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vendredi 9 juin 2017

Laïa Jufresa - "Umami"


Différentes personnes et familles se côtoient, vivant les unes à côté des autres autour d'une cour dans des maisons portant le nom des goûts présents dans la bouche : Sucrée, Salée, Acide, Amère, Umami. Chacune porte ses secrets, son passé et son présent plus ou moins lourds.

Merci aux éditions Folio et à Livraddict pour ce partenariat. Cette lecture m'a fait un bien fou!

Je connaissais déjà le goût umami qui correspond au monosodium de glutamate si mes souvenirs sont bons. J'en avais discuté avec ma formatrice qui donnait un cours sur les goûts. Aussi, ce titre m'a de suite interpellée et je ne regrette pas cette lecture! 

Ce roman traite de la vie tout simplement. Toutefois un peu invraisemblable puisque tous les personnages portent leurs fardeaux et pas des moindres : deuil, absence, problèmes psychologiques liés au passé, etc. Quelle est la probabilité pour que tous ces maux se retrouvent au sein d'une même communauté d'individus? Mais cela ne m'a pas gênée, sinon il n'y aurait pas cette richesse dans l'histoire.
En revanche, les détails sonnent réalistes comme la volonté d'une petite fille de vouloir créer son jardin, l'exploration des corps entre enfants, la dépression qui accompagne le deuil, l'exploration de la forêt, les histoires que l'on peut se raconter, etc. D'autre part, le franc parler dans les dialogues apportent encore plus de réalisme au récit.

J'ai adoré le fait qu'on découvre ces vies par petites touches, en revenant plus ou moins loin dans le passé. Les points de vue s'alternent entre les voisins, apportant de nouvelles informations personnelles ou justement sur les autres.
La tristesse côtoie les petits bonheurs de la vie où l'on peut se reconnaître. On a tendance à retrouver son âme d'enfant en étant témoin des jeux des enfants.
Et l'ensemble est raconté avec tellement de poésie, de finesse! Je me suis laissée porter par ces histoires individuelles mais également communes.

"Umami" nous fait aussi découvrir une facette du Mexique. Un lexique donne des explications aux termes typiques de ce pays. Il se rapporte essentiellement aux spécialités culinaires.
La milpa m'intrigue et j'aimerais bien tenter cette culture où le maïs pousse accompagné d'haricots et de courges. Sauf qu'en France, je ne suis pas sûre que le climat s'y prête. Peut-être dans le sud...

Je crois que ce roman est un coup-de-coeur pour moi. Cette lecture légère est arrivée au bon moment! J'ai dévoré ces 300 pages. Bien qu'il n'y ait pas d'action à proprement parler, on ne s'ennuie pas.

lundi 27 mars 2017

German Maggiori - "Entre hommes"


Des hommes hauts placés font la fête dans un appartement et entament une partouse en compagnie de deux travestis et d'une jeune prostituée. Seulement cette dernière meurt d'overdose. Impossible de dormir tranquilles, sachant qu'il existe une vidéo de cette petite sauterie, impossible à retrouver! L'affaire est pimentée par l'implication de bandes de truands et de flics plus ou moins équilibrés.

Merci à Livraddict et aux éditions Folio pour ce partenariat. Ce roman est à paraître, aussi je n'ai pas la couverture correspondante pour illustrer cette chronique. Je la mettrai dès que je l'aurai. ;o)

Ce roman est annoncé comme étant le "meilleur polar argentin de tous les temps" et considéré comme un "livre culte".
Eh bien... j'ai été déçue. Comme le titre l'annonce, quasiment tous les personnages sont des hommes. Finalement, je crois qu'il n'y a qu'une femme : la prostituée décédée! ^^ Cependant, n'importe quel lecteur adulte peut être sensible à ce genre de polar, même une femme. Ce n'est pas ça qui m'a dérangée.

Je pense que l'idée générale est bonne, avec l'interrogation "mais où est passée cette fichue vidéo?", l'enquête des flics déjantés et l'implication, malgré eux, des truands. German Maggiori possède un bon style dans les tournures de phrases et apporte de l'humour à cette sombre histoire, ce qui permet de ne pas verser dans le trop glauque. Parce qu'à ce niveau nous sommes servis! C'est sexe, drogue, assassinats et vols!

Là où ça ne le fait pas de mon point de vue, c'est au niveau du récit qui m'est apparu décousu. On passe de personnages à d'autres, parfois avec des décalages chronologiques, ce qui m'a un peu perdue. Sans parler de la quantité de noms à retenir! Egalement, l'histoire foisonne de digressions pour la plupart intéressantes, mais certaines sont non seulement sans intérêt mais en plus sont beaucoup trop longues. 
Et puis le changement de narration (de la troisième personne, on passe à la première du singulier qui n'est pas toujours la même, pour retourner à la troisième) m'a complètement déroutée. Je n'ai pas compris l'objectif de ce changement qui n'apporte rien, à part une rupture du rythme malvenue.
Pour couronner le tout, la fin m'a laissée sur ma faim. Attention SPOILER : LA scène que j'aurais aimé lire, n'a pas été détaillée, juste mentionnée et encore, on ne connaît pas vraiment son aboutissement (ou alors je n'ai pas compris).

mercredi 1 février 2017

M. Tuttle - "J'irai voter pour Bourbaki"


Au détour d'un spam, trois jeunes adultes se retrouvent à discuter sur leur vision du monde et de la politique. Petit à petit se dessine un projet, où chacun pourrait participer...

Je remercie Livraddict et M. Tuttle pour ce partenariat. Le titre m'a de suite interpellée étant sensible au monde politique. Or, ce roman a complètement fait écho à ma façon de penser : la politique actuelle est pourrie, tenue par une caste totalement déconnectée de la réalité du quotidien de la très très grande majorité des français. L'auteur rapporte des faits que je connaissais pour la plupart, mais pas tous. L'un n'apparaît pas je crois et il aurait pu avoir toute sa place : le lien entre Bouygues (qui ne s'arrête pas aux télécom et immobilier) et Sarkozy.
Et puis le monde virtuel, avec les réseaux sociaux, la surveillance informatique, le partage des données, prend une place prépondérante dans ce roman. J'ai appris l'existence de certains sites ou applis qui m'étaient étrangères.
Enfin, un sujet primordial qui nous concerne tous, même si certains grincent des dents lorsqu'on en parle : l'écologie. Eh oui! Nous n'avons qu'une planète, la même pour les pauvres et les riches! Alors quand j'ai entendu dans un documentaire que le but de Total était de pomper le plus de pétrole possible malgré les soucis de pollution, dans ma tête j'ai hurlé!

Vous l'aurez compris, au-delà de l'intrigue et des personnages, c'est le message véhiculé par le texte le plus important.
Le fait que M. Tuttle ait choisi d'écrire une fiction plutôt qu'un essai, me semble très judicieux. Ainsi, les idées sont plus faciles à comprendre, à recevoir et moins indigestes à lire. A mon avis, par ce biais, elles devraient toucher une plus large population. La lecture est très agréable et facile.
Aussi, l'auteur utilise la première personne du singulier, grâce au personnage principal qui nous interpelle directement. De ce fait, nous sommes impliquées dans l'histoire ce qui la rend enore plus percutante. 

Je regrette seulement que ce livre n'ait pas vu le jour plus tôt par rapport aux prochaines élections présidentielles, parce qu'il éveille réellement les consciences. En tout cas c'est mon cas : cette année, pour la première fois, je pensais m'abstenir de voter parce que "trop c'est trop" et finalement quand je ne m'intéressais pas à la politique, je me portais mieux moralement parlant, et puis après cette lecture, eh bien je me dis que non, je dois tout de même y aller. Pour le premier tour ce sera simple, pour le second je crains le pire.

Je suis très curieuse de savoir qui se cache derrière M. Tuttle. 😉

vendredi 9 décembre 2016

Guillaume Lecler - "Deux zéros et demi"


Une guerrière genre Xéna, un mage tout moche incompétent et un barbare guerrier assoiffé de renommée, se retrouvent embrigadés dans une aventure peu commune, aux rebondissements imprévisibles. Cependant, ils ne manquent pas de stratégie pour s'en sortir, un peu par hasard quand même... Le destin existe-t-il vraiment? Ou bien tout est-il question de chance?

Tout d'abord je remercie les éditions Librinova ainsi que Guillaume Lecler et Livraddict pour ce partenariat. Je me suis proposée parce que le résumé n'était pas sans me rappeler l'humour des romans de Pratchett, ou ceux de Jeanne-A Debats (bien que dans un autre genre). Et puis en fait, après lecture, il m'a carrément rappelé Serge Brussolo avec "Le Roi Squelette", mais aussi la série TV Kaamelott avec les dialogues surréalistes.
Attention, ces comparaisons ne veulent pas dire que ce roman n'est pas original. Loin de là! Juste pour signifier que les personnages principaux sont des anti-héros et que l'écrit est bourré d'humour. Mais alors là... ce que j'ai ri!!! Et sans me lasser!

Seul hic où je me suis trouvée à côté de la plaque, mais très vite j'ai compris mon erreur, c'est avec le nom du barbare : Thamer ne se prononce pas "tameur" comme je le pensais, mais "tamère". C'est pas spoiler, c'est aider. ;o)
Autre petit hic, pas mal de coquilles quand même.
Et donc laissons le négatif pas si important pour le reste qui n'est que positif.

Les personnages principaux sont tous déjantés, totalement caricaturaux, à l'image de leurs patronymes ridicules : le barbare Ethinor Thamer (donc attention à bien le prononcer), la guerrière Tallia Sans-Refus et le magicien Jermold Deux-Fois. L'auteur s'en sert pour jouer des scènes pleines de quiproquos.
Les personnages secondaires sont tout aussi succulents entre les rois, les serviteurs, les démons et les succubes. Chacun apporte sa touche de dérision à l'histoire.
L'ensemble aboutit à des situations et des dialogues hilarants, à déguster sans modération!
Et puis le suspens autour de Tallia m'a accrochée! Je voulais savoir et à chaque fois je devais ronger mon frein!

Et puis j'ai aimé la figure de style qui introduit la tour du grand mage Manu-machinchose (là ce nom vient de moi, je ne me souviens plus de son nom exact très compliqué). On n'a quand même pas eu droit à "Eh Manu! Tu descends!" "Bah pour quoi faire?" "Ben... c'est ton destin!"
Également en bonus des notes qui ne servent à rien pour la plupart, juste à rire. Guillaume Lecler ose même y interpeller le lecteur qui se trouve d'autant plus impliqué dans le récit. ^^

Ce roman est un coup de cœur, car il m'a divertie comme jamais, parce que c'était léger et que je ne me suis pas ennuyée. Dans ma tête défilaient les scènes en dessin animé. D'ailleurs une petite adaptation dans ce sens serait la bienvenue... ;o)

samedi 3 décembre 2016

Anne Rice - "Prince Lestat"


Les vampires sont tourmentés par une voix qui s'immisce dans leurs pensées et les poussent à s'entretuer. Les "anciens" décident de réagir pour conserver leur monde. Beaucoup espèrent que Lestat trouve une solution. Mais où se cache-t-il? 

Je remercie les éditions Michel LAFON et Livraddict pour ce partenariat qui me tenait à cœur, étant une grande fan de la saga des Chroniques des Vampires écrite par Anne Rice. En effet, j'ai lu quasiment tous les volumes il y a 10 ans et j'en ai gardé un très bon souvenir. Aussi, j'ai sauté sur cette occasion pour me replonger dedans!

Tout d'abord la couverture m'a interloquée. Je ne suis pas habituée à la simplicité à ce point-là. Si Anne Rice et les Chroniques des Vampires n'étaient pas si connus, je ne crois pas que ce livre attirerait le regard des lecteurs. Mais peut-être que je me trompe.

Le contenu... En fait j'ai été déçue. Je ne pense pas que ce soit dû à mes dix ans de plus ou au fait que je ne sois plus étudiante. Non. A mon avis, ma déception vient du fait que ce roman n'est pas construit de la même manière que les autres. Il fait "catalogue". On retrouve tous les vampires anciens, ceux qui ont été les personnages principaux des autres tomes, et Anne Rice explique la vie de la plupart d'entre eux. D'ailleurs ils sont tellement nombreux qu'on s'y perd un peu. De plus, certains n'apportent rien au récit, sont simplement présents, témoins des évènements. A la fin du livre - et je ne l'ai vu qu'après coup - les vampires sont listés avec un petit résumé. Je pense qu'il aurait été judicieux de noter également le titre des romans où ils apparaissent en personnages principaux ou secondaires.

Par contre, j'aime toujours autant la plume d'Anne Rice et suivre Lestat avec son caractère bien trempé. Et puis ce roman, s'il reste le dernier de la saga, achève très bien cette série : les retrouvailles de tous les vampires "principaux" et un rappel de toutes les Chroniques des Vampires. Il n'appelle pas de suite bien que découvrir la future vie de Rose et Viktor pourrait être intéressant.
Les vampires qui m'ont le plus accrochée (après Lestat) sont le duo formé par Seth et Fareed. Je ne crois pas qu'ils aient leur propre livre, et j'aurais aimé que leur histoire soit encore plus développée.
Enfin, chose importante, on en apprend plus sur l'organisation du Talamasca et on retrouve des esprits surprenants! ;o)

mardi 12 juillet 2016

Chris Simon - "Memorial Tour"


Patrice fait la surprise à sa femme Hélène d'un voyage organisé : ils partent sur les traces de la Shoah accompagné d'autres touristes. Au fur et à mesure, "l'historiquement correct" devient de plus en plus réel...

Ce petit roman est un coup de coeur pour moi! Je l'ai lu en deux jours, mais un seul aurait pu suffir.
Il narre l'exportation des français juifs ou résistants d'un point de vue très original, auquel il fallait penser et auquel je ne m'attendais pas : celui de touristes qui ont payé pour un voyage organisé qui colle à l'Histoire.

Le jeu des personnages permet au lecteur d'assister à cette expérience de différentes façons : les uns sont emballés, les autres se plaignent dès le départ, et d'autres encore suivent le mouvement, fatalistes.
Le récit est dur, en rapport avec les faits historiques, mais les pointes d'humour l'allègent, le rendent moins oppressant.

L'auteure ramène les faits historiques dans la réalité présente. Les allers et retours entre le passé et le présent sont omniprésents. Celui qui m'a le plus marquée je crois, c'est l'incrédulité des voyageurs, le fait de ne pas y croire tellement c'est énorme.
Grâce à ce roman, je me suis rappelée mes cours d'histoire. Habituellement, j'avoue boycotter cette période que ce soit en lecture ou en film, parce que je la trouve trop dure, je ne supporte pas d'entendre parler de la guerre et surtout de CETTE guerre. Or ici, j'ai été marquée comme à chaque fois, mais cela m'a paru moins "cru", moins perturbant, peut-être parce que je l'ai pris comme "seulement" une simulation.

Chris Simon nous pousse à nous questionner sur le "tourisme noir", à savoir où est la limite de la décence.
Par deux fois, j'ai vécu cette expérience, des deux côtés opposés en fait : 1) ayant subi l'explosion de l'AZF, j'ai été choquée de voir les touristes s'arrêter sur le bord de la route pour voir et prendre en photo l'endroit ravagé par la détonation ; 2) sans préméditation, je suis allée dans le village d'Oradour-sur-Glane et je ne voulais qu'une chose, repartir, je ne pensais pas que ce serait si fort, avec l'impression d'être à un enterrement, malgré les autres touristes qui ne respectaient pas les lieux.
Selon moi, le tourisme noir est malsain (ou pas) selon la façon dont l'aborde les voyageurs. Egalement, il est à proscrire lorsque des habitants vivent sur les lieux du drâme et sont encore en pleine reconstruction (à côté de l'AZF, je pense aux évènements climatiques qui ravagent des villages entiers).


Je remercie vivement Chris Simon et Livraddict pour ce partenariat qui m'a chamboulée.

dimanche 26 juin 2016

Edith Couture Saint-André - "L'homme allongé et autres nouvelles"



Ce livre est composé de six nouvelles :
  • A cœur perdu --> Un homme tombe amoureux de la prof de peinture de son petit-fils.
  • L'homme allongé Une prostituée s'est spécialisée dans le sado-maso et continue de recevoir des clients fidèles alors qu'elle est en âge de pouvoir prendre sa retraite.
  • Une belle-mère à durée indéterminée et voit sa vie chamboulée lorsqu'arrive une brue.
  • Roméo en juillet .
  • Une tête en trop Un sexagénaire drogué doit rencontrer son futur beau-frère policier.
  • Un hématome sur l'épaule .

Un grand merci à Chris EBouquin et Edith Couture Saint-André pour ce nouveau partenariat.

Ce livre est une chouette surprise! Alors que je restais mitigée à propos de "mon été avec Lucifer", cette fois-ci "L'homme allongé et autres nouvelles" m'a particulièrement bien plu! Des nouvelles liées à la mort croustillantes! Tout est dans l'art de manier l'humour macabre de l'auteure.

Ce que j'ai adoré, c'est donc l'humour qui permet de voir la mort d'une autre façon, avec le sourire finalement, mais aussi toute la poésie des histoires d'amour. Moi qui ne suis pas fan de romance, ces récits n'ont rien à voir. Les rencontres, le vécu des personnages, sont beaucoup plus intéressants, pas du tout mièvres.
Le format court convient très bien à ces histoires. On ne ressent pas le besoin de les développer comme ce peut être le cas dans ce genre littéraire.

J'ai réellement passé de très bons moments de lecture! J'aurais même apprécié quelques nouvelles supplémentaires! :op

Et puis l'illustration de la couverture est très bien trouvée! Tout à fait appropriée! ^^

dimanche 19 juin 2016

Edith Couture Saint-André - "mon été avec Lucifer"


Mathilde est célibataire, vit à Montréal et approche des 60 ans. La vieillesse l'effraie et se fait ressentir. Un jour, Lucifer lui propose un pacte : des vies à prendre contre des années de jeunesse regagnées.

Un grand merci à Chris EBouquin et Edith Couture Saint-André pour ce partenariat.

Tout d'abord, l'intrigue en elle-même ne m'a pas trop emballée. Peut-être parce que je préfère nier la vieillesse tant que je le peux encore. Or, tous ces détails à propos des années qui touchent la santé et le physique des personnages sont déprimants. Ce qui signifie aussi que le thème est bien décortiqué et décrit par l'auteure!

En revanche, le cadre m'a plu. J'ai découvert des côtés de Montréal que je ne connaissais pas : certaines expressions et aussi les escaliers externes qui m'ont poussée à faire une recherche sur le net. ^^
La plume d'Edith Couture Saint-André est très agréable à lire. L'humour allège le sérieux du récit et heureusement!

Et puis le personnage de Lucifer... Un vrai bijou! J'ai plus accroché à Lucifer qu'à Mathilde. Dois-je me poser des questions? :op Un caractère bien trempé, aux penchants diaboliques, un look d'enfer!
D'ailleurs, l'auteure réécrit les dogmes bibliques d'une manière très intéressante.

Un autre point fort est la façon dont est développé le vécu des différents protagonistes. Leur passé est rapporté de manière fluide, parfois on change même de point de vue sans que cela ne gêne.
Également,un certain côté retrouvé avec le rajeunissement est bien vu. J'espère juste qu'il ne sera pas concrétisé par la suite... Il s'agit juste d'une question de goût de ma part, comme ce que je pense de la fin.

Je ne dirai rien de concret sur la chute de l'histoire, juste que je n'y adhère pas. Un peu trop puérile à mon goût. Peut-être était-elle nécessaire en accord avec la suite de ce roman? Parce que oui, les aventures de Mathilde ne s'arrêtent pas là. ;o)

vendredi 10 juin 2016

Jean-Baptiste Ferrero - "Mourir en août"


Thomas Fiera est un enquêteur privé, quelque peu dépressif suite à un drâme personnel. Il rassemble quelques uns de ses amis "atypiques" pour l'aider dans une affaire de taupe à dénicher, au sein d'une entreprise fabriquant des composés électroniques notamment pour l'armement. A peine ont-ils débuté leur travail que la mort s'invite sur leur chemin! Ce dossier s'avère bien plus compliqué que prévu...

Ah ah ah! Mortel! ^^
L'attrait de ce roman n'est pas vraiment dans l'intrigue : j'ai rapidement deviné ce qu'il en était réellement. Donc l'intérêt n'est pas de deviner qui sont les méchants, mais ailleurs.
Là où il est très fort, c'est dans le ton, la plume de l'auteur. Tout est bourré de métaphores juteuses, fines et souvent rigolottes. Je me suis marrée! Du coup, la lecture est jubilatoire, on passe des bons moments de rires, on referme le livre tout sourire. Pourtant, il y a des meurtres, du sang, de la violence, des détails gerbants, des passages tristes.

Les personnages, cinq principaux, sont bien décrits, avec des caractéristiques tranchées. 
Là où j'ai encore trouvé un point fort, c'est dans les rôles inversés homme/femme. En effet, ce sont les femmes qui apparaissent viriles et les hommes féminins. Elles partent au combat là où ils préfèrent rester planqués derrière leur PC. Cette originalité apporte un peu plus de piquant et de déconnade.

Et puis fait étrange, au commencement j'ai cru que l'auteur relatait l'histoire vraie de l'ex-PDG sulfureux d'une entreprise que je connais personnellement, dont les activités se rapprochent aussi de l'armement (rachetée depuis). Or l'intrigue semble se dérouler dans la même région (en Essonne je dirais). Bizarre, bizarre...

"Mourir en août" est donc un mélange de polar, d'action, d'humour, d'amitié et d'amour. Il existe plusieurs romans mettant en scène Thomas Fiera. Je ne sais pas où se place ce livre chronologiquement. En tout cas, il n'y a aucun rappel sur les autres volumes et rien ne manquait. Peut-être est-ce le premier.

Je remercie chaleureusement les éditions E38 et Livraddict pour ce partenariat qui m'aura fait rire. ^^

samedi 4 juin 2016

Frédéric Czilinder - "Wake the dead"



Le soir d'Halloween, Deep Harbor est envahi par les zombies.

Je m'étonne moi-même de pouvoir résumer ce roman en une phrase! :op Pour en dire un peu plus, on suit des personnages-clé, comme les employés de la police, quelques étudiants, les parents de ces étudiants et quelques "anciens". Le fil conducteur est la bataille des vivants contre les zombies. Comment vont-ils s'en sortir? Qui va survivre?

Mon impression est mitigée. Globalement j'ai aimé, mais je n'ai pas été transportée. Je ne suis pas une experte des zombies, mais pour comparer, j'ai carrément préféré "Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amour". Et donc je réalise qu'en augmentant mon rythme de lecture, je deviens plus difficile.
MAIS, cela ne m'a pas empêchée de passer un bon moment de lecture. Je me suis laissée porter. Ne pas le lire en mangeant... Je pense à un certain passage où une certaine zombie a mangé son œil. Beurk!
Le style de l'auteur est très agréable. Son humour est appréciable et tempère l'horreur du roman.

Là où ça coince, c'est l'intrigue finalement. Beaucoup d'invraisemblances même si le sujet en lui-même est irréaliste. Attention je vais spoiler : pourquoi aller s'enfermer dans un endroit plutôt que se barrer de là??? Et puis d'habitude les fins négatives me plaisent mais là, non. Trop d'horreur, tue l'horreur? Et puis, pas mal de coquilles dans le livre et des répétitions dans certains termes.

A noter que je trouve l'illustration de la couverture très réussie.

Je remercie les éditions Armada et Livraddict pour ce partenariat.



mercredi 11 mai 2016

Olivier Norek - "Surtensions"


Victor Coste et son équipe permettent l'arrestation des kidnappeurs d'un jeune juif, mais elle a un goût amère suite à un gros cafouillage aux conséquences dramatiques. Cet évènement affecte particulièrement le capitaine qui se remet alors en question. Mais pas le temps de souffler : un évènement majeur agite toute la justice du 93, impliquant différents criminels sans qu'aucun lien ne les relie.

Ce livre qui fait suite à "Code 93" et "Territoires" est le meilleur des trois de mon point de vue. Et pourtant la barre était déjà très haute! Il est possible de les lire complètement indépendamment, mais franchement, vue ma récente expérience de lecture, j'ai adoré les découvrir chronologiquement et dans la foulée. J'ai eu l'impression que l'intensité allait crescendo intra-roman mais aussi inter-romans.

D'une manière générale, "Surtensions" est un récit réaliste, dur, violent et poignant. J'ai même versé quelques larmes.
A chaque roman on découvre une certaine facette du côté obscur de notre pays. Cette fois-ci les thèmes développés sont le milieu carcéral, les kidnappings, le vol, la mafia corse.
Bien que les crimes soient particulièrement horribles, je trouvais certaines excuses aux criminels. Ou plutôt, peut-être s'agissait-il de pitié? Parce que la vie en prison est franchement inhumaine, je ne pensais pas que c'était à ce point-là. Imaginez un innocent enfermé dans ces conditions... Et parce que chaque criminel laisse derrière lui une famille. Il y a aussi l'injustice qui fait froid dans le dos.
Plusieurs histoires parallèles s'imbriquent les unes aux autres au fur et à mesure ce qui rend l'intrigue très riche. Et le lecteur n'est pas perdu, je n'ai jamais lâché le fil.

L'équipe de Victor Coste apparaît de plus en plus comme une famille soudée. J'ai adoré cette vision. Avec le comportement de leur nouveau supérieur hiérarchique, Ventura, on se rend compte que leurs méthodes sont "douces". Ils restent professionnels même face à des tueurs, savent gérer leurs émotions, mais parfois leurs sentiments humains prennent le dessus, à la limite de ce qu'ils peuvent endurer.

Je ne sais pas si une suite est prévue. "Surtensions" est tellement fort, que j'ai peur d'être déçue. :op En même temps, je me suis attachée aux personnages et j'ai du mal à les lâcher. Pour preuve, deuxième fois que je termine un roman d'Olivier Norek au milieu de la nuit!

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon et Livraddict pour ce partenariat qui m'aura fait découvrir un auteur de polars talentueux. Merci!

lundi 11 avril 2016

Fanny Nodet-Gayral - "Le début des haricots"


Anna est parisienne, célibataire et médecin urgentiste sous le joug de son père qui est un cardiologue de renom. Ce dernier, ne supportant pas de prendre l'avion, l'envoie à San Francisco pour présenter ses travaux à un congrès. A l'aéroport le destin s'en mêle : la jeune femme va croiser le chemin d'un groupe inscrit à un stage de psychothérapie dont le thème est le courage.

Le titre "Le début des haricots" annonce tout de suite la couleur du roman. Il est très bien trouvé! Un petit jeu de mots synonyme de légèreté dans ma tête. 
L'illustration colle également au thème : d'une part une note artistique faisant penser à la psychothérapie, d'autre part des coeurs et des tracés qui rappellent la cardiologie.

Dès les premières pages, j'ai été déroutée par l'absence de dialogues directs. Elle marque une forte originalité, une forme stylée qui pourrait caractériser l'auteure, mais alors que je pensais m'y faire, je n'ai jamais adhéré. Cela m'a empêchée de plonger dans les scènes, de les vivre. Dommage... Parfois même, je cafouillais dans les échanges, je ne savais plus qui disait telle phrase.

Parce que pour le reste, rien à redire. L'intrigue est très sympa. Je me suis laissée portée par le voyage d'Anna, son amour pour sa famille (même si le lien est biaisé avec son père), ses pensées, son évolution psychologique, ses rencontres.
Le ton léger, teinté d'humour m'a permis de m'aérer l'esprit. Les personnages sont attachants, même si au final on en connaît que des traits grossiers. La décision "pratique" d'Anna n'est pas réaliste mais bon, dans ce style de roman, ce n'est pas gênant. "Soyons fous!".
Au risque de spoiler (fermez les yeux pour ceux qui ne veulent rien savoir), la scène à la "Grey's Anatomy" m'a fait de l'effet! J'étais toute fébrile comme si je regardais un épisode de cette série! 
Enfin, cerise sur le gâteau, j'ai appris de nouveaux mots comme rhinorrhée. ;o)

mercredi 6 avril 2016

Didier de Vaujany - "Le korrigan ferrailleur"


Le Monde a explosé en milliers de rochers habités par quelques rescapés de diverses espèces. Sur l'une d'elle, le korrigan Féléron tient un commerce de ferraille.

Tout d'abord, je tiens à remercier L'Ivre-book et Livraddict pour ce partenariat.

L'llustration d'Adélaïde Camp est magnifique et totalement adaptée à cette novella de fantasy. On y retrouve le cadre ainsi que le côté espiègle de l'histoire. Bravo pour ce choix!

La forme du récit est bien trouvée : un prologue qui plante le contexte, c'est-à-dire l'origine de ce monde disloqué qui conserve tout de même une certaine cohésion, la présentation de l'instrument technologique à l'origine de tout et au coeur des convoitises, puis l'histoire de Féléron, le korrigan ferrailleur, rapportée au travers de la lecture de son journal.
Or l'histoire de Féléron est dévoilée petit à petit et l'idée est franchement bonne! Son secret, mais aussi le déroulement de SA rencontre et des autres également d'ailleurs. Le rocher du korrigan a une particularité très originale qui lui permet d'établir son petit commerce. D'autre part, les caractéristiques des différentes races sont bien pensées et font partie de l'intrigue. La fin est savoureuse...
Oui bon ben finalement, tout m'a plu!

Par contre, une chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout, c'est le côté érotique de la novella. Du coup, à mon avis, elle est inadaptée à un public jeune, bien que le fond le soit. Personnellement, ce genre ne me choque pas, mais je pense qu'il vaut mieux être averti. ;o)

J'aimerais bien découvrir un roman du même style de Didier de Vaujany. "Le korrigan ferrailleur" est trop court!


dimanche 21 février 2016

Corinne Wargnier - "C'est ainsi que la vie s'est arrêtée"


A Aticamparo, des voyageurs arrivent de temps en temps en car à la recherche de tranquillité dans une pension tenue par Tessa, aidée de son fils simplet. La journée est tellement chaude que les rues sont effectivement désertes. Chaque personne amène avec elle son passé et son lot de sentiments.

Tout d'abord, je tiens à remercier Livraddict et les éditions Sur Le Fil pour ce partenariat.

J'ai aimé ce livre en tant qu'objet par son format, la douceur de la couverture et des pages, la petite photo et le bandeau "intégré" qui présente le thème du roman. Mais pourquoi ne pas avoir opté pour une photo de Corinne Wargnier puisque l'auteure est photographe avant tout? Et son "œil" est vraiment doué!
Il s'agit d'un roman où tout est centré sur les émotions, les ressentis des personnages. Ils s'analysent au travers de leur comportement, des paroles échangés, de détails qu'ils découvrent sur les autres. Finalement, chacun est épié sans forcément s'en rendre compte.
Donc si vous recherchez un livre avec de l'action, passez votre chemin!

Pour être honnête, j'avoue ne pas avoir accroché au style de l'auteure. Ses phrases sont trop alambiquées à en devenir incompréhensibles, au point où je me suis sentie inintelligente. Peut-être était-ce trop spirituel, trop dans la subtilité pour mon cerveau. Comme tout tourne autour des sentiments, des passages tirent en longueurs avec des redondances.
Pourtant l'idée de fond est bien trouvée et le manque d'action ne m'a pas gênée. J'ai apprécié l'ambiance générale qui est bien plantée. Une ambiance de huis clos dont je suis friande dans les films. Or on le retrouve parfaitement dans ce livre.
Ce sont les Wright qui m'ont le plus attendrie, même si j'avais deviné ce que contenait le sac en plastique. Leur comportement m'a rappelé mes grands-parents : beaucoup d'amour, une connaissance parfaite de son conjoint, mais des remarques un peu cassantes qui font partie de leur quotidien et prêtes à sourire.
Tous les personnages sont crédibles, bien décrits, peut-être Gab un peu moins : ses pensées à la première personne me paraissent en décalage avec son comportement quotidien, elles sont trop sensées.

Je pense que ce livre devrait être lu en plein été pour se plonger encore plus dans l'ambiance générale. ;o)

vendredi 22 janvier 2016

Pascal Bléval - "Le Chant de l'Arbre-Mère"


Les passagers du Markus ont débarqué sur Altar pour une mission. Les premiers colons ont mystérieusement disparu après avoir envoyé à l'Empire un message signalant la présence de vie non identifiée. Le commandant doit les retrouver et les sauver s'ils sont vivants et en danger. De même, la biologie d'Altar doit être analysée. 

Je remercie Pascal Bléval et Livraddict pour ce second partenariat. En effet, j'aime le style de cet auteur ainsi que son imagination.

Le roman "Le Chant de l'Arbre-Mère" m'a plu mais ne m'a pas transportée. J'ai passé un moment agréable de lecture, me suis laissée porter par l'intrigue dont l'idée est bonne.
Ce qui m'a gênée c'est le passage qui traite des relations amoureuses entre les différents protagonistes. Il versait trop dans le "je t'aime moi non plus". Et Vince m'a donné l'impression de vouloir sauter sur toutes les femmes. ;o)
D'ailleurs Vince m'a paru être un personnage incohérent : au début il m'a semblé discret, obéissant, puis ses sentiments belliqueux ont explosé d'un coup, trop dans l'autre extrême. Sans parler du fait qu'il ait vu en Hank Turner un mentor au bout de seulement 2 jours!

En revanche, les idées technologiques m'ont captivée : la communication se réalise directement de cerveau à cerveau(x) même la transmission des données, un IA qui dirige le vaisseau Markus, des robots dédiés à différentes tâches, un planétoïde artificiel qui m'a rappelé Star Wars, etc. L'IA est particulièrement bien pensée grâce à son "esprit" qui suit de curieux changements. Et là je n'en dis pas plus, à vous de le découvrir. ;o)

La découverte des autochtones est progressive ce qui pousse le lecteur à s'interroger en même temps que les passagers du Markus.
L'histoire est loin d'être toute rose et là pour le coup, elle est crédible. J'ai trouvé que le bien et le mal s'entremêlaient. En vrai il est difficile de prendre partie pour l'un des deux camps... 

Et puis, jolie couverture signée Cyrille Théry!



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mercredi 30 décembre 2015

Anne-Cerise Luzy - "L'Opale de Feu, tome 2 : l'Eau"


Cateline et sa meilleure amie Varagna, accompagnées de leurs animas, poursuivent la quête du lion ailé. Antas, le jeune homme les ayant sauvées de l'Imperator, a décidé de leur apporter son aide qui se révèle précieuse alors que les embûches se font de plus en plus nombreuses.

Tout d'abord, je remercie Livraddict et Anne-Cerise Luzy pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir la suite des aventures de Cateline.

Ce second tome m'a moins plu que le premier, à cause de la place trop importante de l'idylle amoureuse. Elle prend le dessus sur l'aventure. Je pense qu'elle doit faire mouche auprès d'un public plus jeune qui est la "cible" de ce roman.
Toutefois, je l'ai préféré grâce à la richesse des sentiments amicaux et familiaux. On se rend mieux compte des liens forts qui existent entre les animas et leurs humains, ainsi que de la relation privilégiée entre les deux amies, Cateline et Varagna. L'auteure insiste sur le fait qu'elles sont comme des sœurs. Egalement, le lien père-fille est davantage développé et la maturité de l'héroïne abordée. Celle-ci se retrouve déchirée entre les coutumes de son peuple et son amour pour Antas.

L'aventure est toujours aussi captivante. On découvre un nouvel animal magique, qui paraît fabuleux, lié à l'eau. L'environnement est superbe, très bien décrit. La rencontre reste trop courte, m'a paru rapide. :op Mais elle attise ma curiosité pour les suivants : qui seront-ils?

Les humains ne sont plus les seuls ennemis de la quête. Les éléments naturels s'ajoutent aux embûches et constituent un personnage à part entière.
Lors du premier tome les Sajaras me faisaient penser aux indiens. Ici, les Takhis m'ont rappelés les esquimaux. Il est intéressant de découvrir la confrontation des différents peuples qui s'ignoraient pour la plupart.

Je terminerai en ajoutant qu'Anne-Cerise Luzy a un style très agréable à lire. La lecture est fluide, les descriptions suffisantes, les dialogues bien menés. Et puis les personnages ont un comportement fidèle à leur caractère.

Vivement le tome 3!!! :o)

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dimanche 20 décembre 2015

Lydie Blaizot - "Le facteur 119"


Ellyard McComb, brillant ingénieur à la Sygentel, est l'inventeur des premières formes d'I.A. ("Intelligence Artificielle"). Seulement, sa première commande rencontre déjà un problème : il apprend que les I.A. possèdent des instructions qui n'étaient pas prévues au départ, ayant pour but de nuire au peuple qu'elles sont censées servir. Le scientifique réussit à déjouer ce plan sur les quatre I.A. qui n'ont pas encore été livrées...

J'ai pu découvrir ce roman grâce au partenariat avec Livraddict et les éditions voy'[el], que je remercie chaleureusement. 

Je préfère parler de suite du gros point négatif de ce livre : il lui manque une bonne relecture pour chasser les erreurs (mots en trop ou en moins, fautes de frappe, etc.). Elles sont vraiment trop nombreuses, ce qui manque de sérieux  à mon avis.

L'histoire à proprement parler... Elle est rythmée à souhait, les scènes s'alternent de façon fluide sans que le lecteur n'en perde le fil. Même lorsque les personnages deviennent nombreux, on suit très bien les localisation et présence de chacun.
Lydie Blaizot a beaucoup d'imagination et une plume très agréable à lire. Je n'ai pas décroché un seul instant et j'ai passé un chouette moment de lecture!

Le thème des I.A. est bien fouillé. Les problèmes de la conscience, des sentiments, de l'humanité, de la vieillesse, de la mort, de la relation aux humains, sont développés de façon intéressante. De plus, toutes les I.A. n'ont pas les mêmes réflexes de relation sociale. Ces interactions sont écrites des deux côtés, I.A. et/ou humains.
La politique interplanétaire est au cœur de l'intrigue. En temps normal, j'y suis hermétique mais cette fois-ci, j'ai tout compris! :op
Et puis quand on y pense, l'histoire se transforme un peu en "guerre des étoiles"! ;o)

Le qualificatif "d'enfants" pour désigner les I.A. du point de vue d'Ellyard McComb m'a un peu gênée. Je l'ai trouvé infantilisant, bien que dans les faits il les a en effet créées. Cependant, elles sont "nées" directement assez âgées aussi le terme "enfant" est un peu décalé.
Chaque I.A. a son propre caractère, ce qui permet de bien les démarquer les unes des autres et les rendent attachantes de manière différente. Le majordome Karl m'a aussi beaucoup plu grâce à sa fidélité sincère envers l'ingénieur.

En somme, "Le facteur 119" est un très bon roman de SF qui emmène le lecteur dans un monde captivant.

lundi 23 novembre 2015

Pascal Bléval - "Chroniques d'une humanité augmentée"


Le virtuel envahit de plus en plus nos vies... Julien souffre de trous de mémoire de plus en plus inquiétants. Nicolas passe son temps sur les réseaux sociaux et les jeux multi-joueurs. Marc travaille depuis chez lui dans un bureau dématérialisé grâce à son avatar. Sébastien ne sait pas où il vit vraiment après avoir connu la fin de notre monde.

"Chroniques d'une humanité augmentée" est présenté comme étant un recueil de nouvelles et à ma grande (bonne) surprise il s'agit en fait d'une suite chronologique d'histoires qui forment un tout bien cohérent, impliquant plusieurs personnes d'une même famille au sein d'un thème commun. Les intrigues gravitent autour de la virtualité en plein développement au sein de la population.

Finalement, deux mondes parallèles se côtoient et les détails apparaissent petit à petit. Les chutes sont inattendues pour le plus grand plaisir du lecteur.
J'ai eu un peu peur au début de ma lecture, parce que la première chronique rapporte la vie d'un homme souffrant de trous de mémoire. Du coup, je me suis trouvée complètement perdue à l'image du personnage ce qui, au final, constitue un bon effet!

Au-delà de la science-fiction, ce livre traite d'un phénomène contemporain et forcément l'auteur nous pousse à réfléchir sur notre vie plus ou moins virtuelle. Quelle place prend-elle dans notre quotidien bien réel? Jusqu'où sommes-nous prêts à aller? J'ai aimé cette réflexion autour d'internet. Pascal Bléval montre même l'impact d'actions virtuelles dans la vie réelle, ce qui peut effectivement arriver déjà à notre échelle.

Finalement, j'aurais bien aimé que ces petites histoires soient plus développées pour former un bon gros roman! ;o)
Alors pour répondre à Pascal Bléval : Sincèrement oui, ce recueil de nouvelles d'anticipation a été une très agréable découverte. ^^

Je remercie Pascal Bléval et Livraddict pour ce partenariat qui m'aura fait réfléchir.

Site de l'auteur : ICI.
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vendredi 2 octobre 2015

Laure Manel - "Histoire d'@"


Au nouvel An, Mathilde reçoit le mail d'un mystérieux inconnu qui avoue la connaître. Il s'agit de son meilleur ami d'enfance, Cyril, parti de l'autre côté de l'Atlantique il y a douze ans. Un échange régulier de messages se met en place réveillant leurs souvenirs et sentiments...

Le roman est entièrement constitué de mails échangés durant plusieurs mois. J'avoue avoir été un peu lassée à un certain moment, car l'histoire est un peu trop simple à mon goût et ne laisse pas de place au suspens. L'intrigue manque de piment. Heureusement, le final n'a pas suivi mon intuition pessimiste! ;o)

Mais... j'ai apprécié cette lecture légère, facile qui est loin d'être désagréable. Laure Manel développe avec talent les sentiments amicaux et amoureux. L'échange de messages est très réaliste! Le contact est établi avec une certaine tension, puis l'amitié reprend le dessus, mais une mise au point s'impose. Les sentiments ambiguës font surface, semant la confusion. Les protagonistes se tournent autour, jouent à cache-cache, avec en toile de fond la présence de leurs conjoints.
Ce qui est particulièrement bien ficelé, c'est la présence indirecte de personnages secondaires. On les découvre au travers des mots de Mathilde et Cyril! La présence des amies "toquées" est essentielle car chacune apporte son avis sur leur relation épistolaire directement et ce, en rapport avec leurs caractère et principes.
Personnellement Cyril m'a énervée! Et là je ne peux rien expliquer sous peine d'en dévoiler de trop.

Enfin, pour ne rien gâcher, Mathilde vit en Bretagne, une région que j'affectionne à 200%. ^^
Également, très belle couverture!
Merci à Laure Manel et Livraddict pour ce partenariat qui m'aura permis de découvrir un roman original par sa forme.

Site de l'auteure : ICI.
Facebook de l'auteure : ICI.

mercredi 30 septembre 2015

Arthur Ténor - "Le Royaume des Sept Tours"


Thédric Tibert mène des études de droit ennuyeuses à Paris, jusqu'au jour où il franchit les portes d'une agence de voyage particulière. En effet, elle propose des voyages vers les infinimondes, mondes parallèles au nôtre et imaginaires. Sur un coup de tête, Thédric dépense toutes ses économies pour aller au Royaume des Sept Tours une destination qui s'annonce dangereuse. Là-bas l'attend une guerre opposant les Frères-Seigneurs et les forces du Monde Noir où il se retrouve impliqué jusqu'au cou!

Le récit est narré à la première personne du singulier : le héro, Thédric Tibert, raconte ses aventures passées au Royaume des Sept Tours. Ce qui donne un point de vue très intéressant, apporte une dimension originale à la lecture. Mais du coup, les scènes décrites de manière externe, le personnage principal étant absent, m'ont gênée. Elles ne collaient pas au reste.

J'ai eu du mal à accrocher dans les premiers chapitres, parce que l'entrée en matière est rapide, on ne connaît pas grand chose de Thédric et son voyage manque de préparation. J'aurais mieux imaginé un entraînement comme celui suivi par nos astronautes. Après tout, voyager vers un infinimonde n'est pas anodin! Cependant j'ai adoré l'idée du guide touristique numérique permettant de prendre des photos et vidéos.
D'autre part, Thédric est un personnage assez antipathique et il m'a été difficile d'apprécier ses péripéties alors que je ne l'aimais pas. En fait, cette image du touriste "grande gueule" et aux manières déplacées a certainement été voulue, et franchement, c'est bien réussi! Dommage qu'il n'ait pas reçu davantage les conséquences de ses actes inconsidérés. Comme il n'est jamais blessé, que tout se déroule comme prévu, le récit manque de crédibilité.
L'humour du jeune homme rend l'histoire divertissante. Et puis même s'il devient trop "super héro", sa grosse trouille compense un peu.

A côté de Thédric, les personnages secondaires sont très intéressants. J'ai apprécié de découvrir les caractéristiques des peuples comme les elfes, les litiths ou les orques. Il en est de même avec les animaux fantastiques, en particulier les équineds qui sont des chevaux carnivores, aux griffes acérées, qui établissent un lien très fort avec leur cavalier. De plus, les paysages sont bien décrits et on ressent le côté touristique qui est l'objectif de départ de ce voyage.

D'une manière générale j'ai passé un très bon moment de lecture en appréciant la plume d'Arthur Ténor qui utilise des termes et tournures de phrases très élégants.


Je remercie les éditions Scrineo et Livraddict pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir Arthur Ténor. A noter que l'illustration de couverture ainsi que la mise en page sont particulièrement agréables.

Site de l'auteur : ICI.