dimanche 26 juin 2016

Edith Couture Saint-André - "L'homme allongé et autres nouvelles"



Ce livre est composé de six nouvelles :
  • A cœur perdu --> Un homme tombe amoureux de la prof de peinture de son petit-fils.
  • L'homme allongé Une prostituée s'est spécialisée dans le sado-maso et continue de recevoir des clients fidèles alors qu'elle est en âge de pouvoir prendre sa retraite.
  • Une belle-mère à durée indéterminée et voit sa vie chamboulée lorsqu'arrive une brue.
  • Roméo en juillet .
  • Une tête en trop Un sexagénaire drogué doit rencontrer son futur beau-frère policier.
  • Un hématome sur l'épaule .

Un grand merci à Chris EBouquin et Edith Couture Saint-André pour ce nouveau partenariat.

Ce livre est une chouette surprise! Alors que je restais mitigée à propos de "mon été avec Lucifer", cette fois-ci "L'homme allongé et autres nouvelles" m'a particulièrement bien plu! Des nouvelles liées à la mort croustillantes! Tout est dans l'art de manier l'humour macabre de l'auteure.

Ce que j'ai adoré, c'est donc l'humour qui permet de voir la mort d'une autre façon, avec le sourire finalement, mais aussi toute la poésie des histoires d'amour. Moi qui ne suis pas fan de romance, ces récits n'ont rien à voir. Les rencontres, le vécu des personnages, sont beaucoup plus intéressants, pas du tout mièvres.
Le format court convient très bien à ces histoires. On ne ressent pas le besoin de les développer comme ce peut être le cas dans ce genre littéraire.

J'ai réellement passé de très bons moments de lecture! J'aurais même apprécié quelques nouvelles supplémentaires! :op

Et puis l'illustration de la couverture est très bien trouvée! Tout à fait appropriée! ^^

dimanche 19 juin 2016

Edith Couture Saint-André - "mon été avec Lucifer"


Mathilde est célibataire, vit à Montréal et approche des 60 ans. La vieillesse l'effraie et se fait ressentir. Un jour, Lucifer lui propose un pacte : des vies à prendre contre des années de jeunesse regagnées.

Un grand merci à Chris EBouquin et Edith Couture Saint-André pour ce partenariat.

Tout d'abord, l'intrigue en elle-même ne m'a pas trop emballée. Peut-être parce que je préfère nier la vieillesse tant que je le peux encore. Or, tous ces détails à propos des années qui touchent la santé et le physique des personnages sont déprimants. Ce qui signifie aussi que le thème est bien décortiqué et décrit par l'auteure!

En revanche, le cadre m'a plu. J'ai découvert des côtés de Montréal que je ne connaissais pas : certaines expressions et aussi les escaliers externes qui m'ont poussée à faire une recherche sur le net. ^^
La plume d'Edith Couture Saint-André est très agréable à lire. L'humour allège le sérieux du récit et heureusement!

Et puis le personnage de Lucifer... Un vrai bijou! J'ai plus accroché à Lucifer qu'à Mathilde. Dois-je me poser des questions? :op Un caractère bien trempé, aux penchants diaboliques, un look d'enfer!
D'ailleurs, l'auteure réécrit les dogmes bibliques d'une manière très intéressante.

Un autre point fort est la façon dont est développé le vécu des différents protagonistes. Leur passé est rapporté de manière fluide, parfois on change même de point de vue sans que cela ne gêne.
Également,un certain côté retrouvé avec le rajeunissement est bien vu. J'espère juste qu'il ne sera pas concrétisé par la suite... Il s'agit juste d'une question de goût de ma part, comme ce que je pense de la fin.

Je ne dirai rien de concret sur la chute de l'histoire, juste que je n'y adhère pas. Un peu trop puérile à mon goût. Peut-être était-elle nécessaire en accord avec la suite de ce roman? Parce que oui, les aventures de Mathilde ne s'arrêtent pas là. ;o)

1Jour1Photo #21


vendredi 10 juin 2016

Jean-Baptiste Ferrero - "Mourir en août"


Thomas Fiera est un enquêteur privé, quelque peu dépressif suite à un drâme personnel. Il rassemble quelques uns de ses amis "atypiques" pour l'aider dans une affaire de taupe à dénicher, au sein d'une entreprise fabriquant des composés électroniques notamment pour l'armement. A peine ont-ils débuté leur travail que la mort s'invite sur leur chemin! Ce dossier s'avère bien plus compliqué que prévu...

Ah ah ah! Mortel! ^^
L'attrait de ce roman n'est pas vraiment dans l'intrigue : j'ai rapidement deviné ce qu'il en était réellement. Donc l'intérêt n'est pas de deviner qui sont les méchants, mais ailleurs.
Là où il est très fort, c'est dans le ton, la plume de l'auteur. Tout est bourré de métaphores juteuses, fines et souvent rigolottes. Je me suis marrée! Du coup, la lecture est jubilatoire, on passe des bons moments de rires, on referme le livre tout sourire. Pourtant, il y a des meurtres, du sang, de la violence, des détails gerbants, des passages tristes.

Les personnages, cinq principaux, sont bien décrits, avec des caractéristiques tranchées. 
Là où j'ai encore trouvé un point fort, c'est dans les rôles inversés homme/femme. En effet, ce sont les femmes qui apparaissent viriles et les hommes féminins. Elles partent au combat là où ils préfèrent rester planqués derrière leur PC. Cette originalité apporte un peu plus de piquant et de déconnade.

Et puis fait étrange, au commencement j'ai cru que l'auteur relatait l'histoire vraie de l'ex-PDG sulfureux d'une entreprise que je connais personnellement, dont les activités se rapprochent aussi de l'armement (rachetée depuis). Or l'intrigue semble se dérouler dans la même région (en Essonne je dirais). Bizarre, bizarre...

"Mourir en août" est donc un mélange de polar, d'action, d'humour, d'amitié et d'amour. Il existe plusieurs romans mettant en scène Thomas Fiera. Je ne sais pas où se place ce livre chronologiquement. En tout cas, il n'y a aucun rappel sur les autres volumes et rien ne manquait. Peut-être est-ce le premier.

Je remercie chaleureusement les éditions E38 et Livraddict pour ce partenariat qui m'aura fait rire. ^^

samedi 4 juin 2016

Frédéric Czilinder - "Wake the dead"



Le soir d'Halloween, Deep Harbor est envahi par les zombies.

Je m'étonne moi-même de pouvoir résumer ce roman en une phrase! :op Pour en dire un peu plus, on suit des personnages-clé, comme les employés de la police, quelques étudiants, les parents de ces étudiants et quelques "anciens". Le fil conducteur est la bataille des vivants contre les zombies. Comment vont-ils s'en sortir? Qui va survivre?

Mon impression est mitigée. Globalement j'ai aimé, mais je n'ai pas été transportée. Je ne suis pas une experte des zombies, mais pour comparer, j'ai carrément préféré "Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amour". Et donc je réalise qu'en augmentant mon rythme de lecture, je deviens plus difficile.
MAIS, cela ne m'a pas empêchée de passer un bon moment de lecture. Je me suis laissée porter. Ne pas le lire en mangeant... Je pense à un certain passage où une certaine zombie a mangé son œil. Beurk!
Le style de l'auteur est très agréable. Son humour est appréciable et tempère l'horreur du roman.

Là où ça coince, c'est l'intrigue finalement. Beaucoup d'invraisemblances même si le sujet en lui-même est irréaliste. Attention je vais spoiler : pourquoi aller s'enfermer dans un endroit plutôt que se barrer de là??? Et puis d'habitude les fins négatives me plaisent mais là, non. Trop d'horreur, tue l'horreur? Et puis, pas mal de coquilles dans le livre et des répétitions dans certains termes.

A noter que je trouve l'illustration de la couverture très réussie.

Je remercie les éditions Armada et Livraddict pour ce partenariat.



jeudi 2 juin 2016

Sebastian Fitzek - "Le briseur d'âmes"


Caspar est amnésique et dans un hôpital psychiatrique au milieu de nulle part depuis dix jours. La veille de Noël, le quotidien du centre est bouleversé par l'entrée du "briseur d'âmes", connu par le passé pour laisser ses victimes vivantes mais totalement paralysées, comme prisonnières de leur corps. Une tempête de neige sévit à l'extérieur, le téléphone est indisponible, le système de sécurité mis en place, ce qui les isolent complètement du reste du monde.

Un roman qui m'a faite frissonner! L'ambiance stressante est très bien reproduite, du coup il est difficile d'interrompre sa lecture, comme un bon film plein de suspens. La violence, les scènes sanguinolentes sont rapportées avec talent.

On se pose beaucoup de questions sur le héros Caspar, en même temps que lui, et petit à petit on découvre son passé. Très bonne idée!
L'identité du "briseur d'âmes" paraît simple au premier abord. Un peu trop facile même... Et lorsqu'on comprend, tout se met en place avec logique.

Par contre je ne suis pas fan des fins de roman où les explications sont données les unes après les autres.

dimanche 29 mai 2016

J.J. Abrams & Doug Dorst - "S."


S est devenu son nom, à défaut de se souvenir du sien véritable. En effet, ses souvenirs commencent au moment où il échoue sur la plage de la Vieille Ville. Il entame alors une aventure hallucinante faite de complots, de rencontres dangereuses, de voyages à bord d'un bateau. Et une femme sera le cœur de ses pensées...
Cette histoire est narrée dans le roman "Le bateau de Thésée" écrit par un certain V.M. Straka. Deux étudiants s'échangeront leurs impressions, leurs idées sur l'identité de l'auteur, sous-forme de notes écrites dans les marges.

"S." est un livre-objet extrêmement bien fait! Il est très agréable à découvrir et lire. Les détails sont époustouflants! Par exemple, les tâches ou les ratures, la retranscription des caractéristiques d'un livre de bibliothèque.
Déjà, il faut couper l'étiquette qui scelle la boîte où se trouve le livre. A l'intérieur, parmi les pages, sont placés des courriers, des coupures de journaux, des cartes postales, une serviette, etc. Les notes des deux étudiants se différencient grâce à la typographie, et leur chronologie grâce aux différentes couleurs (certains échanges se succèdent dans le temps).

J'ai choisi de tout lire en une seule fois, c'est-à-dire le roman "Le bateau de Thésée" et les notes des étudiants au fur et à mesure. Je pense qu'une relecture me permettrait de mieux comprendre les détails du S. J'ai été un peu perdue avec tous les noms des personnages cités dans les notes.
En fait, il faut prendre rapidement prendre conscience que le roman de Straka est un reflet de sa vie réelle, restée secrète.
L'ambiance générale est très sombre, mélancolique, très mystérieuse. "Le bateau de Thésée" est de la science-fiction, alors que "S." est plutôt un thriller.

D'une manière générale j'ai beaucoup aimé cet ouvrage. J'y ai retrouvé l'ambiance de la fac. ^^

dimanche 22 mai 2016

Arnaldur Indridason - "Betty"



Quatrième de couverture :
Dans ma cellule je pense à elle, Bettý, si belle, si libre, qui s’avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence. Qui aurait pu lui résister… Ensuite, que s’est-il passé ? Je n’avais pas envie de ce travail, de cette relation. J'aurais dû voir les signaux de danger. J'aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J'aurais dû… J'aurais dû… J'aurais dû…
Maintenant son mari a été assassiné et c’est moi qu’on accuse. La police ne cherche pas d’autre coupable. Je me remémore toute notre histoire depuis le premier regard et lentement je découvre comment ma culpabilité est indiscutable, mais je sais que je ne suis pas coupable.

Je ne me suis pas risquée à écrire mon propre résumé. Difficile de ne pas dévoiler l'intrigue.

Franchement, grandiose! Ce roman offre des surprises renversantes. Je me suis laissée balader et j'ai été scotchée! Pas qu'une fois. La surprise n'est pas vraiment là où on pourrait l'attendre.

Par contre la première partie m'a paru souffrir de quelques longueurs. Peut-être nécessaires pour bien planter le contexte psychologique.
Les différents personnages sont très fouillés. L'ambiance générale est sombre, mystérieuse et parfois dérangeante. Le plan machiavélique se comprend petit à petit jusqu'au dénouement.

Scotchée!!!

mercredi 11 mai 2016

Olivier Norek - "Surtensions"


Victor Coste et son équipe permettent l'arrestation des kidnappeurs d'un jeune juif, mais elle a un goût amère suite à un gros cafouillage aux conséquences dramatiques. Cet évènement affecte particulièrement le capitaine qui se remet alors en question. Mais pas le temps de souffler : un évènement majeur agite toute la justice du 93, impliquant différents criminels sans qu'aucun lien ne les relie.

Ce livre qui fait suite à "Code 93" et "Territoires" est le meilleur des trois de mon point de vue. Et pourtant la barre était déjà très haute! Il est possible de les lire complètement indépendamment, mais franchement, vue ma récente expérience de lecture, j'ai adoré les découvrir chronologiquement et dans la foulée. J'ai eu l'impression que l'intensité allait crescendo intra-roman mais aussi inter-romans.

D'une manière générale, "Surtensions" est un récit réaliste, dur, violent et poignant. J'ai même versé quelques larmes.
A chaque roman on découvre une certaine facette du côté obscur de notre pays. Cette fois-ci les thèmes développés sont le milieu carcéral, les kidnappings, le vol, la mafia corse.
Bien que les crimes soient particulièrement horribles, je trouvais certaines excuses aux criminels. Ou plutôt, peut-être s'agissait-il de pitié? Parce que la vie en prison est franchement inhumaine, je ne pensais pas que c'était à ce point-là. Imaginez un innocent enfermé dans ces conditions... Et parce que chaque criminel laisse derrière lui une famille. Il y a aussi l'injustice qui fait froid dans le dos.
Plusieurs histoires parallèles s'imbriquent les unes aux autres au fur et à mesure ce qui rend l'intrigue très riche. Et le lecteur n'est pas perdu, je n'ai jamais lâché le fil.

L'équipe de Victor Coste apparaît de plus en plus comme une famille soudée. J'ai adoré cette vision. Avec le comportement de leur nouveau supérieur hiérarchique, Ventura, on se rend compte que leurs méthodes sont "douces". Ils restent professionnels même face à des tueurs, savent gérer leurs émotions, mais parfois leurs sentiments humains prennent le dessus, à la limite de ce qu'ils peuvent endurer.

Je ne sais pas si une suite est prévue. "Surtensions" est tellement fort, que j'ai peur d'être déçue. :op En même temps, je me suis attachée aux personnages et j'ai du mal à les lâcher. Pour preuve, deuxième fois que je termine un roman d'Olivier Norek au milieu de la nuit!

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon et Livraddict pour ce partenariat qui m'aura fait découvrir un auteur de polars talentueux. Merci!