Affichage des articles dont le libellé est F. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est F. Afficher tous les articles

dimanche 27 mai 2018

Gaël Faye - "Petit pays"

Quatrième de couverture : En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

"Petit pays" est un petit livre qui se lit très vite. C'est une histoire cruelle par sa réalité, en partie autobiographique. On commence par la lecture de l'enfance insouciante des gamins de quartier pour finir par la guerre qui n'a aucune pitié. On y retrouve les questionnements d'un gamin aux parents d'origines différentes (une mère rwandaise et un père français) et qui, de surcroît, se séparent.

mercredi 28 juin 2017

Elena Ferrante - "L'amie prodigieuse"


Dans un quartier pauvre de Naples, dans les années 50, Elena et Lila se lient d'amitié. Leurs relations sont relativement particulières du fait de leur caractère si différent. Toutes deux studieuses et très intelligentes, elles se lancent dans une sorte de compétition aux bons résultats. Que leur réserve la vie?

Ce roman ressemble fortement à une autobiographie, mais ce n'est pas clairement mentionné, bien que le pseudonyme de l'auteure soit identique à la narratrice, Elena.
Ainsi nous suivons sa vie et celle de son quartier avec ses habitants, de son enfance à l'adolescence.

Le sujet de fond est très intéressant. J'ai découvert une facette de l'Italie très riche en enseignements, qui m'était totalement inconnue.
On retrouve les "petits métiers", avec les galères que connaissent certains travailleurs, la façon dont certains s'en sortent malgré tout. L'isolement du quartier pauvre, l'inaccessibilité du quartier riche, mais cette limite s'atténue au fil des années. Et puis le système éducatif, avec les élèves qui peuvent continuer leurs études et ceux qui doivent arrêter non soutenus par leur famille. La rivalité des bandes de jeunes, l'histoire de leurs parents qui les poursuivent.

Elena et Lila m'ont souvent agacée, avec leur amitié fluctuante, déséquilibrée. La puérilité de la narratrice est parfois trop forte et on la retrouve dans l'écriture. Et la méchanceté de son amie est dérangeante.
Et puis le récit souffre de longueurs. Certains passages manquent de rythme. Malgré tout, la lecture reste agréable dans sa globalité. 

Je n'attends pas la suite avec impatience, mais je suis tout de même curieuse de connaître les devenirs d'Elena et Lila.

vendredi 10 juin 2016

Jean-Baptiste Ferrero - "Mourir en août"


Thomas Fiera est un enquêteur privé, quelque peu dépressif suite à un drâme personnel. Il rassemble quelques uns de ses amis "atypiques" pour l'aider dans une affaire de taupe à dénicher, au sein d'une entreprise fabriquant des composés électroniques notamment pour l'armement. A peine ont-ils débuté leur travail que la mort s'invite sur leur chemin! Ce dossier s'avère bien plus compliqué que prévu...

Ah ah ah! Mortel! ^^
L'attrait de ce roman n'est pas vraiment dans l'intrigue : j'ai rapidement deviné ce qu'il en était réellement. Donc l'intérêt n'est pas de deviner qui sont les méchants, mais ailleurs.
Là où il est très fort, c'est dans le ton, la plume de l'auteur. Tout est bourré de métaphores juteuses, fines et souvent rigolottes. Je me suis marrée! Du coup, la lecture est jubilatoire, on passe des bons moments de rires, on referme le livre tout sourire. Pourtant, il y a des meurtres, du sang, de la violence, des détails gerbants, des passages tristes.

Les personnages, cinq principaux, sont bien décrits, avec des caractéristiques tranchées. 
Là où j'ai encore trouvé un point fort, c'est dans les rôles inversés homme/femme. En effet, ce sont les femmes qui apparaissent viriles et les hommes féminins. Elles partent au combat là où ils préfèrent rester planqués derrière leur PC. Cette originalité apporte un peu plus de piquant et de déconnade.

Et puis fait étrange, au commencement j'ai cru que l'auteur relatait l'histoire vraie de l'ex-PDG sulfureux d'une entreprise que je connais personnellement, dont les activités se rapprochent aussi de l'armement (rachetée depuis). Or l'intrigue semble se dérouler dans la même région (en Essonne je dirais). Bizarre, bizarre...

"Mourir en août" est donc un mélange de polar, d'action, d'humour, d'amitié et d'amour. Il existe plusieurs romans mettant en scène Thomas Fiera. Je ne sais pas où se place ce livre chronologiquement. En tout cas, il n'y a aucun rappel sur les autres volumes et rien ne manquait. Peut-être est-ce le premier.

Je remercie chaleureusement les éditions E38 et Livraddict pour ce partenariat qui m'aura fait rire. ^^

jeudi 2 juin 2016

Sebastian Fitzek - "Le briseur d'âmes"


Caspar est amnésique et dans un hôpital psychiatrique au milieu de nulle part depuis dix jours. La veille de Noël, le quotidien du centre est bouleversé par l'entrée du "briseur d'âmes", connu par le passé pour laisser ses victimes vivantes mais totalement paralysées, comme prisonnières de leur corps. Une tempête de neige sévit à l'extérieur, le téléphone est indisponible, le système de sécurité mis en place, ce qui les isolent complètement du reste du monde.

Un roman qui m'a faite frissonner! L'ambiance stressante est très bien reproduite, du coup il est difficile d'interrompre sa lecture, comme un bon film plein de suspens. La violence, les scènes sanguinolentes sont rapportées avec talent.

On se pose beaucoup de questions sur le héros Caspar, en même temps que lui, et petit à petit on découvre son passé. Très bonne idée!
L'identité du "briseur d'âmes" paraît simple au premier abord. Un peu trop facile même... Et lorsqu'on comprend, tout se met en place avec logique.

Par contre je ne suis pas fan des fins de roman où les explications sont données les unes après les autres.

mercredi 2 mars 2016

Raphaël Albert, Jeanne-A Debats, Raphaël Granier de Cassagnac, Johan Heliot, Nicolas Fructus - "Un an dans les airs"



Voyage extraordinaire dans la cité volante, Un an dans les airs, d'après l’œuvre de Jules Verne

Cet album retrace l'aventure vécue par Nadar, Julie Servadac, Philippe Daryl et Jules Verne, à bord de Célesterre, une cité volante. On y retrouve notamment de brillants savants, une population vivant en harmonie et autosuffisance, à la recherche d'un idéal de paix, vivant cachés du reste du Monde. 

Chaque auteur incarne un personnage qui rapporte sa vie quotidienne par le biais d'un journal de bord, comme tout habitant de Célesterre se doit d'en tenir un. On découvre un monde scientifique, artistique, politique, ainsi que des pensées philosophiques et religieuses. Finalement, le personnage principal est Célesterre, vu de quatre regards différents.

C'est la première fois que je lis un ouvrage de ce genre et j'ai été surprise par la densité du contenu! Il ne fait aucun doute qu'il ait demandé de grosses recherches documentaires. Quel boulot! Et quel résultat!!! Merveilleux! 
Je me suis baladée avec délectation au sein de cette ville aérienne, composée de ballons, ponts, câbles et même d'engins modernes en avance sur leur temps. La fée électricité est au cœur de son fonctionnement, comme j'en avais fait également le constat dans Vingt-mille lieues sous les mers.
Bien sûr les références aux romans de Jules Verne et à ses personnages sont partout. Comme je les ai lus il y a bien longtemps (à part celui du sous-marin), elles ne me disaient pas grand chose. Mais cela ne m'a pas gênée. Au contraire, elles me poussent à (re)découvrir ses écrits. Seulement la quantité m'effraie...

Les illustrations de Nicolas Fructus sont magnifiques et ont participé directement à mon sentiment d'accompagner les aventuriers à travers ce voyage extraordinaire. Ses dessins sont riches en détails. J'aurais aimé marcher réellement sur ces passerelles de bois, toucher aux parois, me plonger dans les livres de la bibliothèque, admirer les papillons de Lady Madelina Corgay.
Et puis les photographies apportent une autre dimension au récit, comme s'il s'agissait de faits historiques.

A noter que la mise en page est très soignée. Il est facile de suivre les étapes du chemin suivi par Célesterre. Un signet permet même de marquer sa page!

Je recommande cet album pour vous-même, mais aussi comme cadeau à offrir. Ce qui est mon cas. "Un an dans les airs" est une vraie pépite phénomène culte. ;o)


samedi 17 octobre 2015

Gillian Flynn - "Les apparences"


Amy et Nick vivent dans le Missouri de manière très modeste, après des années beaucoup plus fastes à New York. Devenus sans emploi, elle devient femme au foyer et lui tient un bar avec sa sœur jumelle Margo. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, Amy disparaît, la maison est sans dessus dessous laissant présager le pire.

Gillian Flynn relate l'histoire d'un couple aux lourds secrets. Même au sein du couple existe beaucoup de faux-semblants d'où le titre "Les apparences". Je le trouve d'ailleurs plus percutant que le titre original "Gone girl".

Le début est particulièrement lent à un tel point que je me suis demandée pourquoi il était devenu un best-seller! Il faut attendre vers la page 200 pour que l'intrigue prenne un virage captivant. Là on ne peut plus le lâcher.
Le roman mêle histoire d'amour, de haine, de famille, une enquête policière, l'intervention des médias et d'un avocat. De bons ingrédients qui font passer un très bon moment de lecture.
Je me suis doutée du fond du problème, mais ça ne m'a pas gênée pour apprécier ce livre. Ce qui m'a surprise, c'est l'ampleur du machiavélisme des personnages! Ah oui quand même! L'auteure développe leur psychisme avec brio. Les détails sont bien réfléchis. Également, l'alternance des narrateurs Amy/Nick fait partie des qualités de ce roman.

Une histoire bien tordue comme je les aime! ^^