux autres, différents selon s'ils sont français ou américains, amis ou collègues. Il est jubilatoire de voir que certaines personnes la prennent de haut, parce qu'elle ne paraît pas ce qu'elle est avec son physique "effacé", c'est-à-dire un cerveau générateur de calculs inabordables pour le commun des mortels, et qu'ils se ravisent très vite dès qu'elle ouvre la bouche.
Et puis le monde de la recherche dans ce domaine est rapporté d'un point de vue interne, mettant en lumière les difficultés que rencontrent la plupart des chercheurs ou ingénieurs (recherche de financements, contrats en CDD, mise au placard). Il m'a quand même semblé que c'était un peu caricatural, cependant je ne connais pas ce secteur-là.
Il est amusant de voir évoluer, grandir et vieillir tous les personnages qui croisent la vie de l'héroïne. Chacun laisse sa trace à sa façon. L'intrigue se développe sur plus de cinquante ans. Il est d'ailleurs bon de voir comment Bénédicte s'en sort, parfois un peu trop au dernier moment, les expériences personnelles qu'elle vit au hasard des rencontres, ce qui démontre une énergie à toujours vouloir aller de l'avant malgré tout.

Finalement ma partie préférée de ce livre est le dernier chapitre, où Bénédicte combat son arthrose pour aller au bout de son rêve. Il apporte quelques bonnes surprises (qui m'ont été gâchées par un joli spoiler en bonne et due forme, grrrrrrr!). 



Livre sélectionné pour le prix de la Fiction Scientifique 2015, à l'occasion du salon du livre de Palaiseau "A plein volume" les 11 et 12 avril : ICI.

Site de Bernard Henninger : ICI.