Affichage des articles dont le libellé est S. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est S. Afficher tous les articles

mercredi 29 novembre 2023

Søren Sveistrup - "Octobre"

Couverture Octobre 

Octobre... Une femme est retrouvée assassinée dans son jardin, affreusement mutilée. Au-dessus d'elle est suspendu un bonhomme en marrons. L'inspectrice Thulin est chargée de l'enquête et se retrouve accompagnée de l'inspecteur Hess, plus ou moins viré d'Europol.

J'ai lu ce thriller vraiment par hasard : je souhaitais valider une consigne du challenge Pokemon ("un roman à lire en octobre"), eh bien quelle énorme surprise! Un livre impossible à lâcher tellement le suspens est omniprésent! L'enquête est bien complexe et aboutit à une fin surprenante. Deux histoires parallèles s'imbriquent petit à petit.
Un bémol pour les habitués de thriller/polar : les personnages ont des caractères et failles classiques, ils ne sont pas originaux. Après, c'est un très bon roman qui défile vite. Et puis j'ai découvert le Danemark. C'est le seul roman de cet auteur. Surprenant vu son écriture si agréable.
Attention aux âmes sensibles, certains passages frisent l'horreur.

mercredi 9 août 2017

Lori Nelson Spielman - "Demain est un autre jour"


Suite au décès de sa mère, Brett Bolhinger pensait qu'elle deviendrait PDG de l'entreprise familiale. Au lieu de ça, elle se retrouve à devoir valider les souhaits qu'elle avait listés étant gamine. Or, cette tâche est loin d'être facile et la jeune femme va voir sa vie se transformer.

Cette lecture a été très rafraîchissante. L'histoire est légère, un peu naïve, un peu trop versé dans la romance, mais j'avais besoin de ça actuellement et ce roman a parfaitement joué son rôle. Par contre, je recherchais un déclic que je n'ai pas trouvé, comme j'ai pu l'avoir après les lectures de Laurent Gounelle.

Au-delà de l'intrigue, on trouve des thèmes sérieux qui poussent à la réflexion : les liens entre les différents membres d'une famille, leurs différents ressentis face à une situation, le rapport des gens à l'argent, l'altruisme, les questions existentielles d'une femme trentenaire, etc. 
Finalement, le ton était beaucoup plus sérieux que ce à quoi je m'attendais. Le rappel du décès de la mère est omniprésent, ce qui m'a semblé apporter une noirceur dont je me serais bien passer, mais en même temps, comment faire autrement puisque c'est le cœur de l'histoire narrée. Sans parler de l'évènement clé en seconde partie du livre où là, on plonge carrément dans le drame...

Après réflexion, une lecture pas si légère... et pourtant pleine d'émotions positives.

lundi 24 avril 2017

Olga Slavnikova - "La tête légère"


Maxime Ermakov est un homme quelconque, accusé d'avoir une tête anormale provoquant des dysfonctionnements meurtriers dans le monde, tels qu'attentats, incendies, catastrophes naturelles. Les pronostiqueurs sociaux lui annoncent que son suicide permettrait aux évènements de rentrer dans l'ordre. Seulement, Maxime n'a aucune envie de mourir!

"La tête légère" pousse au questionnement, notamment celui de l'intérêt individuel face à l'intérêt collectif. Vaut-il mieux sacrifier UN homme pour le bien de tous? Seulement voilà, cet homme a son mot à dire. Ce n'est pas qu'un pion. Derrière il y a un être pensant qui est censé se suicider et non se faire tuer.
 
Ce roman est très dense. J'ai aimé le sujet, ainsi que le style de l'auteure, dont la plume est très poétique, avec des métaphores originales. Mais il souffre d'énormes longueurs qui m'ont un peu ennuyée. Et puis les points positifs sont très rares. L'ambiance est majoritairement sombre et glauque, ce qui m'a rendu la lecture lourde. Le sort s'acharne sur Maxime qui n'a rien demandé, du coup j'ai trouvé l'histoire complètement injuste, l'apothéose arrivant dans les dernières pages.
J'ai eu du mal à entrer dedans et je crois que ce n'est qu'à la moitié du livre où j'ai commencé à accrocher. Pourtant, l'idée est bonne!
Le héros a un côté très antipathique et paradoxalement je me suis attachée à lui. Peut-être parce que "trop c'est trop" et je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir le défendre, qu'il s'en sorte face à cette montée de haine contre lui.

Une chose est sûre, "La tête légère" ne m'a pas laissée indifférente.

dimanche 19 mars 2017

Rocco Siffredi - "Rocco par Rocco"


Comme il s'agit d'une autobiographie, je ne fais pas de résumé.

Rocco se raconte et se la raconte. J'ai aimé découvrir l'envers du décor du porno, mais c'est du point de vue de Rocco qui a su se faire un nom dans ce milieu bien particulier. Et franchement, mais quel vantard! Il n'hésite pas à s'autoféliciter!
Après il sait rendre hommage à sa famille, ses amis, à ceux qui l'ont aidé.
Donc dans ce livre, Rocco Siffredi raconte son parcours, de sa jeunesse à son arrêt comme acteur du porno.


dimanche 5 mars 2017

Leïla Slimani - "Chanson douce"


Une nounou exceptionnelle, chaudement recommandée par ses anciens employeurs, assassine les deux jeunes enfants dont elle a la charge et loupe son suicide. Mais pourquoi?

"Chanson douce" a reçu le prix Goncourt 2016. Je l'ai lu parce qu'il fera l'objet du prochain bookclub sur Livraddict. J'ai eu peur de ne pas pouvoir l'emprunter à la médiathèque car tous les exemplaires étaient déjà sortis et réservés!
Du coup j'en attendais beaucoup et j'ai été un peu déçue parce qu'il n'y a pas de suspens, pas de surprise. 

Toute la teneur de ce roman est dans la narration, le déroulement de l'histoire de cette famille sans histoire qui a recruté une nounou aux références exceptionnelles. Et peu à peu, on découvre qui est réellement Louise. Comment elle en est arrivée à commettre cette acte extrême. 
Et franchement, la plume de Leïla Slimani est très agréable. L'histoire est bien menée et se lit très vite (moins d'une semaine pour ma part). Le lecteur a le point de vue des différents acteurs et témoins. 

Je ne classerais pas ce livre dans les thrillers parce qu'il n'y a pas de vrai suspens ou d'enquête à proprement parler. Ce sont les psychologies de chacun qui sont décortiquées, essentiellement celles de Louise, la nounou, et de Myriam, la mère des enfants. Et à travers cette dernière, est remis en question le rôle de la femme dans son foyer. Pas simple.

vendredi 18 novembre 2016

Ahmed Saadawi - "Frankenstein à Bagdad"



Bagdad subit des attaques terroristes à répétition. Pendant ses tournées, un chiffonnier récolte des morceaux de cadavres pour les assembler. Cet "être" prend vie lorsqu'il est investi par l'esprit d'un gardien d'hôtel mort lors d'un attentat. Il part tuer les assassins des victimes qui le constituent. 

Je n'ai pas particulièrement aimé cette lecture. Le récit m'a semblé sans relief. La ligne temporelle n'est pas rectiligne et forme des va-et-vient un peu déroutants. Le style de l'auteur ne m'a pas accrochée. Et puis chose étonnante, "Frankenstein" n'est pas le personnage principal. En fait, il n'y en a pas.

En revanche le décor, l'ambiance de quartier sont bien plantés, tout comme les relations entre les personnages (même absents) et les sentiments liés aux attentats. Ce sont les personnalités de chacun qui m'ont le plus plu, avec leur histoire personnelle, leurs espoirs et désirs.

Ce roman est donc un mélange de réalité avec les attentats, la fuite des habitants, la présence de l'armée américaine, et de science-fiction avec "Frankenstein", l'équipe de voyants.

mardi 12 juillet 2016

Chris Simon - "Memorial Tour"


Patrice fait la surprise à sa femme Hélène d'un voyage organisé : ils partent sur les traces de la Shoah accompagné d'autres touristes. Au fur et à mesure, "l'historiquement correct" devient de plus en plus réel...

Ce petit roman est un coup de coeur pour moi! Je l'ai lu en deux jours, mais un seul aurait pu suffir.
Il narre l'exportation des français juifs ou résistants d'un point de vue très original, auquel il fallait penser et auquel je ne m'attendais pas : celui de touristes qui ont payé pour un voyage organisé qui colle à l'Histoire.

Le jeu des personnages permet au lecteur d'assister à cette expérience de différentes façons : les uns sont emballés, les autres se plaignent dès le départ, et d'autres encore suivent le mouvement, fatalistes.
Le récit est dur, en rapport avec les faits historiques, mais les pointes d'humour l'allègent, le rendent moins oppressant.

L'auteure ramène les faits historiques dans la réalité présente. Les allers et retours entre le passé et le présent sont omniprésents. Celui qui m'a le plus marquée je crois, c'est l'incrédulité des voyageurs, le fait de ne pas y croire tellement c'est énorme.
Grâce à ce roman, je me suis rappelée mes cours d'histoire. Habituellement, j'avoue boycotter cette période que ce soit en lecture ou en film, parce que je la trouve trop dure, je ne supporte pas d'entendre parler de la guerre et surtout de CETTE guerre. Or ici, j'ai été marquée comme à chaque fois, mais cela m'a paru moins "cru", moins perturbant, peut-être parce que je l'ai pris comme "seulement" une simulation.

Chris Simon nous pousse à nous questionner sur le "tourisme noir", à savoir où est la limite de la décence.
Par deux fois, j'ai vécu cette expérience, des deux côtés opposés en fait : 1) ayant subi l'explosion de l'AZF, j'ai été choquée de voir les touristes s'arrêter sur le bord de la route pour voir et prendre en photo l'endroit ravagé par la détonation ; 2) sans préméditation, je suis allée dans le village d'Oradour-sur-Glane et je ne voulais qu'une chose, repartir, je ne pensais pas que ce serait si fort, avec l'impression d'être à un enterrement, malgré les autres touristes qui ne respectaient pas les lieux.
Selon moi, le tourisme noir est malsain (ou pas) selon la façon dont l'aborde les voyageurs. Egalement, il est à proscrire lorsque des habitants vivent sur les lieux du drâme et sont encore en pleine reconstruction (à côté de l'AZF, je pense aux évènements climatiques qui ravagent des villages entiers).


Je remercie vivement Chris Simon et Livraddict pour ce partenariat qui m'a chamboulée.

samedi 19 septembre 2015

Alan Spade - "Le cycle d'Ardalia : les flammes de l'Immolé"

 


Valshhyk, le maître des flammes, est libre, prêt à anéantir les peuples d'Ardalia pour régner. Mais c'est sans compter le groupe constitué d'helevens et de malians, qui tentent de convaincre les kongros de les aider dans leur combat. L'avenir s'annonce bien sombre...

Ce troisième et dernier tome est très dense : de nombreuses intrigues stratégiques, plusieurs quêtes, des batailles et beaucoup de morts. J'avoue que la multiplicité des scènes m'a perdue, je ne savais plus qui savait quoi, et je me mélangeais dans le rôle des personnages devenus très nombreux. En fait, à la fin figure une liste les regroupant, mais comme je l'ai lu en Ebook, je ne l'ai remarquée qu'une fois trop tard (peut-être qu'elle serait mieux placée, juste après la page de la carte d'Ardalia?).

Cet opus est tout aussi captivant que les précédents. Le rythme est rapide. On découvre les caractéristiques fascinantes des kongros, ces êtres-rochers. Ils sont solides mais pas invincibles et savent se sacrifier pour le succès des autres.
Les algams prennent une grande place. Le lien privilégié qui les unie aux helevens est très bien développé. Il est agréable de comprendre ce que ressentent les êtres du vent lorsqu'ils volent accrochés à leur dos. Leur intelligence, avec cette aura divine, fascine. Ils sont les seuls maîtres de leurs décisions. Ceux qui les chevauchent ne peuvent que les accepter. Laneth en sait quelque chose!
Lominan, l'héroïne maliane, se montre encore plus forte. Sa magie prend de l'ampleur et se trouve même décisive.

Les scènes de combat sont vivantes. On suit tout à fait l'enchaînement des actions. Celle mettant en jeu le pouvoir du vent m'a particulièrement plu. Je ne peux pas en dire plus.

Au risque de spoiler... j'ai apprécié le retour aux sources, retrouver les paysages décrits au tout début du cycle d'Ardalia. Certains personnages ne changent pas. :op


Je remercie Alan Spade pour m'avoir évité de rester en plein suspens en m'offrant son livre. ;o)

Site de l'auteur : ICI.
Son lien facebook : ICI.

mercredi 19 août 2015

Alan Spade - "Le cycle d'Ardalia : Eau Turquoise"

 


Le petit groupe d'helevens et de malians parti à la recherche de l'ami d'enfance de Pelmen, fuit Sinista, la ville maléfique qu'ils viennent de découvrir. Leurs ennemis les poursuivent alors qu'ils tentent d'avertir les leurs. 

"Eau Turquoise" suit "Le souffle d'Aoles" dans la trilogie du cycle d'Ardalia. J'avais bien accroché au premier tome et le second m'a plu encore davantage. 
Le rythme est soutenu, l'action très présente. L'intrigue alterne entre les helevens et les malians sans perdre le lecteur, ajoutant un peu de piment à la lecture car de cette façon, le suspens est plus fort.
Cette histoire regorge de magie et d'êtres fantastiques, est faite d'amour et de haine. J'aime ce monde imaginaire qui porte au rêve, bien qu'ici l'ambiance soit plus glauque.

Comme les titres le sous-entendent, dans le premier tome on découvre les us et coutumes du peuple des helevens, et cette fois-ci ce sont les malians, que l'on apprend à connaître. Ces derniers ont un mode de fonctionnement très complexe. Finalement on retrouve les quatre éléments : le vent pour les helevens, l'eau pour les malians, la terre pour les krongos, le feu pour les êtres maléfiques.

L'histoire prend un tournant très "politique" et comme souvent, cette facette me perd un peu. Beaucoup de noms entrent en scène et j'ai eu du mal à rester concentrée sur qui était allié avec qui, sur la provenance raciale des différents grades (hortal, haut hiérarque, etc). En fait, il existe un récapitulatif des personnages à la fin du volume, ce que je n'ai vu qu'après-coup. ;o)

Les destins et aptitudes de Pelmen, Xuven et Lominan se révèlent, satisfaisant enfin notre curiosité! On comprend mieux le comportement du vieil oncle.
Les personnages secondaires sont très importants et se trouvent quasiment au même niveau que les héros. Tous ont des points faibles surtout liés à leur caractère. 
Lominan m'a beaucoup captivée dans ce tome. La maliane est bourrée de défauts et pourtant ses pensées montrent un tournant décisif. C'est très subtil... Egoïste, mais pas tant que ça. A vrai dire, ses actions semblent la surprendre elle-même!

Me voilà en plein suspens, pressée de lire le tome 3, "Les flammes de l'Immolé". ^^


Je remercie Alan Spade pour ce livre offert et Livraddict pour ce partenariat.

Site de l'auteur : ICI.
Son lien facebook : ICI.

samedi 6 juin 2015

Alan Spade - "Le Cycle d'Ardalia : Le souffle d'Aoles"

 


Pelmen, un jeune heleven, travaille durement dans une tannerie. Cette tâche lui pèse de plus en plus depuis qu'il a fait la connaissance de son ami Teleg et de sa famille. Le patriarche, Maître Galn, le prend sous son aile pour lui apprendre le tir à l'arc et lui propose de les suivre dans une autre ville comme son apprenti en menuiserie. Mais tout ne se déroule pas selon ses désirs, bien au contraire! Son père s'oppose à son départ, l'obligeant à fuir, et une fois la famille de Teleg rejointe, celle-ci se disloque. Ces évènements vont le plonger dans une aventure complètement imprévue, loin de la tannerie!

Cette lecture m'a énormément plu. L'aventure ne perd jamais le rythme et nous embarque dans des contrées fantastiques.
On croise une faune et flore particulières qui dessinent des paysages incroyables. L'architecture urbaine est également originale. J'ai aimé cette image de passerelles disposées autour d'un rocher, plus ou moins en altitude. Mon coup de cœur va aux "arbres à vent" qui accélèrent les courants d'air et qui servent à la circulation routière des helevens, mais aussi aux nidepoux qui tirent les chariots.
Et puis plusieurs peuples intelligents coexistent dans ce monde aux deux lunes, ce qui m'a rappelé ma lecture récente de la saga d'Omale de Laurent Genefort. Leurs caractéristiques anatomiques, physiologiques, ainsi que leurs us et coutumes sont bien décrits, il est ainsi aisé de les imaginer. Il en découle des atouts et des faiblesses qui entrent en jeu dans cette aventure.

"Le Souffle d'Aoles" est un roman où la magie est omniprésente, bonne ou maléfique, impliquant les éléments feu, air et eau.
Pelmen semble être promis à un destin particulier qui se révèle par petits bouts au fur et à mesure de l'intrigue. Mais il est loin d'être un "super héro", ce que je trouve beaucoup mieux! Il lui faut travailler pour se renforcer.
Son oncle, Xuven, est mystérieux et se dévoile de la même façon, par petites touches surprenantes. Sa sagesse en fait un personnage attachant.

Ce premier tome est suivi des romans "Eau turquoise" et "Les Flammes de l'Immolé" que j'aimerais lire également. ;)


Je remercie Alan Spade de m'avoir offert son livre et Livraddict de m'avoir une nouvelle fois sélectionnée malgré le partenariat "Le Vagabond" du même auteur. Merci pour votre confiance.

Site de l'auteur : ICI.
Son lien facebook : ICI.

mercredi 20 mai 2015

Alan Spade - "Le Vagabond et quatre autres thrillers"


Ce livre est composé de cinq nouvelles :
  • Le Vagabond Vick Lempereur est un ancien mercenaire devenu vagabond qui doit mener une mission dans un train en Afrique. Des obstacles ne lui facilitent pas la tâche.
  • Le Baiser de la lionne Vick Lempereur est embauché par un photographe français pour lui servir de chauffeur safari durant 3 jours. Son "employeur" n'est pas celui qu'il semble être...
  • Shopping Une entreprise à la pointe de la bio-informatique met au point une intelligence artificielle en grillant les étapes.
  • Votre santé, c'est notre avenir Suite au safari africain, Vick Lempereur est en France pour s'attaquer à une entreprise pharmaceutique, responsable de ses mésaventures.
  • Grand Pouvoir Séculaire (GPS) Le GPS d'un footballeur renommé l'embarque malgré lui dans des régions particulièrement étranges.

En toute franchise, j'ai eu du mal à adhérer aux deux premières nouvelles "Le Vagabond" et "Le Baiser de la lionne". Les récits m'ont paru décousus et m'ont souvent perdue. J'ai même parcouru une seconde fois les pages de "Le Vagabond" en diagonale pour comprendre la suite des évènements. Les liens entre les différents personnages me restent encore obscurs. C'est moins le cas pour "Le Baiser de la lionne". Je crois que ça provient de la trop grande rapidité, à mon goût, du déroulement de l'histoire. Du coup, ça manque de développement, d'explications, certainement dû au format de nouvelle.
Cependant Vick Lempereur est bien dépeint et accrocheur par son côté décalé. Il se fiche de son apparence, est un homme sans peur qui affronte les évènements les uns après les autres sans ciller. Il est mystérieux et son passé semble très lourd. On aimerait en savoir plus, mais peut-être d'autres nouvelles sont-elles prévues?

Là où j'ai été emballée, c'est avec les deux nouvelles suivantes qui sont "Shopping" et "Votre santé, c'est notre avenir". J'aime ces thématiques tournées vers les biotechnologies de pointe. De plus, "Shopping" représente un peu, de manière caricaturale, le problème actuel des personnes qui se plongent dans leur ordinateur et se coupent de la réalité. En parallèle, la gestion des données personnelles est abordée.

Toutes les histoires mettent en jeu de la magie ou des pouvoirs. Ceux de "Votre santé, c'est notre avenir" rappellent beaucoup certaines séries TV. Je ne peux pas en dire plus sans dévoiler le cœur de l'intrigue qui est vraiment intéressant. La chute m'a plu, parce qu'elle n'est pas fermée. On peut s'attendre à lire d'autres aventures du Vagabond (à tort ou à raison?).

"Grand Pouvoir Séculaire" m'a moins embarquée à cause du thème qui m'a rappelé une autre nouvelle (ArianRoad d'Hélène Meignin) publiée dans "Ténèbres 2014". Mais j'ai quand même bien apprécié cette lecture parce qu'Alan Spade y décrit très bien les régions traversées et les personnages rencontrés. Et puis le parler du footballeur est complètement décalé par rapport au reste que c'en est risible!

Comme il existe une suite chronologique entre la majorité des nouvelles, peut-être qu'un roman aurait pu être envisagé. Bien sûr j'aurais aimé que les deux nouvelles "Shopping" et "Votre santé, c'est notre avenir" soient davantage développées puisque ce sont mes favorites. ;o)


Je remercie Alan Spade de m'avoir offert son livre et Livraddict de m'avoir sélectionnée pour ce partenariat. Merci pour votre confiance.

Site de l'auteur : ICI.
Son lien facebook : ICI.

vendredi 21 novembre 2014

Masahiko Shimada - "La fille du chaos"


Naruhiko, jeune garçon narcoleptique, vit seul avec sa mère. A la mort de sa grand-mère paternelle, il s'exile pour devenir chamane, ces pouvoirs se perpétuant dans la famille de génération en génération. Ainsi, il peut capter les esprits des morts, les ondes négatives ou positives, les démons et lire dans le passé et l'avenir.
Mariko, fille d'un riche employé d'un groupe pétrolier, est kidnappée et séquestrée pour devenir l'esclave sexuelle d'un homme qui la transforme en meurtrière. Ces événements la rendent amnésique, ce qui l'empêche de rentrer chez elle, alors que le malheur s'acharne.
Les destins de ces deux jeunes gens vont être réunis tandis que Mariko aura besoin d'aide pour s'en sortir et que Naruhiko voudra utiliser ses pouvoirs chamaniques au service du bien.

Ce roman, entre fantastique et thriller, nous plonge dans la culture japonaise ancienne et moderne. J'ai aimé cette ambiance dépaysante que l'on trouve dans les mangas ou les films. Cependant, j'ai trouvé le premier chapitre un peu fastidieux parce qu'il tire un peu trop en longueur dans les explications.

Tout comme dans la plupart des œuvres cinématographiques, l'auteur écrit de manière très crue. Les actes ne sont pas maquillés, ils sont assez détaillés. Finalement, cela apporte plus de réalisme aux scènes.
Ce qui est dérangeant, c'est l'image des hommes japonais : ils passent pour de gros pervers, les filles ne sont que leurs victimes sexuelles. On retrouve d'ailleurs le cliché des petites culottes. ;o)

En parallèle, au travers de ce récit on retrouve la dénonciation du monopole des entreprises au pouvoir économique puissant, qui se jouent de la politique et des lois pour se faire encore plus d'argent, se fichant des victimes collatérales. Un thème commun aux sociétés occidentales, mais ici c'est l'Occident qui pollue le Japon par le biais de ses succursales.

Par contre, j'avoue ne pas avoir tout compris : pourquoi Naruhiko ne s'est pas débarrassé du démon et a composé avec lui? Aussi, je pensais que les chamanes avaient le pouvoir de guérison.

Ce livre des éditions Wombat est un bel objet : l'illustration de la couverture est magnifique et il est agréable à tenir.