jeudi 28 décembre 2017

Masaki Yamada - "Ada"


Quatrième de couverture :
"Ada, c’est le prénom de la fille de Byron, qui aida Charles Babbage à mettre au point la machine à différences, ancêtre de l’ordinateur. C’est aussi le nom d’une mystérieuse disquette remise à Shimizu, un concepteur de jeux de simulation. C’est un super-accélérateur de particules, à moins qu’il ne s’agisse que d’un simulateur d’accélérateur imaginé par un écrivain de science-fiction de seconde zone. Et c’est également un ordinateur quantique qui crée des mondes parallèles…
Dans le monde quantique, un accélérateur de particules d’un genre nouveau peut faire coexister dans ses anneaux des réalités multiples. Dans le monde quantique, Yukari, la fille de la secrétaire de Shimizu, a été et n’a pas été renversée par un camion. Dans le monde quantique, toute distinction entre virtuel et réel est abolie, et Frankenstein peut partir à la rencontre de Mary Shelley. Dans le monde quantique, un concepteur de jeux de simulation et un écrivain peuvent rejouer aux frontières de l’univers l’ultime combat commencé dans la plaine d’Armageddon.
Convergence de la fonction d’onde, superposition d’états, les principes de la physique quantique déterminent la forme même de cet impressionnant roman, accrétion incertaine de fictions plurielles, mise en scène floue de concordances multiples. De l’ère sassanide au Japon contemporain, de l’Angleterre victorienne à un futur qui n’est pas moins incertain que le présent, Masaki Yamada compose une fable vertigineuse dans laquelle des réalités indistinctes naissent et disparaissent à l’infini, et répètent, telle une vague ininterrompue, leur va-et-vient incessant sur les rivages de l’existence.
Byron pleurait “ceux qui pleurent au bord des fleuves de Babylone, dont les autels sont déserts et la patrie un songe”. Rejouant le geste du poète, Yamada chante l’étrange complainte de ces Juifs 2.0, pauvres mortels égarés dans les mondes parallèles de l’univers quantique, doublement vagabonds puisqu’ils vont jusqu’à se perdre dans les souvenirs de leur errance."

L'intrigue est particulièrement complexe, difficile à suivre, aussi je n'ai pas accroché. C'est pourquoi je me permets de faire un copié/collé de la quatrième de couverture.

J'ai trouvé que l'auteur nous offrait une bouillie pseudo scientifique, en se basant sur des hypothèses de mondes parallèles à la sauce physique quantique. De ce fait, il faut traverser des paragraphes entiers d'explications indigestes.
Et puis les allers et retours entre présent et passé, entre les protagonistes m'ont perdue.
Toutefois, le rappel des données historiques m'ont plu, celles se rapportant à Mary Shelley et Frankenstein. Ainsi que l'ambiance générale, lourde, mystérieuse.

Matthew Quirk - "Les 500"


Un étudiant en droit, Mike Ford, est recruté par une entreprise de lobbying très réputée. Alors qu'il est endetté et son avenir très incertain, il accepte ce travail prestigieux. Il se sert de son expérience de truand pour réussir et gravir les échelons. Mais ses patrons semblent cacher des objectifs pas très honnêtes...

Ce roman est un thriller haletant. Il ne manque pas d'action! 
La manipulation, la psychologie et les astuces de truands sont bien présentés. Mike Ford représente l'honnêteté dans le côté obscur des gens de pouvoir, un paradoxe très intéressant à suivre. Son passé le rattrape alors qu'il commence à mettre en place un quotidien de travailleur bien huilé. Mais finalement, son expérience le sert à s'en sortir, notamment grâce à son ancien réseau. J'ai adoré!
Il s'agit également de l'opposition du "petit" truand avec les gros bonnets qui jouent sur le pouvoir. Donc, deux niveaux de magouille s'affrontent.
Il faut un peu s'accrocher avec l'explication du fonctionnement des lobbies, surtout lorsque les protagonistes deviennent un peu nombreux, mais ça passe. 
Je verrais bien ce livre adapté au cinéma.

lundi 18 décembre 2017

Markus Zusak - "La voleuse de livres"


L'histoire se déroule dans l'Allemagne nazie. Liesel est encore une petite fille lorsque sa mère la confie à une famille nourricière. Elle reconstruira sa vie autour de ces personnes et du village où elle se fera des amis.

La forme du récit est un point fort du roman. C'est la Mort qui rapporte la vie de Liesel et sans une certaine philosophie. Les titres des chapitres listent les faits principaux, donnant l'impression d'une pièce de théâtre. Des titres en gras introduisent les grands paragraphes et poussent à la réflexion. Quelques dessins et textes agrémentent quelques passages pour les illustrés. Ils ont leur raison d'être.

On s'attache à Liesel dont la vie est très difficile dès son enfance. Quelques petits bonheurs parsèment sa route, mais le ton général est triste, lié au contexte. Cependant, on ressent bien l'insouciance de la jeunesse malgré l'ambiance de l'Allemagne nazie.
Tous les personnages sont bien réfléchis, attachants d'une certaine manière, même la voisine acariâtre (jusqu'à un certain point). La mère nourricière qui est au premier abord brusque, s'avère pleine de sentiments bien cachés. Et puis on s'imagine bien le père nourricier jouer de l'accordéon. Son investissement dans l'éducation de Liesel est très émouvant.
En fait, on peut remarquer que les individus sont abordés par un côté et petit à petit on découvre l'autre côté au travers de leur passé, des détails de leur existence qui expliquent leurs comportements actuels. Par exemple, la femme du maire, très silencieuse, a une apparence effacée, taciturne, mais sa façon d'être est justifiée par ce qui est arrivé à son fils. J'ai aimé le déroulement de sa relation avec Liesel, du début à la fin.

Un dernier point à noter : j'ai apprécié que les évènements tragiques soient annoncés à l'avance, comme un fait divers relaté dans un journal. Ainsi, la tristesse des scènes est allégée et je ne me suis pas transformée en fontaine.
Comme l'histoire se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale, le contexte est lugubre. Mais justement, l'auteur ne cherche pas à l'édulcorer et de ce fait, elle paraît très réaliste. "La voleuse de livres" m'a d'ailleurs permis d'apprendre certaines choses, notamment un détail qui ne peut pas s'inventer : celui des bidons vides de gazole tombant du ciel.

Je recommande chaudement ce roman qui peut se lire aussi bien par les adolescents mais aussi les adultes. Je le souligne car il était rangé en "jeunesse" dans ma médiathèque.


mardi 12 décembre 2017

Daniel O'Malley - "The Rook"


Myfanwy Thomas se réveille dans un parc, amnésique, avec des traces de coups et entourée de morts portant des gants en latex. Elle retrouve une lettre dans la poche de son manteau où "son ancienne elle" lui explique qu'elle avait prévu cette situation. Myfanwy décide de suivre les instructions et va tenter de savoir qui veut la supprimer. Elle va découvrir un monde des plus étranges en retournant travailler à la Checquy, un groupe secret qui travaille pour la défense du Royaume-Uni contre les forces surnaturelles.

Alors là, j'ai passé un excellent moment de lecture!!! Ce roman est des plus divertissants. J'ai adoré découvrir ce monde rempli de créatures et de phénomènes étranges qui sont très bien décrits.
Le contraste des deux personnalités de Myfanwy est excellent. Peu crédible certes, mais jouissif!
Au commencement, j'ai eu peur de me perdre au milieu de tous ces personnages, mais l'auteure rappelle assez souvent certaines de leurs caractéristiques pour qu'on se repère facilement. Elle ne manque pas d'imagination et les "basiques" sont également présents (je pense aux vampires ou aux mediums).
Et toute cette histoire enrobée d'humour, savamment dosé, un vrai régal!!!

Cette lecture m'a bien divertie du début à la fin. Je n'ai pas pu la lâcher et j'ai hâte de lire la suite "Agent double". ^^

vendredi 8 décembre 2017

Lisa Unger - "Et surtout ne te retourne pas..."


Isabel a tout pour être heureuse : ses romans ont du succès, sa sœur n'habite pas loin, un mari qui dirige une entreprise et qui l'aime. Et puis un jour, ce dernier disparaît mystérieusement, son appartement est dévalisé, ses comptes bancaires sont vidés, la police la soupçonne de cacher quelque chose.

J'ai trouvé que ce roman était bien écrit. Je me suis laissée porter par l'histoire. 
Mais finalement, alors qu'il s'agit d'un thriller, le suspens n'est pas au rendez-vous. On sait très vite ce qu'il se cache, il n'y a pas de réel mystère, à la limite un peu au commencement. Alors que l'intrigue semblait prometteuse, elle tombe à plat. L'auteure annonce par avance ce qu'il va se passer. 
Et puis les évènements qui tournent autour de la sœur, ne pimentent pas vraiment le tout.
Mais je maintiens : c'est bien écrit et donc la lecture est agréable.

dimanche 12 novembre 2017

Agnès Ledig - "Juste avant le bonheur"


Une jeune caissière de 20 ans croise par hasard le chemin d'un homme de 50 ans qui lui offre de partir en vacances au bord de la mer avec leurs fils respectifs. Après beaucoup d'hésitation elle accepte et vit des jours magnifiques. Mais le malheur est sur la route du retour.

Je n'avais pas lu la quatrième de couverture avant d'entamer ma lecture. Je souhaitais lire un roman "feel good", eh bien je me suis bien plantée!!! J'ai pleuré!!! Ma boîte de mouchoirs s'en souvient! L'auteure a atteint son objectif avec ce tsunami d'émotions qu'elle réussit à susciter. Son style est simple, plein de fraîcheur, efficace.

Le roman commence très positif, puis on plonge dans le pire malheur, et la remontée est difficile. Il se lit très vite. Le récit est vivant grâce aux dialogues. Les personnages sont attachants, que ce soient les principaux ou les secondaires. Toutefois, les évènements sonnent quand même invraisemblables.

Donc j'ai pleuré, mais j'ai aimé.

William Golding - "Sa majesté des mouches"


Suite à un accident d'avion, des jeunes garçons échouent sur une île déserte. Ils s'adaptent alors à cette nouvelle vie bon gré mal gré.

Je n'ai pas aimé ce roman. Je l'ai lu parce qu'il avait été cité par un lecteur de "Battle Royale". La ressemblance s'arrête au fait que des enfants se retrouvent isolés sur une île.
Il est classé en roman jeunesse, la couverture semble d'ailleurs ciblé ce public et pourtant... je l'ai trouvé très dur.

On ne sait rien de la raison de l'accident d'avion et pas grand chose de leur passé. Tout est centré sur leur évolution sur l'île, sur leurs comportements. Et j'ai du mal à imaginer que ce qu'à décrit l'auteur puisse réellement arriver. Les moqueries dirigées vers un enfant, le fait qu'un autre veuille devenir chef, qu'il s'installe de la jalousie, je veux bien le croire. Mais le tour extrême que prennent les évènements, c'est "trop".
Et puis je crois que je n'ai pas apprécié ma lecture parce que je me suis souvent ennuyée et que le style de l'auteur n'est pas accrocheur.


Claire North - "Les quinze premières vies d'Harry August"



Harry August est un orphelin du début du siècle dernier, se rappelant chacune de ses précédentes vies qui commencent toujours dans les mêmes conditions. Il ne sait pas pourquoi il en est ainsi et cherche à le découvrir. Au moment de sa onzième mort, une fillette lui annonce la fin du Monde, lui demandant de dévier le déroulement des évènements.

L'idée n'est pas mal du tout et réussit à captiver même si elle n'est pas si originale (on se rappelle le film "Un jour sans fin").

Le roman est en fait le journal d'Harry. J'ai été un peu perturbée par les allers et venues entre ses différentes vies. En effet, le récit n'est pas du tout linéaire. L'avantage, je pense, est que le rythme n'est pas monotone. Et cela ajoute du mystère au mystère.
Pour une fois, le héros n'est pas spécialement charismatique, il apparaît comme "monsieur tout le monde". Il n'en reste pas moins attachant, on le suit sans problème dans ses questionnements. 

Une bonne partie tourne autour du fait qu'Harry revit ses vies et s'en souvient, des conséquences sur sa façon de mener ses vies, les effets psychologiques et pratiques. Parce que finalement, il connaît l'avenir et peut s'en servir. Et savoir que l'on va revivre peut aider à affronter la mort.
Puis l'intrigue tourne au thriller, pour résoudre l'énigme de la fin du Monde annoncée et comment y remédier.

Certains passages sont un peu longs, notamment les souvenirs liés à des personnages clé et ceux-ci deviennent tellement nombreux, que parfois je ne savais plus qui était qui.


lundi 6 novembre 2017

Greg Egan - "Téranésie"


Un couple, isolé avec leurs deux enfants sur une île, mène des recherches scientifiques à propos d'un papillon aux étranges mutations. Malheureusement, ils sont victimes de la guerre sévissant dans la région. L'aîné réussira à sauver sa sœur et à leur reconstruire une vie aux Etats-Unis. Bien des années plus tard, le passé les rattrape et les ramène dans le Pacifique sous la forme d'espèces montrant des mutations étranges. 

Globalement, je n'ai pas aimé ce roman. J'ai eu du mal à m'accrocher à l'histoire. Je ne sais pas si c'est dû au fond ou au style de l'auteur. Un peu des deux certainement. L'idée n'est pas très originale.
Les explications pseudo-scientifiques m'ont paru obscures, tirées par les cheveux, irréalistes.
Le développement final est trop rapide, mais comme je n'ai pas adhéré à l'intrigue, j'ai été soulagée de terminer ma lecture.

Bref... déçue par "Téranésie", pourtant je compte bien lire un autre roman de Greg Egan pour ne pas rester sur cette mauvaise impression.