lundi 5 décembre 2016

Chimamanda Ngozi Adichie - "Americanah"


Ifemelu décide de quitter le Nigéria pour poursuivre ses études aux Etats-Unis. Et pour la première fois, elle sera confrontée à l'idée de race. Ainsi elle découvrira le regard de la population vis à vis des noirs africains et des noirs américains. De ses constatations naîtra son blog. Et puis il y a Obinze, son amour de jeunesse qui n'a pas pu la suivre et qui lui, tentera sa chance en Angleterre.

Ce roman est très instructif. On découvre le point de vue des migrants noirs africains confrontés aux difficultés d'insertion dans un pays complètement inconnu. D'autant plus instructif que les faits se déroulent sur trois continents : l'Afrique, l'Amérique et l'Europe. En effet Ifemelu part pour les Etats-Unis tandis qu'Obinze part pour l'Angleterre.

L'écriture de Chimamanda Ngozi Adichie est très agréable. Ce n'est pas un livre d'action ou de suspens. On se laisse simplement porter par l'histoire des protagonistes, tout en réfléchissant aux situations et pensées rapportées.
Les relations entre personnes blanches et noires, mais également entre noires américaines et noires africaines, sont extrêmement bien fouillées. Je n'avais pas conscience de tout ça. Et puis l'auteure aborde des difficultés qu'on ne soupçonne pas forcément, comme le problème des cheveux. Je ne pensais pas que des cheveux lissés pouvaient être indispensables pour trouver un bon travail. Aussi, les relations amoureuses peuvent être faussées, plus compliquées si la couleur de la peau entre en jeu.
De plus, l'auteure traite du phénomène des faux papiers, des conditions de vie difficiles lorsque les migrants sont en situation illégale. Ils veulent travailler, mais ne le peuvent pas à moins de biaiser. 
Enfin, le personnage d'Ifemelu est quand même bien particulier. Elle apparaît en avance sur son temps par rapport à ses amies. Et elle a du caractère!!!

C'est un livre que je recommande pour mieux comprendre ce que peuvent ressentir les étrangers venus pour vivre dans un pays totalement différent.

samedi 3 décembre 2016

Anne Rice - "Prince Lestat"


Les vampires sont tourmentés par une voix qui s'immisce dans leurs pensées et les poussent à s'entretuer. Les "anciens" décident de réagir pour conserver leur monde. Beaucoup espèrent que Lestat trouve une solution. Mais où se cache-t-il? 

Je remercie les éditions Michel LAFON et Livraddict pour ce partenariat qui me tenait à cœur, étant une grande fan de la saga des Chroniques des Vampires écrite par Anne Rice. En effet, j'ai lu quasiment tous les volumes il y a 10 ans et j'en ai gardé un très bon souvenir. Aussi, j'ai sauté sur cette occasion pour me replonger dedans!

Tout d'abord la couverture m'a interloquée. Je ne suis pas habituée à la simplicité à ce point-là. Si Anne Rice et les Chroniques des Vampires n'étaient pas si connus, je ne crois pas que ce livre attirerait le regard des lecteurs. Mais peut-être que je me trompe.

Le contenu... En fait j'ai été déçue. Je ne pense pas que ce soit dû à mes dix ans de plus ou au fait que je ne sois plus étudiante. Non. A mon avis, ma déception vient du fait que ce roman n'est pas construit de la même manière que les autres. Il fait "catalogue". On retrouve tous les vampires anciens, ceux qui ont été les personnages principaux des autres tomes, et Anne Rice explique la vie de la plupart d'entre eux. D'ailleurs ils sont tellement nombreux qu'on s'y perd un peu. De plus, certains n'apportent rien au récit, sont simplement présents, témoins des évènements. A la fin du livre - et je ne l'ai vu qu'après coup - les vampires sont listés avec un petit résumé. Je pense qu'il aurait été judicieux de noter également le titre des romans où ils apparaissent en personnages principaux ou secondaires.

Par contre, j'aime toujours autant la plume d'Anne Rice et suivre Lestat avec son caractère bien trempé. Et puis ce roman, s'il reste le dernier de la saga, achève très bien cette série : les retrouvailles de tous les vampires "principaux" et un rappel de toutes les Chroniques des Vampires. Il n'appelle pas de suite bien que découvrir la future vie de Rose et Viktor pourrait être intéressant.
Les vampires qui m'ont le plus accrochée (après Lestat) sont le duo formé par Seth et Fareed. Je ne crois pas qu'ils aient leur propre livre, et j'aurais aimé que leur histoire soit encore plus développée.
Enfin, chose importante, on en apprend plus sur l'organisation du Talamasca et on retrouve des esprits surprenants! ;o)

vendredi 18 novembre 2016

Ahmed Saadawi - "Frankenstein à Bagdad"



Bagdad subit des attaques terroristes à répétition. Pendant ses tournées, un chiffonnier récolte des morceaux de cadavres pour les assembler. Cet "être" prend vie lorsqu'il est investi par l'esprit d'un gardien d'hôtel mort lors d'un attentat. Il part tuer les assassins des victimes qui le constituent. 

Je n'ai pas particulièrement aimé cette lecture. Le récit m'a semblé sans relief. La ligne temporelle n'est pas rectiligne et forme des va-et-vient un peu déroutants. Le style de l'auteur ne m'a pas accrochée. Et puis chose étonnante, "Frankenstein" n'est pas le personnage principal. En fait, il n'y en a pas.

En revanche le décor, l'ambiance de quartier sont bien plantés, tout comme les relations entre les personnages (même absents) et les sentiments liés aux attentats. Ce sont les personnalités de chacun qui m'ont le plus plu, avec leur histoire personnelle, leurs espoirs et désirs.

Ce roman est donc un mélange de réalité avec les attentats, la fuite des habitants, la présence de l'armée américaine, et de science-fiction avec "Frankenstein", l'équipe de voyants.

samedi 5 novembre 2016

Jeanne-A Debats - "Alouettes"


A l'étude notariale où travaille Agnès, sorcière, sous la direction de son oncle, ont lieu des évènements déroutants : des couples improbables d'êtres surnaturels, qualifiés de "Roméo et Juliette", affluent pour se marier officiellement, contre l'avis de leurs familles. Bientôt ce phénomène prend trop d'ampleur pour être normal.

Ce roman fait directement suite à "L'Héritière". On y retrouve donc tous les personnages principaux : Agnès la sorcière orpheline, son oncle Géraud, le vampire garde-du-corps Navarre, la sirène Zalia, etc. L'intrigue est très sexy, donc destinée à un public averti.

Une nouvelle fois j'ai adoré!!! J'ai passé des moments extras grâce à l'humour bien trempé de Jeanne-A Debats. Mine de rien, on a droit à un cours sur la neurotransmission des circuits du plaisir. ;o) Et puis j'ai appris de ces trucs! Des faux immeubles dans Paris qui servent de cheminée d'aération pour la RATP! Il faut que je voie ça!

De plus je suis complètement fan de ce gros mélange riche en personnages surnaturels (il y a de tout, dont certains m'étaient inconnus), avec des caractéristiques tournées en dérision, et un fil conducteur du genre thriller. Selon moi, le plus important n'est pas de résoudre l'énigme, mais le chemin qui mène à sa résolution.
Sous le ton léger, l'auteure pose également de réelles questions existentielles et sociales qui m'ont faite réfléchir et dans ma tête ça a donné "Ah mais oui, c'est exactement ça!". Ce sérieux intégré à l'histoire m'a agréablement surprise. Il ne dénote pas du tout.

Le seul point où je suis restée septique (attention mini spoiler) : dans le monde virtuel, comme les personnes sont représentées par des avatars, comment les reconnaître? Je n'ai pas compris la recherche amorcée par Navarre de cette façon-là.

Une lecture à déguster accompagnée d'un verre de Lagavulin (à consommer avec modération, sinon c'est plus difficile de lire!).

mercredi 2 novembre 2016

Koushun Takami - "Battle Royale"


La République du Japon envoie chaque année des classes de 3ième, chacune isolée dans un endroit tenu secret, où les élèves doivent s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Au début du jeu, on leur distribue un sac contenant de l'eau, un peu de nourriture et une arme au hasard.

De suite j'ai fait le parallèle avec la saga d'Hunger Games, que j'ai lue il n'y a pas si longtemps. Parce que le principe est le même : dans un monde futuriste, des jeunes sont forcés à s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Et en effet, par la suite j'ai découvert les avis d'autres lecteurs et beaucoup font ce parallèle.
Cependant la comparaison s'arrête là. Ici, les combattants se connaissent tous puisqu'ils appartiennent à la même classe, et ce depuis plus ou moins longtemps. Les relations sont donc bien différentes. Tuer un être humain est déjà très difficile, mais tuer quelqu'un que l'on connaît un minimum, c'est encore pire!

Là est le point fort de ce roman : le développement des relations, l'étude psychologique de chacun en accord avec sa personnalité. Et il y a de tout! De l'élève timide au psychopathe, en passant par le naïf ou le calculateur. Il en découle des stratégies diverses, certaines surprenantes.
J'ai juste parfois trouvé que certains comportements ou dialogues étaient trop caricaturaux, ne collaient pas avec cette hypothétique réalité. 

En tout cas, on ne s'ennuie pas, l'action et le suspens sont partout. Et puis, bien vu le décompte des élèves restants en fin de chapitre! Mais du coup, parfois je trichais en regardant le nombre à venir. ;o)

Une chose est sûre, le roman est tellement violent que je ne regarderai pas le film! De mon point de vue, la violence par écrit est plus tenable que la violence par images.

jeudi 20 octobre 2016

René Barjavel - "L'Enchanteur"


Merlin tente de "former" un chevalier exemplaire pour mener la quête du Graal. C'est ainsi que naît le groupe des Chevaliers de la Table Ronde dirigé par Arthur. 

J'ai découvert ce roman alors que j'étais ado, il y a donc au moins vingt ans et je me souvenais juste d'avoir énormément aimé cette lecture. Je l'ai relu à l'occasion du prochain bookclub proposé par Livraddict. Et globalement, j'ai été déçue bien qu'ayant apprécié la redécouverte de cette histoire.

Ce que je n'ai pas aimé, c'est la place tenue par les femmes. Ce ne sont que des personnages déviant les hommes de leur objectif. René Barjavel pousse aussi la part érotique un peu trop loin, sans réelle nécessité liée au récit. Notamment dans les premières pages, Merlin louche sur Viviane nue alors que ce n'est qu'une enfant! Et puis si la femme n'a plus de rôle après avoir enfanté, elle se retrouve dans un couvent.

En revanche, j'ai franchement aimé la richesse des aventures très nombreuses. On y retrouve des personnages de légende très connus : Arthur, Guenièvre, Morgane, Perceval, Lancelot, etc. Et également des objets aux pouvoirs mystérieux : Excalibur, le cercle de Stonehenge, le Graal, etc.
René Barjavel a une imagination et une plume exquises. Les royaumes qu'il décrit sont féériques et on aimerait qu'ils existent. Et puis il m'a étonnée en rapportant des objets de notre époque dans les pages de son roman comme par exemple les boîtes de conserve.
D'autre part, le jeu entre Merlin et le Diable est bien pensé. Il se retrouve en arrière plan et pourtant c'est lui qui dirige le destin des hommes, sans qu'ils en aient conscience.

Je ne sais pas si ce roman a été adapté au cinéma, mais sa lecture m'a beaucoup rappelé le film "Merlin".

dimanche 16 octobre 2016

Cabanes & Manchette - "Fatale"


Une très belle femme se sert de ses charmes pour attirer les riches et s'enrichir.

J'ai découvert cette BD grâce au club Mauvais Genres de ma médiathèque. Deux personnes assises derrière moi ont tout de suite répondu qu'elle était vraiment bonne, ce qui a attisé ma curiosité. Et... oui elle est vraiment bonne!

Les illustrations sont belles, bien dessinées. Un côté artistique avec le jeu de lumière et couleurs, très réaliste avec plein de détails. Le texte est bien tourné, le contexte réfléchi, totalement en accord avec ce qui peut se passer dans une petite ville de bord de mer.
Certaines scènes sont crues, destinées à un public adulte.
J'ai trouvé bizarre de développer les actions de l'héroïne, comme par exemple le fait de laver ses sous-vêtements au lavabo, mais en fait, cela renforce le réalisme et nous plonge d'autant plus dans le quotidien de cette femme. Une vie de nomade.

130 pages que je n'ai pas vu passer. Avalées en quelques heures hier après-midi.

jeudi 13 octobre 2016

Morgane Caussarieu - "Je suis ton ombre"


Dans un petit village proche de Bordeaux, un enfant de 12 ans aux cheveux roux, surnommé Poil-de-Carotte, est le souffre-douleur d'une bande de son école. Sa vie est d'autant plus difficile qu'il doit s'occuper seul de son père handicapé. De temps en temps il voit un chat qui semble le narguer et n'a de cesse de le chasser. Cette histoire l'amènera dans la cave d'une ferme incendiée où il aura la peur de sa vie!

"Je suis ton ombre" est lié au premier roman de Morgane Caussarieu "Dans les veines", ce à quoi je ne m'attendais pas. Il a rendu ce roman d'autant plus intéressant. On y retrouve notamment Gabriel et l'histoire de son enfance. J'ai également apprécié de découvrir le parallèle avec le Bayou, thème choisi par l'auteure dans le reccueil "Black Mambo".
Autant je n'avais pas aimé "Dans les veines", autant j'ai adoré "Je suis ton ombre"! Le livre était sur la table des nouveautés de ma médiathèque et je l'ai pris sur un coup de tête.

Dans ce roman, on découvre deux histoires parallèles : le présent avec Poil-de-Carotte et le passé avec Gabriel à la Nouvelle-Orléans. Ce dernier est dévoilé grâce à son journal. Les détails sont donnés petit à petit ce qui accentue le suspens. J'ai accroché du début à la fin et même eu du mal à lâcher la dernière page qui appelle une suite. 

Une nouvelle fois, le récit est dur et cruel. Même carrément dérangeant parce qu'il met en scène des enfants de primaire. Ainsi, les vampires ne sont pas les êtres gentils décrits par la plupart des auteurs de ce genre, et les enfants peuvent ne pas être si innocents.
Bon par contre un rat sauvage écrabouillé par la chaussure d'un gosse de 12 ans, je n'y crois pas du tout, et cette scène m'a semblé présente juste pour ajouter du crado.
En fait, les scènes les plus choquantes sont les moins sanglantes. Toute l'horreur se situe dans les actions des enfants, que l'on a du mal à considérer comme tels. D'ailleurs ça allait tellement loin, que je ne me sentais pas dans un village bordelais.
J'ai eu beaucoup d'empathie pour David. Mon ressenti : "c'est pas juste !" J'ai espéré un peu moins de cruauté, en vain. Mes espoirs déçus n'en rendent que plus fort le talent de Morgane Caussarieu. Elle ne va pas dans le sens que souhaiterait sûrement le lecteur (qu'on peut penser moins sadique). :op

J'appréhendais cette lecture, ayant été déçue par "Dans les veines". Mais non : Ze claque!!!


mercredi 5 octobre 2016

Jeanne-A Debats - "La vieille Anglaise et le continent"

 
Ce livre est composé de neuf nouvelles :
  • La vieille Anglaise et le continent --> une vieille femme mourante accepte de transférer son esprit dans celui d'un cachalot.
  • Aria Furiosa --> un haut fonctionnaire nazi oblige un castra à retourner sur scène.
  • Saint-Valentin --> un elfe de maison change la vie carnivore d'une femme en vie normale.
  • Paso doble --> des jumeaux travaillent au sein d'une équipe de tauromachie, où ils sont mal considérés.
  • Stratégies du réenchantement  --> alors que la société connaît une liberté sexuelle à son paroxysme, le sida4 fait son apparition. 
  • Privilège insupportable --> l'air est rare. Seuls les personnes "utiles" vivent à la surface, tandis que les autres vivent en sous-sol, souffrant d'asphyxie.
  • Gilles au bûcher --> la Terre a été dévastée. Seule une petite population subsiste sous le contrôle d'un être mystérieux, qui l'a engendrée.
  • Fugues et fragrances aux temps du Dépotoir --> le Dépotoir est une sorte de station spatiale, où vivent des humains clandestins, SDF. Il est en fin de vie et les "Réguliers" opèrent son évacuation, pour le détruire.
  • Nettoyage de printemps --> des citoyens voyagent dans le temps. La Time Corps opère le nettoyage derrière les touristes temporels. 
Les nouvelles m'ont plus ou moins plu. Mes préférées sont "La vieille Anglaise et le continent" et "Fugues et fragrances aux temps du Dépotoir". Cette dernière offre un environnement captivant!
Je n'ai pas aimé "Saint-Valentin" que j'ai trouvé un peu trop déjanté, ni "Paso doble" parce que je déteste le milieu de la tauromachie.
J'ai accroché à "Privilège insupportable" sauf pour la chute qui m'a dérangée.

Tous les récits offrent des surprises, même les plus courts. On plonge vraiment dans de la science-fiction, et ça faisait longtemps que je n'avais pas eu ce plaisir!

Plusieurs prix ont récompensé ce livre.

mardi 27 septembre 2016

Narendra Jadhav - "Intouchable, une famille de parias dans l'Inde contemporaine"


Dans ce livre, Narendra Jadhav raconte surtout l'histoire de ses parents, puis un peu la sienne. J'ai trouvé formidable que le récit soit formulé à la première personne, représentant alternativement son père ou sa mère.

Ils ont connu le système des castes et malheureusement sa famille est issue de la plus basse, les Intouchables, encore moins bien considérés que des animaux. J'ai découvert à quel point la population pouvait être cruelle contre elle-même. La religion hindoue divise encore plus le peuple.
Le père était un travailleur acharné, touché plusieurs fois par la malchance et malgré tout, il n'a pas baissé les bras, même si parfois il était à deux doigts de craquer. Sa femme, qui ne l'a pas choisi comme c'est la coutume, mariée avant la puberté, l'a soutenu du mieux qu'elle a pu. Elle est également extraordinaire à sa façon, n'a reçu aucune éducation scolaire.

Grâce à cette histoire, on apprend comment s'est déroulée la mutation profonde de l'Inde, le soulèvement des Intouchables grâce au mouvement de Babasahed Ambedkar, qui a dû faire face à Gandhi. Et puis, même si ce système a été aboli depuis plus d'un demi siècle, l'idée d'origines différentes, plus ou moins nobles, perdure. Dans l'esprit de certaines personnes, un Intouchable ayant fait des études, occupant un poste honorable, reste un Intouchable...

Au-delà du côté documentaire, cette (auto)biographie est un témoignage d'amour : celui qui est né entre des parents au départ complètement étrangers (heureusement, ils se sont bien trouvés!) et celui d'un fils pour ses parents.
Faire "parler" ses parents pour rapporter leur histoire est un coup de maître! Merveilleusement bien écrit. Très accrocheur!