mercredi 21 septembre 2016
Malala Yousafzaï - "Moi, Malala"
Dans cette autobiographie, Malala raconte le quotidien des habitants du Swat, une région du Pakistan, bien loin de la réalité occidentale. Aux côtés de son père, elle lutte depuis son plus jeune âge pour l'accès à l'éducation pour tous, notamment pour les filles.
J'ai découvert l'histoire du Pakistan, l'apparition des talibans, le ressenti de la population face aux incursions des américains qui ont chassé Ben Laden, la survie dans une contrée victime des attentats.
Ce livre est vraiment très riche en enseignements. Je me suis rendue compte que nos journaux parlaient très peu de ce qui s'y passait, alors que cette actualité mériterait d'être médiatisée.
Le fanatisme des talibans fait froid dans le dos. Pourquoi déformer le Coran en une vie sans aucune liberté? Pourquoi vouloir interdire le bonheur?
Cette jeune fille dérangeait, aussi elle a été victime d'un attentat, touchée d'une balle en pleine tête.
Depuis ce livre, Malala a reçu le prix Nobel de la Paix.
vendredi 2 septembre 2016
Daniel Easterman - "K"
Alors que l'Allemagne nazie cherche à faire capituler le Royaume-Uni, les Etats-Unis sont dirigés par le Klu Klux Klan. Certains politiciens souhaitent établir une alliance entre ces deux organisations. L'Angleterre envoie alors un espion de l'autre côté de l'Atlantique pour faire échouer ce plan.
"K" est la première uchronie que je découvre. L'auteur dépeint très bien une société américaine sous le joug du Ku Kux Klan, calquée sur le nazisme, avec des idées originales notamment le parquage des noirs et catholiques dans des camps. J'ai été plongée dans cette ambiance noire, où la peur est omniprésente, les familles déchirées, etc.
Vu le contexte, la brutalité est souvent narrée. Certaines scènes de cruauté sont difficiles à encaisser, mais permettent un plus grand réalisme. Et au moins, tout n'est pas prévisible.
Parfois, la naïveté des personnages m'a énervée et je pense qu'elle ne colle pas avec la suspicion générale que doivent suivre les membres du gouvernement ou les résistants. En fait, il existe pas mal de points qui manquent de crédibilité, ce qui est selon moi la grande faiblesse de ce roman.
Parfois, la naïveté des personnages m'a énervée et je pense qu'elle ne colle pas avec la suspicion générale que doivent suivre les membres du gouvernement ou les résistants. En fait, il existe pas mal de points qui manquent de crédibilité, ce qui est selon moi la grande faiblesse de ce roman.
Enfin, j'ai trouvé le récit percutant, mais moyennement aimé le style d'écriture de Daniel Easterman. Je ne saurais dire précisément pourquoi. Peut-être un peu trop brut, pas assez bien tourné?
vendredi 26 août 2016
Xiaolong Qiu - "La bonne fortune de monsieur Ma"
Durant la Révolution Culturelle, un libraire sans histoire, aimé de son village, se fait arrêter. Les habitants n'en comprennent pas la raison et certains cherchent à savoir pourquoi.
Il s'agit d'une nouvelle. J'ai été touché par le personnage du libraire, Monsieur Ma, et de sa femme. Des gens sans histoire, altruistes, discrets, touchés par le mauvais sort. Bien sûr, le titre laisse deviner que tout n'est pas noir. La tournure des évènements est franchement bien trouvée!
Aussi, ce récit m'aura fait connaître un peu de l'histoire et de la culture chinoises. Il se lit très vite.
mercredi 24 août 2016
Yasmina Khadra - "L'équation africaine"
Un médecin allemand, devenu veuf, part en voyage humanitaire vers l'Afrique avec son meilleur ami. Leur bateau se fait prendre par des pirates.
L'écriture de Yasmina Khadra est merveilleuse! Elle est poétique ce qui contraste avec l'horreur du récit et pourtant les deux s'allient très bien. En effet, l'histoire est dure, d'autant plus que les scènes sont criantes de réalisme. On ne peut qu'être touché par la souffrance des kidnappés.
Ainsi, l'auteur nous décrit le côté obscur de l'Afrique pauvre et pourtant, certains pirates ne sont pas si mauvais. La plupart ont des "excuses" à leurs actes. Du moins, on peut comprendre pourquoi ils ont mal tourné.
Il nous parle aussi de la vie plus que difficile des villages disséminés dans le désert. Mais à l'opposé, on découvre également la force de ses habitants au travers du regard d'un français devenu africain dans son cœur.
Il nous parle aussi de la vie plus que difficile des villages disséminés dans le désert. Mais à l'opposé, on découvre également la force de ses habitants au travers du regard d'un français devenu africain dans son cœur.
A mon avis, je lirai d'autres romans de Yasmina Khadra!
mercredi 17 août 2016
Arthur Upfield - "Un écrivain mord la poussière"
L'inspecteur Napoléon Bonaparte est invité à enquêter sur la mort de l'écrivain et critique Mervyn Black. Très rapidement il soupçonne un meurtre et se retrouve à questionner l'entourage avec plus ou moins de discrétion.
A peine ma lecture entamée, je ne pouvais plus la lâcher. Ce polar se lit facilement, le style est efficace, et rappelle une bonne série policière. Les personnages ont des caractéristiques remarquables, leur comportement est fidèle à leur tempérament. Le décor et l'ambiance sont bien plantés, ce qui nous rendent vraiment témoins de l'enquête menée par l'inspecteur Bonaparte.
Dans ce tome, Arthur Upfield dénonce les inepties du monde littéraire. Certains défendent soi-disant LA littérature en critiquant les romans commerciaux. Il me semble que ce "problème" est toujours d'actualité... Personnellement je trouve que c'est un manque de respect des lecteurs et de la jalousie mal placée. Chacun ses goûts!!!
Jean Teulé - "Héloïse, ouille!"
Abélard devient le précepteur d'Héloïse, et son voisin de chambre. Le bel homme lui prodigue alors des cours d'un genre tout autre que celui attendu...
Ce roman est basé sur des faits réels (Héloïse et Abélard sont enterrés au Père Lachaise). J'en ai entendu parler lors de l'interview de Jean Teulé dans l'émission "On n'est pas couché". Les avis sur Livraddict ont émoussé mon envie, mais je ne regrette pas de ne pas m'y être arrêtée. Parce que oui, ce livre m'a beaucoup plu! C'est le premier du genre que je découvre.
Le ton est complètement grivois. La dureté des faits en est allégée et la lecture est divertissante.
Ce livre est pour un public averti. Il verse dans un érotisme aux images crues, ébouriffantes. Personnellement je n'ai pas été choquée, les mots et métaphores choisis collent au contexte historique, enfin je crois.
J'ai été touchée par le destin d'Héloïse. Si jeune... Les mœurs d'autrefois étaient vraiment machistes! Grrr!
Et puis mine de rien, on en apprend pas mal sur cette époque autour de 1100.
Bref, j'ai aimé cette histoire, ainsi que le style choisi par Jean Teulé.
samedi 6 août 2016
Jostein Gaarder - "Le monde de Sophie"
Sophie aura bientôt 15 ans. Peu de temps avant son anniversaire, elle reçoit des lettres d'un inconnu mystérieux la poussant à réfléchir sur la vie et le monde qui l'entoure. Il s'avère qu'on lui offre de suivre une sorte de cours de philosophie.
J'avais déjà lu ce roman au moment de mon bac de philo en 1995. Vingt ans après (pfiou, la claque!) je pense mieux l'apprécier, mieux en comprendre les chapitres, grâce à la maturité. Ça peut paraître cliché, mais je le ressens ainsi. J'ai adoré redécouvrir ce livre!
L'auteur explique l'histoire et les différents courants philosophiques d'une façon très originale, à travers les yeux d'une jeune fille adolescente. Il n'oublie pas de présenter les contextes historiques. Des exemples imagés, simples, sont parfois donnés pour éclaircir certaines pensées relativement complexes.
Par contre, j'ai trouvé les dialogues assez mauvais, alors que le contenu du "cours" est très bien formulé. Des répliques identiques reviennent trop souvent et le ton de Sophie est par moments carrément irrespectueux! Une vraie peste!
mercredi 13 juillet 2016
Danièle Gerkens - "Zéro sucre"
Danièle Gerkens est journaliste pour le magasine Elle, une rubrique où l'alimentation est au cœur de ses chroniques. Elle a décidé de se passer de sucre durant 1 an.
Cette autobiographie documentaire est vraiment intéressante. Je suis déjà sensibilisée sur ce sujet et ai même trouvé des références de collègues! Du coup je n'ai rien appris concernant la nutrition pure et dure et je me doutais de l'arrière du décor côté industrie.
Là où j'ai été surprise et choquée, c'est l'ampleur du lobby sucrier! Le site "lesucre.com" en est un bon reflet. Ils préfèrent démonter les arguments qui pointent du doigt la nocivité du sucre, plutôt que proposer des solutions. Egalement, l'industrie sucrière a réussi à s'insérer dans les écoles avec notamment "la semaine du goût". Pourquoi l'Education Nationale ne contre pas ce problème? Et aussi, pourquoi les produits les plus nocifs pour la santé sont les moins chers?
Là où j'ai été surprise et choquée, c'est l'ampleur du lobby sucrier! Le site "lesucre.com" en est un bon reflet. Ils préfèrent démonter les arguments qui pointent du doigt la nocivité du sucre, plutôt que proposer des solutions. Egalement, l'industrie sucrière a réussi à s'insérer dans les écoles avec notamment "la semaine du goût". Pourquoi l'Education Nationale ne contre pas ce problème? Et aussi, pourquoi les produits les plus nocifs pour la santé sont les moins chers?
Ce livre est une histoire vécue. Et chaque lecteur qui se lance dans cette aventure pourra s'y retrouver. Je tente cette expérience et franchement, c'est tout à fait ça : les questions de l'entourage et leurs réactions, la dépense d'énergie pour trouver des produits sans sucres cachés (le pire à éviter par rapport au sucre poudre où c'est évident), les premiers bénéfices, les alternatives, etc.
On peut y arriver, sans trop de frustration, même si on est "bec sucré" (je le suis!!!).
On peut y arriver, sans trop de frustration, même si on est "bec sucré" (je le suis!!!).
Le sucre est partout, caché, addictif, nocif si mangé en grandes quantités, apparaît sous un tas de noms différents (sucre, saccharose, glucose, fructose, dextrose, maltose), dans des produits salés (lentilles, sardines, jambon, etc.). La courbe de sa consommation suit celle de l'obésité...
En tant que consommateur nous avons le pouvoir de faire plier les industriels pour des produits plus naturels. En fait, j'en ai juste marre d'être prise en otage, au détriment de ma santé, par l'industrie agroalimentaire. Heureusement, j'ai l'impression que des petites entreprises tentent de proposer des produits moins transformés.
mardi 12 juillet 2016
Chris Simon - "Memorial Tour"
Patrice fait la surprise à sa femme Hélène d'un voyage organisé : ils partent sur les traces de la Shoah accompagné d'autres touristes. Au fur et à mesure, "l'historiquement correct" devient de plus en plus réel...
Ce petit roman est un coup de coeur pour moi! Je l'ai lu en deux jours, mais un seul aurait pu suffir.
Il narre l'exportation des français juifs ou résistants d'un point de vue très original, auquel il fallait penser et auquel je ne m'attendais pas : celui de touristes qui ont payé pour un voyage organisé qui colle à l'Histoire.
Il narre l'exportation des français juifs ou résistants d'un point de vue très original, auquel il fallait penser et auquel je ne m'attendais pas : celui de touristes qui ont payé pour un voyage organisé qui colle à l'Histoire.
Le jeu des personnages permet au lecteur d'assister à cette expérience de différentes façons : les uns sont emballés, les autres se plaignent dès le départ, et d'autres encore suivent le mouvement, fatalistes.
Le récit est dur, en rapport avec les faits historiques, mais les pointes d'humour l'allègent, le rendent moins oppressant.
L'auteure ramène les faits historiques dans la réalité présente. Les allers et retours entre le passé et le présent sont omniprésents. Celui qui m'a le plus marquée je crois, c'est l'incrédulité des voyageurs, le fait de ne pas y croire tellement c'est énorme.
Grâce à ce roman, je me suis rappelée mes cours d'histoire. Habituellement, j'avoue boycotter cette période que ce soit en lecture ou en film, parce que je la trouve trop dure, je ne supporte pas d'entendre parler de la guerre et surtout de CETTE guerre. Or ici, j'ai été marquée comme à chaque fois, mais cela m'a paru moins "cru", moins perturbant, peut-être parce que je l'ai pris comme "seulement" une simulation.
Chris Simon nous pousse à nous questionner sur le "tourisme noir", à savoir où est la limite de la décence.
Par deux fois, j'ai vécu cette expérience, des deux côtés opposés en fait : 1) ayant subi l'explosion de l'AZF, j'ai été choquée de voir les touristes s'arrêter sur le bord de la route pour voir et prendre en photo l'endroit ravagé par la détonation ; 2) sans préméditation, je suis allée dans le village d'Oradour-sur-Glane et je ne voulais qu'une chose, repartir, je ne pensais pas que ce serait si fort, avec l'impression d'être à un enterrement, malgré les autres touristes qui ne respectaient pas les lieux.
Selon moi, le tourisme noir est malsain (ou pas) selon la façon dont l'aborde les voyageurs. Egalement, il est à proscrire lorsque des habitants vivent sur les lieux du drâme et sont encore en pleine reconstruction (à côté de l'AZF, je pense aux évènements climatiques qui ravagent des villages entiers).
Par deux fois, j'ai vécu cette expérience, des deux côtés opposés en fait : 1) ayant subi l'explosion de l'AZF, j'ai été choquée de voir les touristes s'arrêter sur le bord de la route pour voir et prendre en photo l'endroit ravagé par la détonation ; 2) sans préméditation, je suis allée dans le village d'Oradour-sur-Glane et je ne voulais qu'une chose, repartir, je ne pensais pas que ce serait si fort, avec l'impression d'être à un enterrement, malgré les autres touristes qui ne respectaient pas les lieux.
Selon moi, le tourisme noir est malsain (ou pas) selon la façon dont l'aborde les voyageurs. Egalement, il est à proscrire lorsque des habitants vivent sur les lieux du drâme et sont encore en pleine reconstruction (à côté de l'AZF, je pense aux évènements climatiques qui ravagent des villages entiers).
Je remercie vivement Chris Simon et Livraddict pour ce partenariat qui m'a chamboulée.
jeudi 30 juin 2016
Expo Jungle - Mairie d'Orsay
J'ai pu assister au vernissage de l'expo Jungle qui a lieu dans la mairie d'Orsay jusqu'en septembre.
Du street art comme j'aime. Des artistes qu'on a envie de découvrir et connaître. Une ambiance très amicale qu'on souhaite partager, sur un fond sonore assuré par un DJ.
Du street art comme j'aime. Des artistes qu'on a envie de découvrir et connaître. Une ambiance très amicale qu'on souhaite partager, sur un fond sonore assuré par un DJ.
Repris sur le site de la mairie d'Orsay, les noms des artistes :
Elodie Benhamamouch « Eben »
« Dysek »
« Zepe »
« Magiksam Balloons »
« Dj Foze »
« Nelice »
Claude Laurent
Pascal Mollet
Makan Samassa
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