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dimanche 13 mai 2018

Ahmed Khaled Towfik - "Utopia"


Utopia est une enclave égyptienne de haute sécurité, où les riches ne souffrent que d'ennui. Les basses tâches sont assurées par des travailleurs provenant des bidonvilles environnants. Les jeunes passent leur temps entre le sexe et la drogue. Ils recherchent la moindre sensation forte. Un de leurs jeux favoris est le kidnapping d'un pauvre, puis sa torture jusqu'à la section d'une partie de son corps en guise de trophée.

Je l'ai lu d'une traite! C'est franchement bien écrit et du coup, on ne peut plus lâcher cette histoire qui est pourtant particulièrement sordide. 
L'auteur s'est servi de ce roman pour mettre en lumière le risque que courait une société si la classe moyenne disparaissait. En effet, celle-ci permet de faire tampon entre les riches et les pauvres. Or là, les deux classes extrêmes sont totalement séparées et se détestent. Il suffirait d'une étincelle pour que tout explose.
Pas de vrais héros, juste des personnages principaux qui racontent le même déroulement des évènements avec chacun leur point de vue de riche ou de pauvre, de chasseur ou de proie. 
Ce monde m'a donné l'impression de ne pas avoir de limites, à part Gaber, dont la morale se dévoile petit à petit, alors qu'on ne l'attend pas vraiment. La façon de penser des jeunes riches est écœurante, choquante. On aimerait qu'ils reçoivent une bonne leçon de la vie.

mercredi 1 février 2017

M. Tuttle - "J'irai voter pour Bourbaki"


Au détour d'un spam, trois jeunes adultes se retrouvent à discuter sur leur vision du monde et de la politique. Petit à petit se dessine un projet, où chacun pourrait participer...

Je remercie Livraddict et M. Tuttle pour ce partenariat. Le titre m'a de suite interpellée étant sensible au monde politique. Or, ce roman a complètement fait écho à ma façon de penser : la politique actuelle est pourrie, tenue par une caste totalement déconnectée de la réalité du quotidien de la très très grande majorité des français. L'auteur rapporte des faits que je connaissais pour la plupart, mais pas tous. L'un n'apparaît pas je crois et il aurait pu avoir toute sa place : le lien entre Bouygues (qui ne s'arrête pas aux télécom et immobilier) et Sarkozy.
Et puis le monde virtuel, avec les réseaux sociaux, la surveillance informatique, le partage des données, prend une place prépondérante dans ce roman. J'ai appris l'existence de certains sites ou applis qui m'étaient étrangères.
Enfin, un sujet primordial qui nous concerne tous, même si certains grincent des dents lorsqu'on en parle : l'écologie. Eh oui! Nous n'avons qu'une planète, la même pour les pauvres et les riches! Alors quand j'ai entendu dans un documentaire que le but de Total était de pomper le plus de pétrole possible malgré les soucis de pollution, dans ma tête j'ai hurlé!

Vous l'aurez compris, au-delà de l'intrigue et des personnages, c'est le message véhiculé par le texte le plus important.
Le fait que M. Tuttle ait choisi d'écrire une fiction plutôt qu'un essai, me semble très judicieux. Ainsi, les idées sont plus faciles à comprendre, à recevoir et moins indigestes à lire. A mon avis, par ce biais, elles devraient toucher une plus large population. La lecture est très agréable et facile.
Aussi, l'auteur utilise la première personne du singulier, grâce au personnage principal qui nous interpelle directement. De ce fait, nous sommes impliquées dans l'histoire ce qui la rend enore plus percutante. 

Je regrette seulement que ce livre n'ait pas vu le jour plus tôt par rapport aux prochaines élections présidentielles, parce qu'il éveille réellement les consciences. En tout cas c'est mon cas : cette année, pour la première fois, je pensais m'abstenir de voter parce que "trop c'est trop" et finalement quand je ne m'intéressais pas à la politique, je me portais mieux moralement parlant, et puis après cette lecture, eh bien je me dis que non, je dois tout de même y aller. Pour le premier tour ce sera simple, pour le second je crains le pire.

Je suis très curieuse de savoir qui se cache derrière M. Tuttle. 😉

mercredi 2 novembre 2016

Koushun Takami - "Battle Royale"


La République du Japon envoie chaque année des classes de 3ième, chacune isolée dans un endroit tenu secret, où les élèves doivent s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Au début du jeu, on leur distribue un sac contenant de l'eau, un peu de nourriture et une arme au hasard.

De suite j'ai fait le parallèle avec la saga d'Hunger Games, que j'ai lue il n'y a pas si longtemps. Parce que le principe est le même : dans un monde futuriste, des jeunes sont forcés à s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Et en effet, par la suite j'ai découvert les avis d'autres lecteurs et beaucoup font ce parallèle.
Cependant la comparaison s'arrête là. Ici, les combattants se connaissent tous puisqu'ils appartiennent à la même classe, et ce depuis plus ou moins longtemps. Les relations sont donc bien différentes. Tuer un être humain est déjà très difficile, mais tuer quelqu'un que l'on connaît un minimum, c'est encore pire!

Là est le point fort de ce roman : le développement des relations, l'étude psychologique de chacun en accord avec sa personnalité. Et il y a de tout! De l'élève timide au psychopathe, en passant par le naïf ou le calculateur. Il en découle des stratégies diverses, certaines surprenantes.
J'ai juste parfois trouvé que certains comportements ou dialogues étaient trop caricaturaux, ne collaient pas avec cette hypothétique réalité. 

En tout cas, on ne s'ennuie pas, l'action et le suspens sont partout. Et puis, bien vu le décompte des élèves restants en fin de chapitre! Mais du coup, parfois je trichais en regardant le nombre à venir. ;o)

Une chose est sûre, le roman est tellement violent que je ne regarderai pas le film! De mon point de vue, la violence par écrit est plus tenable que la violence par images.

mercredi 17 août 2016

Jean Teulé - "Héloïse, ouille!"


Abélard devient le précepteur d'Héloïse, et son voisin de chambre. Le bel homme lui prodigue alors des cours d'un genre tout autre que celui attendu...

Ce roman est basé sur des faits réels (Héloïse et Abélard sont enterrés au Père Lachaise). J'en ai entendu parler lors de l'interview de Jean Teulé dans l'émission "On n'est pas couché". Les avis sur Livraddict ont émoussé mon envie, mais je ne regrette pas de ne pas m'y être arrêtée. Parce que oui, ce livre m'a beaucoup plu! C'est le premier du genre que je découvre. 

Le ton est complètement grivois. La dureté des faits en est allégée et la lecture est divertissante.
Ce livre est pour un public averti. Il verse dans un érotisme aux images crues, ébouriffantes. Personnellement je n'ai pas été choquée, les mots et métaphores choisis collent au contexte historique, enfin je crois.

J'ai été touchée par le destin d'Héloïse. Si jeune... Les mœurs d'autrefois étaient vraiment machistes! Grrr!
Et puis mine de rien, on en apprend pas mal sur cette époque autour de 1100.

Bref, j'ai aimé cette histoire, ainsi que le style choisi par Jean Teulé.

mercredi 30 septembre 2015

Arthur Ténor - "Le Royaume des Sept Tours"


Thédric Tibert mène des études de droit ennuyeuses à Paris, jusqu'au jour où il franchit les portes d'une agence de voyage particulière. En effet, elle propose des voyages vers les infinimondes, mondes parallèles au nôtre et imaginaires. Sur un coup de tête, Thédric dépense toutes ses économies pour aller au Royaume des Sept Tours une destination qui s'annonce dangereuse. Là-bas l'attend une guerre opposant les Frères-Seigneurs et les forces du Monde Noir où il se retrouve impliqué jusqu'au cou!

Le récit est narré à la première personne du singulier : le héro, Thédric Tibert, raconte ses aventures passées au Royaume des Sept Tours. Ce qui donne un point de vue très intéressant, apporte une dimension originale à la lecture. Mais du coup, les scènes décrites de manière externe, le personnage principal étant absent, m'ont gênée. Elles ne collaient pas au reste.

J'ai eu du mal à accrocher dans les premiers chapitres, parce que l'entrée en matière est rapide, on ne connaît pas grand chose de Thédric et son voyage manque de préparation. J'aurais mieux imaginé un entraînement comme celui suivi par nos astronautes. Après tout, voyager vers un infinimonde n'est pas anodin! Cependant j'ai adoré l'idée du guide touristique numérique permettant de prendre des photos et vidéos.
D'autre part, Thédric est un personnage assez antipathique et il m'a été difficile d'apprécier ses péripéties alors que je ne l'aimais pas. En fait, cette image du touriste "grande gueule" et aux manières déplacées a certainement été voulue, et franchement, c'est bien réussi! Dommage qu'il n'ait pas reçu davantage les conséquences de ses actes inconsidérés. Comme il n'est jamais blessé, que tout se déroule comme prévu, le récit manque de crédibilité.
L'humour du jeune homme rend l'histoire divertissante. Et puis même s'il devient trop "super héro", sa grosse trouille compense un peu.

A côté de Thédric, les personnages secondaires sont très intéressants. J'ai apprécié de découvrir les caractéristiques des peuples comme les elfes, les litiths ou les orques. Il en est de même avec les animaux fantastiques, en particulier les équineds qui sont des chevaux carnivores, aux griffes acérées, qui établissent un lien très fort avec leur cavalier. De plus, les paysages sont bien décrits et on ressent le côté touristique qui est l'objectif de départ de ce voyage.

D'une manière générale j'ai passé un très bon moment de lecture en appréciant la plume d'Arthur Ténor qui utilise des termes et tournures de phrases très élégants.


Je remercie les éditions Scrineo et Livraddict pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir Arthur Ténor. A noter que l'illustration de couverture ainsi que la mise en page sont particulièrement agréables.

Site de l'auteur : ICI.

lundi 22 juin 2015

Vanessa Terral, Sophie Dabat, Morgane Caussarieu - "Black Mambo"


Ce livre est composé de trois nouvelles de trois auteures françaises différentes :
  • L'ivresse du djinn - Vanessa Terral
  • La danse éternelle des roseaux - Sophie Dabat
  • Les enfants de Samedi - Morgane Caussarieu
Ce recueil nous embarque dans des histoires de magies, d'ensorcellements, de buveurs de sang, dans des contrées exotiques complètement différentes les unes des autres. Trois plumes de talents dont j'ai envie d'en lire plus!

"L'ivresse du djinn" est la nouvelle qui m'a le moins emballée. Pourtant elle est très bien décrite et le climat d'horreur m'a touchée, dérangée (dans le bon sens du terme). En fait, le contexte de l'histoire ne correspond pas à mes goûts. ;o)
"La danse éternelle des roseaux" est un thriller qui tient le lecteur en haleine. Les va-et-vient entre passé et présent, entre Marseille et le Swaziland, sont un peu déroutants, mais finalement je n'ai pas été perdue. Le Roi est bien sombre à souhait, ainsi que son frère calculateur. Les personnages sont très bien dépeints, on se les imagine sans difficulté. Les indices sont amenés petit à petit, intelligemment.

"Les enfants de Samedi" a ma préférence, parce qu'on découvre une facette de la Nouvelle-Orléans bien particulière. Celle du bayou, de la magie vaudou. L'intrigue met en jeu plusieurs types de personnages obscures : les sorciers, les esprits, les vampires. Le punk Mika, avec son côté délirant, apporte de l'oxygène à l'ambiance générale angoissante et ténébreuse. Cette nouvelle m'a beaucoup divertie! J'ai aimé le côté direct de la narration. Les détails sont donnés sans détours, du langage de Mika, aux scènes de sexe non édulcorées. L'accent reproduit dans les dialogues apporte beaucoup de réalisme. Du coup, je suis à la recherche de rhum de Louisiane. :op
 

Site de Vanessa Terral : ICI.
Site de Sophie Dabat : ICI.
Site de Morgane Caussarieu : ICI.

samedi 22 novembre 2014

"13 à table!"


"13 à table!" est un recueil de 13 nouvelles en faveur des Restaurants du Cœur. 5 € pour 3 repas distribués. 274 pages de lecture autour du thème de la nourriture, du repas.
  • Olympe et Tatan - 
  • Une nouvelle assez drôle.
  • Plus d'une fois j'ai eu envie de secouer Monique pour qu'elle riposte à la torture psychologique de sa belle-mère. Très bien raconté. Récit énervant! ;o) 
Un peu trop d'histoires de fantômes dans ce recueil, beaucoup de morts. A cause du nombre 13?!
Ce que je retiendrai : la découverte d'auteurs que je ne connaissais pas, beaucoup d'émotions, de la tendresse, des chutes surprenantes.
Coups de cœur pour les nouvelles d'Agnès Ledig, de Pierre Lemaître et de Bernard Werber. J'ai aussi aimé l'histoire glauque de Maxime Chattam et la leçon de vie apportée par Eric-Emmanuel Schmitt.

Merci pour cette initiative.

Lecture commune avec Séverine et Mamzelle Mélo. J'aime ce partage, merci les filles! :o)

Le site des Restaurants du Cœur : ICI


vendredi 17 octobre 2014

"Ténèbres 2014"


"Ténèbres 2014" est un recueil de 14 nouvelles de fantastique et d'horreur :
  • Petite Miss à mort
Il s'agit en majorité d'histoires d'horreurs soft, aux ambiances lugubres, oppressantes. 
Il y en a auxquelles je n'ai pas du tout accroché, comme "Reines d'Egypte" dont on voit clairement le dénouement ou "Ils entrent par les murs".
Mes préférées sont "ArianRoad" et "La vengeance à huit pattes".

"ArianRoad" : on se plonge vraiment dans l'ambiance d'une voiture qui trace sa route, sans itinéraire prédéfini. Cette histoire m'a rappelé la plume de Stephen King. On passe outre les invraisemblances. L'intrigue est bien menée.

"La vengeance à huit pattes" : comme le titre le sous-entend, il s'agit d'une araignée. Or, c'est MA phobie! J'ai beaucoup appréhendé et au final, j'ai adoré! Je me suis marrée à cette lecture. En effet, en parallèle du pan horreur, il existe un pan de dérision, d'humour qui rend acceptable le glauque et étonne par son côté décalé.



Emprunté à la médiathèque dans le cadre du club SFFF.

mardi 2 septembre 2014

JRR Tolkien - "Bilbo le Hobbit"


Aaaaaah! Quel bonheur de retrouver ce monde après la lecture de "Le Seigneur des Anneaux"!
En fait, je suis tombée par hasard dessus à la médiathèque. Cette histoire est fidèle à la saga. Elle précède l'épopée de la Communauté de l'Anneau.

Bilbo, encore un jeune hobbit, se retrouve embarqué dans la quête d'un groupe de nains qui veulent reconquérir leur trésor, volé et gardé par un dragon sanguinaire. L'idée de l'intégrer provient du magicien Gandalf.
On retrouve ici les ingrédients mystiques qui ont fait la renommée de l'auteur. Dépaysement assuré! Place à l'imaginaire.

Très bon choix de livre à l'occasion de mes vacances bretonnes! ^^


Livre emprunté à la médiathèque.